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Full text of "FIFAO 06.1 Bisson De La Roque; Clère - Rapport sur les fouilles de Médamoud (1928) (1929)"

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r' 

MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS 


FOUILLES 

DE 

L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

DU CAIRE 

(ANNÉE 1928) 

SOUS LA DIRECTION DE M. PIERRE JOUGUET 



RAPPORTS P R É L IM I N A II 5 E S 

TOME SIXIÈME 


PREMIÈRE PARTIE 


MED AM OUI) 

PAR 

MM. F. BISSON DE LA ROQUE ET ,T. J. CLÈRE 


LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 

4 

D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 


1929 

Tous droits de reproduction réservés 


FOUILLES 


DE 

J 

L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

DD CAIRE 

. 1 

(ANNEE 1928) 





MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS 



FOUILLES 


L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 

DU CAIRE 

(ANNÉE 1928) 

SOUS LA DIRECTION DE M. PIERRE JOUGUET 


RAPPORTS PRÉLIMINAIRES 

TOME SIXIÈME 




LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 

D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 


1929 

Tous droits de reproduction réservés 


• * 


) 


PREMIÈRE PARTIE 


RAPPORT 


SUR 

LES FOUILLES DE MÉDAMOUD 

( 1928 ) 


MM. F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE 



LE CAIRE 

IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS 

s- 

D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE 


1929 

Tous droits de reproduction réservés 


RAPPORT 


SUR 

LES FOUILLES DE MÉDAMOUD 

( 1928 ) 

I»A R 

MM. F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GUÈRE 


AVANT-PROPOS. 

Les Touilles de Médamoud onl, en 1928, pose le problème des enceintes successives 
et de l'emplacement des temples du Moyen Empire et de la XVIII e dynastie. Elles ont 
montre la possibilité d’avoir sur ce site des monuments du Moyen Empire reconsti- 
tuubles. 

Les travaux commencés au début de décembre 1997, ont été interrompus le i 5 
avril 1998. Pendant deux mois, MM. Et. Driolon et J. Clère ont eu la complaisance 
de prendre une large part aux travaux des chantiers. Leur collaboration à ce volume 
est réunie dans la III e partie et donne de précieux résultats philologiques et archéolo- 
giques. 

Des crédits satisfaisants ont permis la marche de deux chantiers à plein rendement : 

Un chantier de grands déblaiements dont le but était de délimiter définitivement 
la plate-forme de fondations du temple du Moyen Empire et de chercher en partie 
les limites des enceintes sacrées successives; 

Un chantier de fouilles menées dans les fondations de façon que d’une part, toutes 
les pierres pouvant être décorées fussent sorties, et que, d’autre part, les parties du 
temple ptolémaïque obligatoirement démontées pussent être, par la suite, rétablies 
avec les mêmes pierres de dallage cl de superslruclion. 

La fouille de déblaiements à l’Est, au nord et au sud de l’arnère-teinple a établi 
tout d’abord que la plate-forme de fondations du temple du Moyen Empire n’avait 
jamais du s’étendre au delà de ce qui fut, par la suite, l’arrière-temple ptolémaïque. 

En se développant, cette fouille nous a livré, à une faible distance des côtés Est et 
nord de l’arrière-temple, un gros mur en briques crues du même type que le mur de 
l’enceinte ptolémaïque, mais qui d’après son niveau inférieur et les débris de poteries 
trouvés à ce niveau, parait être une partie de l’enceinte du temple de la XVIII e dy- 
nastie (pl. 1). 

Fouilles de V Institut, t. VI, i. ! 


2 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Le temple du début du Nouvel Empire est tout près du mur nord de cette enceinte 
qui laisse au contraire un grand espace au sud, sans doute déjà pour l'emplacement 

du lac et des autres dépendances de ce temple. emplacement 

Le mur Est rencontre au sud le mur sud de l'enceinte ptolémaïque qui semble 
ce co e, avoir ete installe très peu en retrait de celui de la XVIII- dynltie 
Pour I enceinte ptolémaïque, un sondage fait dans un espace libre entre deux mai 
S ° nS '" d 'S“ eS » do ""* <• ««» de son mur Est, et une lecture du t rain 

rz;zr: tfr* ™ ’ nous a pmnis de — 

cnnt d' ■ d \“ S m " rS d ’r einleS n ° US 3 f0u ™ i des débris d'habitations du village 
copt d epoque byzantine, village reconnu sur ce site dès ces années dernières ° 

Elle nous a aussi ébauché la découverte d'un angle sud-est de murd'enceinte'sacrée 

dans la partie reservée au sud du temple, à l'intérieur de ce qui est limité nar I, 

rencontre du mur Est de l'enceinte de la XVIII- dynastie et du mur sud de l'encein 

pto emaïque Cette troisième enceinte, non encore suffisamment fouillée peut bvno 

tbehquemen être considérée, pour le moment, comme une enceinte spécille Jate 

... ' <eS 91111 e5 ’ P°" rêlre réservée au taureau sacré. Elle aurait dépendu à 

epoque plolcmaïque, de l’a mère-temple. 

Bien que la fouille des enceintes sacrées ne soit pas terminée, nous avons dès 
maintenant un résultat certain : à l'époque ptolémaïque l'enceinte sacrée a été refaite 

et considérablement agrandie. ,te 

Elle est maintenant délimitée sur trois côtés : ouest, sud et Est. 

La touille dans les fondations de l'avant-temple, commencée au printemps iq,, 
fut continuée cette année ignS. selon une méthode qui permettra de rétablir en 
surface le temple ptolémaïque tel que nous l’avons trouvé. 

Notre hypothèse de l'année dernière est confirmée : l'avant-temple ptolémaïque 
es e a i soi une p ate-forme de fondations faite probablement sous Thotmès 111 cl 

dZénthi i l'r'ceU ^'TrT 4 lm0 e ' P ° q " e anlé, ' ieUre S 19 religieuse 

en 17 r a P ,9le - fo ™« U été établie avec des pierres provenant des 
constructions évidemment e» ruines des rois du Moyen Empire. En effet les pierr 

rouvees dans les fondations sont toutes de cette époque et les inscriptions n rte c 
nom d Amon et celui de Moutou non martelés. P 

de 7 i,0ns . <l0nc ’ par la f0 " ille 1 ui délh " itc les e^intes et les plates-formes 
de fondations a, ns, que par celle des fondations de l'avant-temple à détermi- 

n^l emplacement e, les limites de deux temples antérieurs à l'époque pt2 

Le temple du Moyen Empire aurait été orienté nord-sud avec son entrée au nord 
lirai occupe ce qui fut a iépoque ptolémaïque l'arrière-temple (pl. II). 

Le temple du début du Nouvel Empire aurait été orienté ouest es vec on entrée 
a loues, et aura,, occupé ce qui fut à l'époque ptolémaïque l'avant-temple 


3 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Le temple du Moyen Empire aurait, peut-être, été commencé sous Usirtasen II; 

■ une partie inférieure d’une statue de ce roi, trouvée antérieurement (ilWamoud, 
“fi p 64 et fig. 35), ne porte pas dans l'inscription conservée la mention de 

watteron ce qui écarte l'hypothèse d'une statue élevée a la mémoire rie ce r . 

Mais c'est sous Usirtasen 111 que ce temple fut décoré et très certainemen ache, . 

La partie proprement dite, c'est-à-dire la partie ayant une plate-lorme de fond 

li °Ce’ Sit^eS^jtmonuments en grande en calcaire. Beaucoup 
de ceux-ci, sans doute hors de la plate-forme de fondations, devaient avoir cerU.n 

statues en granité bleu, porlr.il. d'Usirtasen 111, furent éievees aux differents ag 

^ De crlmm" ente d'Usirtasen 111 nous avons, celte année, deux entrées en calcaire 
reconstituâmes, don. l'une est une porte à assises et 1 antre un porche d fête 
parois de couloir garnies de reliefs représentanl le. ro, en adorai, on devant diverses 

d, 7'ces S deux monuments d'Usirtasen lit (p. 3 9 ) nous espérons ejouter l'an prochain 

une curieuse table de culte (p. 56). . , , • , . nn : 

Après la chute de la X1E dynastie, pendant le début de la penode ùo q 

s’étend jusqu’à la XVII e dynastie, Médamoud semble avoir été un des principaux si 
nue certains vois thébains ont favorisés : ils ajoutèrent des chapelles, des portes et 
des salles au temple de Montou, adoré sous forme de faucon et sous oime e ap,rea 
de Madou (Médamoud), beaucoup de monuments ou fragments de monuments daten 
de ce temps; nous les avons sortis des fondations. Us appartiennent a cinq 
encore mal œnnus; je les classe mi, en nommant d’abord ceux dont les monuments 
trouvés sont les plus nombreux : Arnenemhat Sebekhotep, Sekhenne- uaej 
Sebekemsaf, Sekbemré-Souadjtaoui Sebekhotep, Kai-Amenemhat et Ougal 

D’Amenemhat Sebekhotep il reste deux linteaux : l’un d une porte simple (p. » ), 

l’autre d’un porche de fête sed (p. 58). montants de 

De ce porche de fête sed nous avons en outre une partie des . 

face extérieure, des éléments des montants de face intérieure et des ensembles pr - 
venant de la décoration du couloir situé entre ces deux faces. 

Ce porche est du même type que celui d’Usirtasen III, tant pour e p an que poui 

" montante de la face extérieure les mêmes divinités 

disposées dans nn ordre identique. Ces divinités sont tignrées dans des S Jj,' ‘ 

posés qui débutent sur le linteau et se continuent sur les montants_Elles offrent 1 
et le # au nom do roi. Un texte vertical, placé entre deux rrnpU f, mentionne 
nombreuses fêtes sed et nous sert à établir l’ordre des tableaux. 

Le style de la gravure de ces montants et celui du reliel dans e cou ou es 


IÎISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


4 

voisin du style d’Usirtasen III. Seule 1» , 

figuration du roi dans le naos de fête , e d Ilia 48 d “ ""‘““•/P^u'ement pour la 
ut une décadence de technique. Mais' pat Llr. I * I T"" ‘ r "* il **%< 
relief du roi, dont „„„s avons la cl n e 1 , couio ' r ' a figuration en 

en étant différent pour le détail de la „a T' ‘ (p '' V et % 5 7). tout 

Irails et l’expression du visage, ne redoute nas la ' llenl0n * l natureII «ment pour les 
tasen III (pi. (y et fig. et 4,^ P ,a co '"paraison avec les reliefs d'Usir- 

firou t: po, ? ie % ,e m 

™) pour iJLnÜ SelJZ :Sm ^ *' **— * *** 7 . H- 

phssée, disposée en rectangle sur le devau f aie/ “f’ ‘ 9a7, 6 *' M ) «“ étoffe 
Ce roi Amenemhat SidJuw garniture métallique. 

et n’avoir pas eu un règne éphe^èr^ ^ V ° ,S ' n ^ ^ fi * de Ia XIIe d y nastl 'e 

!> un style très voisin ^ ^ P-'-L 

Pilier décoré en relief sur ses quatre face, C r aV ° ,1S ^ reS . teS ,ni P ortants d ’un 
miné, mais certainement de retle én ” •*" ° St A U ” '°' non encore déler- 
einbrassé sur chacune des faceTpar Tne"?"’,? 72 ** X "' U ™ est 

d’avoir, dès maintenant, les profil, 1“ “ re " le ’ N ° US a ™ s la *« 

Sekhemré-Ouadjkhaou *£££ ]ol^ ( f‘ 7 ’> 

fragments de montants et de linteaux nrnven i ** anDeeS P recedente s des 
hauteur, ayant pu servir à des dépendances du ^ 7 S ' mpleS de 2 ra * 5o d e 

p Ur “ SÜC ' e de sta tue détruite (MédanmU, , 9 ,7 p” iTo', ’c T '“ sc yP tlon a joutée 

livre des éléments d’une salle à colonne n ^ 7 ’ f P ' - '* " eUe année ce ro ' nous 
ninsideux faits nouveaux pour „Ô„ S , ’l^, "7 'T* “ <* 77 ). attestant 

du Moyen Empire et dès cette énouuc l’util 7 ' T “Z colonnes dans les temples 
C«t usage du grès semblait date! d’AmérTphi," IV f^. d T consll '" cli °"- 
pétant reconnu plus pratique. Son emploi 

coJoeT!;; 8 ,!!; un aba,uc “ ^ 

( Médamoud , 1927, p . 84 ) s’adapte sur le , f * , Labat l ue trouv é l’an dernier 
«US une parti! clnLrvéi non ^ loi " , . 71 , ‘‘T"* ^ ^ “•««• - 

Les architraves sont aux noSJa même o ^coT areh “ ra,eS ' 
sommet du fût, légèrement sous le faisceau de lie ? 0 "" eS P° r,ent e “ s "'’chage, au 
(rois noms d’un roi et la mention de Mont o dU cha l 3lteau ’ un rectangle avec 
d n roi, celui de „ fié, de 1 Idt C’ & *lT ^ ^ "«»• 

pour le Ré du début du nom de II e t dan J ° n ‘’ 0,11 1 '" t “ riei "' «Lota, sauf 
taoui Sebekhotep „ fait graver àlL.’eau^ JZC" ’ ^“"adj- 

<" b" beau utlcâ. du nord « re mm( „ Hac^pu,. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 5 - 

Si nous ignorons le roi auteur de la surcharge, usurpée ensuite par Sekhemré- 
Souadjtaoui Sebekhotep, nous avons avec ce monument une preuve à peu près cer- 
taine que ce Sebekhotep se place après Sekhemrc-Ouadjkaou Sebekemsaf dont les 
noms placés plus haut que ceux du rectangle des colonnes ont été respectés. 

Sekhemré-Souadjtaoui Sebekhotep ne se manifeste sur ce site, du moins jusqu’à 
maintenant, que par des usurpations de monuments. Outre les colonnes précitées, 
nous avons deux types de portes. L’un de ces types nous est déjà connu {Médamoud, 
1927, p. 43 et 119) : c’est une porte simple qui peut provenir aussi bien d’une 
dépendance du temple que du temple lui-même. L’autre de ces types nous est donné 
cette année par une série de pierres indiquant plusieurs portes (p. 86) : c’est une 
porte à tores avec corniche. 

La titulature de ce Sebekhotep se trouve maintenant complète et certaine : à son 
nom à'Horus d’or trouvé sur le bloc n° i 4 , en partie aperçu l’an dernier et 
sorti cette année, s’ajoute son nom de nebù < — que l’on peut lire sur le bloc 

n ° 27 (P- 8 9 )- 

Kai-Amenemhat et Ongaf ne nous ont rien donné de nouveau cette année. 

La fouille dans les fondations de l’avant-temple, dont nous venons de signaler les 
principaux résultats en énumérant les monuments qui peuvent maintenant être 
classés, nous avait permis au printemps 1997 de reconnaître 34 blocs décorés du 
Moyen Empire et d’extraire 21 d’entre eux. Aujourd’hui nous avons 1 19 blocs extraits, 
dont 74 décorés, et ce nombre ne semble pas nous représenter plus d’un tiers de 
ce que nous pouvons espérer. 

Parmi les 45 blocs inventoriés, bien que non décorés, nous avons (p. 94) 3 2 bases 
en calcaire, dans un état déplorable, il est vrai, mais qui semblent bien révéler 
l’existence d une grande salle hypostyle, à travée centrale plus élevée dont les co- 
lonnes étaient d’un diamètre supérieur à celles des travées latérales. 

Pour assurer la conservation de tous ces blocs et les mettre à l’abri de l’inondation 
d’été et du soleil, un terrain appartenant au Service des Antiquités, où se trouvait 
une maison indigène, fut récupéré et un hangar construit par nos soins. 

Dans les fondations de la maison indigène, construite il y a environ 80 ans, nous 
avons trouvé des pierres provenant de monuments élevés sur ce site entre le xvu e 
siècle avant notre ère et le 111 e siècle après J. -G. (p. 26). 

Il est à remarquer qu’à Médamoud ( Madou ) ce sont les rois guerriers qui donnent 
le plus de documents : sans doute parce que ce sont eux qui ont reconstruit ou 
agrandi le temple de Montou, dieu de la guerre. 

A la XII e dynastie Usirtasen 111 , probablement le prototype du Sésostris des Grecs, 
paraît avoir fait construire le premier temple dont nous trouvons des restes importants, 
tandis que ses successeurs ne nous ont encore rien livré. 

A la période suivante, Médamoud semble avoir été une citadelle et un refuge pour 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


* 6 

ï — ;:t M *“ a »- -«. 

période. P " l ' 0UreS J U8 î“ à m emtenant, s „„, du début de |a 

^ - — - tem p* e ’ 

les pierres d’Aménophis IV et celles de Sck'liT * P ren " ere fois s Médamoud; 
loi. Cette matière tranchait Wois^ J “ fo "‘ 

"slttr d " e »p “ ,t iz 1 : d - ^ ^ ■■ 

construction dW^u ^“«u! mmamei '* 

sons doute pendant la période” de! ù " 7 “* aVOir é ' é Ws ïil « détruit, 

De Ptolémée IV noi a“l ,e„LÎ 7 “ ‘ gè " 8S ré S“ ère " 1 à T “«. 
mais dans une chapelle qui lui est c ul ' ' * 111,inl ' 0n ( lw Moiid, 1927, p. , , 0 V 

(Petite Chambre XXI des plans) fut “ .| l " lem , en | ; P ° Sténeure; donc cette chapelle 

anciennes et appartenant à une même famille ,n 1 qUe,,es les inscriptions 

question ne peut être résolue que par Ténia • h ■ ^ ® aüraienl etd conservées. La 
coup d’autres, relatives à Médamoud eN com P aree et, comme pour beau- 

Jusqua maintenant eiS '■ d’études, 

du dernier temple, celui que nous avons ^ trou vèT a - 0 " ^ C ^ 1,nencé la construction 
dans son ensemble (avant-temple tin q “* sera,de avoir été parachevé, 

Avec ce Ptolémée et ensuite les Romains Vd C °“ rS aWraleS )' P ar Ptolémée XIII. 
développe considérablement. Sous les empereu^'riiT’ ft" 4 ". 1 ? temp ' e , " i ‘ même ' » 
le Pieux, les scribes ciseleurs de Médam !lf be ' e ’ D ° m,t,en ’ Tra J an et Antonin 
Renient doté, non pas J £ ^ ^ ^ ?> >e actuaire lar- 
de la guerre que parce guil aumplPnV^ ^ 1 e " 1>art,e consac ré au dieu 

dition des Ptolémées, dont la politique î-V™ V ' ,le ° D SU,Vait Panc ienne tra- 
religieux secondaires pour con^S^M aVa '! ^ centres 

puissants : ù Médamoud les I acides pt 1 F UenCC grands sanc luaires trop 
Pdles en un grand tempie à Ïu L .'T *"?” 1 ^ ^ 

pylône monumental qui lui a succédé. am esside parait mesquin à côté du 

niainteo„"aV , sëco < î,d lan^ÉT eW pouÜT ‘ ^ PW rAm0n Thél)ai " el 

bré <le monuments du Nouvel Empire, cn^orte ^ 0UV ° nS P3S Médamoud encom- 
rechercher, sous le temple plolémaï * i ^ UG n ° US avons P u facilement 

‘-p' a pnu.es di ' r"”' 4 d - E - p -- 

complets. jetons retrouver certains éléments 




PREMIÈRE PARTIE. 

DÉBLAIEMENT DE MURS D’ENCEINTES SACRÉES. 


1. — LE MUR DE L’ENCEINTE SACRÉE PTOLÉMAÏQUE. 

La ligne du mur ouest de l’enceinte ptoiémaïque est donnée par la ligne où se 
trouvent^ porte de Tibère et la poterne. Des restes de ce mur en briques crues sout 
visibles à la surface du sol non fouillé contre le côté nord de la porte de Tibère. 



Fig. î. — L’angle intérieur sud-ouest du mur de lenceiste sacrée Ptolémaïque, indiqué par un enfant et suppose 

TAR UNE ARÊTE DU SOL CORRESPONDANT AUX LIGNES RECONNUES DE CE MUR D ENCEINTE. 


La ligne du mur sud de cette enceinte fut déterminée en 1927 par le dégagement 
des deux faces de ce mur sur une longueur d’un peu plus de ko mètres, comprise 
entre la ligne du puits et la partie ouest du lac sacré, c’est-à-dire sur la longueur paral- 
lèle à toute la Cour Sud et à une partie de la Grande Cour du temple ( Médamoud , 
1927, pl. Ietp. 5 ). 

La ligne du mur nord ne peut être cherchée pour le moment, car une enclave de 
champ cultivé se trouve de ce coté (Médamoud, 192b, pl. I). 


8 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 



Fig. - Une M.rn DU «U. EST DK l’eNCEINTE SACRÉE DTOLÉMAJQUE AVEC i DROITE 

est-a-dire a l est, les restes d’une ma, son de l’époque copto-btzantine. ’ 


halT„ S l > tl!n d o e ü d, e 'l e |e Cei “ te “““V”" Hn “,«<• dans une parlie du 
deux 1res légères crêtes’ ( fig. ,) C ' 0,sement c "" lwram 1,1 sous-sol compact formant 

Le sondage de cette année nous a donné sur 8 m Zn A l 

briques crues à lia ondulés de 5 mètres de largeur c'est à dire 'J" 8 "'","'’ "" “ 

que à celle du mur sud (lig. 9 ). 8 ‘ 4 ‘‘ llre d ,me lar fl eui ’ 'denti- 

sioL'ltiZZ ml"'} * ° ° 3 ?' -«-dire les mêmes dimen- 

mète^Ü '” Ur S “ d 1,3588 ^ M mè ' ra d “ *"*•• “ »» Es, se place è 38 

La base du mur sud se trouve au niveau n m „„ „ a '• 

1 u ’ à ^époque ptolémaïque le terrain était en penl'e LndZJ 7 ‘ ’ ““ "T “î 
( Médamoud , 1927, p. 6). P 1 du nord vers le sud 


9 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

La base du mur Est, dans sa partie dégagée, se trouve au niveau —1 m. 5 o, ce 
qui doit nous indiquer qu’à cette époque le terrain devait être en pente descendante 
de l’ouest du temple vers l’Est. 

Le sommet subsistant de ce mur Est est au niveau —0 m. 2 5 . 

A l’Est de cette portion de mur d’enceinte se trouvent, perpendiculairement, deux 
éléments de murs en briques crues dont les bases sont au même niveau — 1 m. 5 o 
et dont les sommets subsistants sont : pour celui du sud, au niveau —0 m. 75 et 
pour celui du nord, au niveau —0 m. 85 . Ces restes de murs ne sont pas suf- 
fisammeni dégagés pour être expliqués. 


Fig. 3. — - Mur d’une enceinte sacrée antérieure a l’époque ptolémaïque. — La partie sud ru mur est, vue du nord. 



Également de ce même côté Est existe le bas de murs en briques cuites d’une 
chambre d’époque copto-byzantine au niveau —0 m. 10 (fig. 2). 

La partie de ce mur Est d’enceinte se plaçant sur l’axe du temple se trouve sous 
une maison indigène, ce qui nous enlève la possibilité de reconnaître si une porte 
existait de ce côté. 

Nous avons maintenant reconnu l’enceinte ptolémaïque sur une longueur de 172 
mètres, d’ouest à l’Est. 

IJn autre mur en briques ernes, reste d’une enceinte sacrée antérieure, se trouve 
dans la partie Est de l’enceinte ptolémaïque. Le mur sud de celle-ci passe sur l’angle 
sud-est, en partie détruit, de l’enceinte antérieure. Le mur le plus ancien commence 
à 28 mètres à l’ouest de l’angle sud-est de l’enceinte ptolémaïque. 

Fouilles de l’Institut, t. VI, i. 


a 


10 


p. bisson de la roque et j. j. clère 


2. LE MUR D'ENCEINTE SACRÉE ANTÉRIEURE À L'ÉPOQUE PTOLÉMAÏQUE. 

Plate foZe^l 4 I E 1 t 'T'’', 6 Pt ° 1<imaï ’ Ue et romai " ali " reconnaître si la 
plate-fonne calca.rc du temple d„ Moyen Empire débordait de ce côté, nous avons 



% 1 i,& r- -■«» - 11 ™ «-«»■ - ... ». 

" PLAM L l “' U ““ n D Ü » E «»» COPTO-BÏZAWTINE (INSTALLAT, ON G). 


rencontré, le long d’une légère crête du terrain , un gros mur en briques crues parai 
lele au temple et très voisin (fig. 3). { para, ‘ 

cri S“"“ l “r* 7 Vei “ * “ n,llr n °" s réïèle “ l «»• '"ceinte antre nue Pen- 
cunte ptolemaïque. En la su.van, nous avons dégagé tout ce gui subsistait! nmr 


11 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Esi, l’angle intérieur nord-est, un segment du mur nord long de Ui mètres partant 
de l’angle nord-est, et sans doute l’angle sud-est en grande partie détruit. 



L'épaisseur du mur varie de 5 m. 7 o à « mètres suivant les rentrants et les 

saillants de la face extérieure. Il est construit en lits o niuUs, avec sa, liants en ondes 

contasses et rentrants en ondes concaves (Cg. 4). 

Ses briques on, : „ m. .4 X o ra. ,8 k o m. 3,. Elles sont donc de memes di- 

mensions que celles du mur de l’enceinte ptolémaïque. 

Sa base est au niveau — 2 m. 5o au nord et — 2 m. 10 à ^st. 

11 subsiste à des hauteurs variant entre les niveaux 0 m. 00 et + 1 métré. 


12 


F. B1SS0N DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

A 1 Est, il subsiste au niveau + o in. 4o dans la partie sud et au niveau — o ni. 45 
dans la partie qui correspond au mur Est du temple (fig. 5 ). Au mur nord, il reste au 
niveau + 1 mètre un segment de 20 mètres de long et qui commence à 6 mètres à 
1 ouest de l’angle intérieur nord-est. L’angle nord-est et la partie ouest dégagée sub- 
sistent au niveau o m. oo (fig. 6 et 7 ). 



Fig. G. - MO. D'OOO ENCEINTE SACRÉE ANTÉniECRE À l’ÉUOQUR PTOLÉMAÏQUE. - La KACE .NTÉMEERE DU MUR NORD, VUE DE u’esT. 


A l’Est il passe à 4 m. 5o et au nord à 3 m. 5o du temple ptolémaïque et romain. 
Son angle nord-est n’a pu être fouillé qu’à l’intérieur, car un champ cultivé, for- 
mant enclave de ce coté, en a empêché le dégagement extérieur. 

Son angle sud-est est sans doute à placer à 3 m. 20 au nord de la face intérieure 

du mur sud de l’enceinte ptolémaïque, où subsiste un morceau non détruit de mur 
en briques. 

Le mur sud de cette enceinte antérieure semble avoir été détruit à l’époque pto- 

emaïque pour établir, sur une ligne très légèrement en retrait vers le sud, le mur 
sud de la nouvelle enceinte <*). 

Des morceaux de poteries peintes en blanc avec décor rouge, bleu et brun du 
type de la XVIII e dynastie (inv. 3 2 44 et 368 9 ), furent trouvés contre la partie infé- 

|a jegtruclîon* mU1S ° nt été rembi ^ C ' S (%• 8) afin dëlre mis à l’abri de 


13 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

rieure de la face extérieure du mur Est, en deux points différents : l’un à un mètre 
et l’autre à 22 mètres au sud de la ligne sud du temple (pi. I). 

Ce mur d’enceinte est certainement antérieur à l’époque ptolémaïque comme le 
montrent sa position trop rapprochée du temple et son niveau de base trop différent 
du niveau ptolémaïque. 



Hi 


Fig, rj , Mue d’une enceinte sacrée Antérieure à l époque ptolémaïque. 

La face intérieure du mur nord ainsi que l’angle nord-est, vus de l’ouest. 


11 ne parait pas devoir être attribué au Moyen Empire, car les restes de la plate- 
forme du temple de cette époque s’harmonisent mal avec celte enceinte. 

C’est au temple de la XVIII e dynastie situé à l’emplacement de l’avant-temple pto- 
lémaïque que cette enceinte paraît le mieux correspondre. 

A l’époque ptolémaïque, le mur n’a certainement pas été complètement rasé au 
niveau du sol du dernier temple, car dans une partie du mur nord nous avons encore 
le niveau +1 mètre. Je ne crois pourtant pas que ce mur ait alors servi à nouveau. 

Nous avons maintenant, avec ce mur, les restes d’une enceinte antérieure à l’épo- 
que ptolémaïque, et nous en connaissons la dimension nord-sud, qui est de 97 m. 5o. 

3. — UN MUR NON DÉTERMINÉ DANS L’ANGLE INTÉRIEUR SUD-EST 
DE LA RENCONTRE DES MURS D’ENCEINTES SACRÉES SUCCESSIVES. 

En prenant de la terre pour remblayer les murs d’enceinte du côte sud-est, nous 
avons trouvé, dans la région déterminée par le mur Est de l’enceinte antérieure à 
l’époque ptolémaïque et le mur sud de l’enceinte de cette dernière époque, un troi- 
sième gros mur en briques crues (fig. 8 ). 


14 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Ce mur a 5 m. ko de largeur. Il est construit avec des briques de mêmes dimen- 
sions que les murs connus des enceintes sacrées. 

Son angle extérieur sud-est a conservé une pierre en grès de renforcement qui se 
trouve au niveau — o m. 5 o (fig. 9). Cet angle se place à 7 mètres au nord du mur 
sud de l’enceinte ptolémaïque et à 3 mètres à l’ouest du mur sud de l’enceinte anté- 
rieure à cette époque. 



Fig. g, — Partie sud de l’enceinte sacrée ptolémaïque, avec au premier plan à droite l’angle sud-est du temple et au cen- 
tre LE MTJR EST REMBLAYE DE L'ENCEINTE ANTERIEURE A l’ÉPOQUE PTOLEMAÏQUE, AVEC AU SECOND PLAN À DROITE DES RESTES D UN 
DALLAGE EN GYPSE, AVEC AU TROISIÈME PLAN DES RESTES d’une MAISON COPTE D ÉPOQUE BYZANTINE ET DERRIERE LA LIGNE DE TRA- 
VAILLEURS UN MUR EN DEIQUES CRUES SE PLAÇANT AU NORD DU MUR SUD DE l’eNCEINTE PTOLEMAÏQUE VISIBLE DEVANT UN GROUPE DE 
MAISONS. 

Légende : a) angle S.-E. du temple; b) dallage en gypse; c) maison copie (installation H); d) mur Est remblayé de 1 en- 
ceinte antérieure à l'époque ptolémaïque; e) mur sud de l’enceinte ptolémaïque; f) partie du terrain non touché par 
la fouille. 


La partie Est a été dégagée sur une longueur de 2 1 mètres en parlant de l’angle 
extérieur sud-est et, en ce point, il se trouve à 3 m. 20 à 1 ouést du mur Est de 1 en- 
ceinte antérieure à l’époque ptolémaïque. 

La partie sud a été dégagée sur une longueur de 35 mètres en partant de son 
angle extérieur sud-est et, en ce point, il se trouve à 5 m. 5 o au nord du mur sud de 
l’enceinte ptolémaïque. 

Le niveau de base est de — o m. 70 et le niveau de hauteur subsistante est de 4- 0 m. 
1 0 au sud et de +0 m. 3 o à l’Est. 

Sur la surface extérieure de ce dernier mur se trouve un saillant d’un mètre sur 2 
m. ko de longueur à 9 mètres de son angle extérieur sud-est. Le long de la tace exté- 


FOUILLES DE MÉDAMÛUD (1928). 15 

rieure au sud se trouve un dallage en briques crues au niveau de la base, cest-à-dire 
au niveau —0 m. 75 M. 

La partie Est a été détruite par une installation copte tout au moins en partie vers 
le nord. Mais en cet endroit la fouille n’est pas terminée. 



Fig. 9. — L'angle extérieur sud-est d’us bue en briques grues avec use pierre d’angle en grès 

AINSI qu’un DALLAGE ÉGALEMENT EN «BIQUES CRUES À GAUCHE, DANS LA PARTIE SUD-EST DES ENCEINTES SACRÉES. 


Le segment sud, non suffisamment suivi vers l’ouest, semble toutefois devoir 

aboutir à l’angle sud-est du bloc des greniers. 

Ce mur est pour moi jusqu’à maintenant sans explications évidentes. La fouille 
devra être poursuivie en profondeur et en étendue de manière à le dégager, et la par- 
tie du terrain que ce mur semble fermer devra egalement etre exploree. 

11 est possible que l’on ait là une enceinte intérieure, doublant l’enceinte ptolémai- 
q Ue au sud de barrière-temple ou enclos du taureau, peut-être l’enceinte réservée a 
l’animal sacré et comprenant un terrain d’arène, où se trouvait être englobé le puits 
sacré du temple. 

Un dallage en gypse ou en calcaire pilé, dont la fouille au sud de 1 angle sud-est 

(>) Ce dallage en briques crues peut être un reste du radier de l’enceinte d’Aménophis II qui se retrouve- 
rait également dans la partie sud à l’Est du mur Est du temple ptolémaïque et romain (pi. I) ainsi que 
dans la fouille en profondeur faite dans le Couloir Nord du temple ( Medamoud , 1927, p. 05 ). Ce radiei en 
briques, au niveau - 1 m. 20 dans le Couloir Nord, au niveau - 1 m. 4 o à l’Est du temple, serait logiquement 
au niveau -o m. 75 dans la partie extrême sud de cette enceinte d’Aménophis II , étant donné la constatation 
de la pente ascendante du terrain du nord au sud (Médamovd, 1927, p. 6). 


16 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

du temple nous livre un espace de 8 mètres environ, trouvé au niveau — o m. 36 , 
serait ainsi également expliqué. Ce serait un morceau subsistant du sol aménagé de 
cette arène qui formerait en cet emplacement un sortant vers Est. Mais tout ceci est 
trop conjectural et je ne 1 avance que sous toute réserve. 

h. ESSAI DE DÉLIMITATIONS DES TEMPLES 
ET DES ENCEINTES SUCCESSIFS. 

La fouille de déblaiements de cette année pose de nombreux problèmes qui de- 
mandent de nouveaux et importants travaux sur le terrain pour être résolus d’une 
façon définitive. Pourtant dès maintenant nous pouvons concevoir comment, au cours 
du temps, les temples et les enceintes ont été déplacés, au moins pour les époques 
ou 1 on a entrepris d importantes reconstructions sur le site. 

La fouille en profondeur au sud, à l’Est et au nord du temple ptolémaïque et ro- 
main, ainsi que celle des fondations de la partie Est de l’avant-temple, limitent d’une 
laçon certaine l’emplacement de la plate-forme calcaire qui sert de fondations du 
temple d’Usirtasen 111. 

Cette plate-forme ne dépassaitpas ce qui fut l’enclos du taureau ou mieux l’arrière- 
temple à 1 époque ptolémaïque. En effet la fouille en profondeur autour de cet arrière- 
temple ne nous donne aucune trace de cette plate-forme et il n’y a aucune raison 

pour qu elle ait été détruite hors des murs, tandis qu’elle était conservée à l’intérieur 
de T arrière- temple. 

Le temple d Usirtasen 111, orienté nord-sud, avec son entrée au nord, aurait eu 
une plate-forme calcaire de fondations de s i m. 5o de largeur et d’un peu moins de 
io mètres de tonguenr. L’axe de la porte retrouvée de ce même Usirtasen ne se pla- 
cerait pas sur laxe de cette plate-forme, ce qui est vraisemblable, mais à 9 m. 10 de 
son bord ouest (pi. il). 

H est possible que les monuments de la période du Moyen Empire qui a suivi la 
X 1 L dynastie, et dont nous retrouvons de nombreux blocs déplacés (II e partie), se 
soient étendus hors des limites de celte plate-forme. Les trois pierres calcaires trou- 
vées dans leur position primitive hors de l’arrière- temple, près de l’angle nord-est 
(pi. 1), peuvent être considérées comme des restes de fondations d’un monument 
ajouté au temple fort probablement dès le règne d’Usirtasen III, puisque ce fut 
alors que les architectes ont du établir les fondations avec le plus de soin, mais 
peut-être aussi après cette époque. 

Le qu il faut sans doute considérer dans 1 etude des monuments construits ou re- 
construits après la XII e dynastie sous le Moyen Empire, c’est le remploi probable des 
matériaux, que révèle la différence de qualité de calcaire, et la présence d’un mo- 
nument. en gies. En oflet, les blocs en calcaire de la période du Moyen Empire qui a 
suivi la XII dynastie sont beaucoup plus friables que les blocs en calcaire d’Usirta- 


17 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

sen III; et dans les fondations, ils sont presque tous fendus par l’action principale du 
salpêtre; au contraire, ceux d’Usirtasen 111 peuvent être sortis intacts. 11 est connu 
qu’un bloc de pierre calcaire taillé à nouveau devient moins résistant. En effet, com- 
ment expliquer l’emploi du grès sous Sekhemré-Ouadjkhaou Sebekemsaf (p. 79) 
alors que des montants de portes du même roi sont faits de petits blocs calcaires, 
sinon en supposant que ces petits blocs calcaires sont des pierres retaillées dans des 
blocs de la XII e dynastie et que l’emploi du grès est une mode nouvelle, nécessitée 
par les circonstances ou inspirée par une idée d’économie, car le beau calcaire, non 
seulement plus lourd que le grès, devait être apporté de plus loin et du nord. 

La fouille d’une partie des fondations de l’avant-temple nous donne des blocs 
décorés du Moyen Empire où le nom d’Amon n’est pas martelé. Ces blocs ont servi à 
établir une nouvelle plate-forme de fondations homogène, faite en grande partie de 
blocs calcaires, limitée d’une façon certaine, dès maintenant, à 1 mètre au nord de 
l’avant-temple ptolémaïque et au mur Est de ce même avant-temple. 11 est vraisem- 
blable qu’au sud également elle s’arrête contre le mur sud de l’avant-temple; vers 
l’ouest il est certain, d’après les sondages laits dans la Grande Cour du temple pto- 
lémaïque et romain, qu’elle ne s étend pas au delà du Portique; et il me semble 
probable, d’après les ouvertures existantes dans les fondations de ce Portique, quelle 
ne va pas au delà de la Salle Hypostyle II du temple ptolémaïque. 

Cette seconde plate-forme de fondations me semble être établie au début de la 
XVIII e dynastie. C’est ce que l’on est en droit de conclure de l’existence d’une porte 
d’Aménophis II, conservée dans le temple ptolémaïque ( Médamoud , 199.5, pl. 11 , 
n° 3 et p. 97). 

Le temple reconstruit par Aménophis II, sur des fondations établies avec des 
blocs des temples antérieurs et en ruines, se limiterait donc aux dimensions de 
l’avant-temple ptolémaïque, au moins pour sa plate-forme de fondations. Celle-ci 
mesure en longueur 38 mètres et en largeur 22 mètres. 

Orienté de l’Ouest à l’Est, avec entrée à l’Ouest, comme le prouve la porte encore 
en place, le temple d’Aménophis II est établi perpendiculairement au temple du 
Moyen Empire et hors de l’emplacement que ce dernier temple avait occupé (pl. II). 

Comme on le voit, le temple d’Aménophis II était de dimensions a peu près égalés 
à celles du temple d’Usirtasen III. 

La fouille nous a donné sans doute une partie de son enceinte. Elle avait 97 m. 
5 o de largeur (p. 1 3 ) , et passait à i 5 m. 5o au nord, à 3 A m. 5 o a lEst et à 60 
mètres au sud de son temple. 

L’édifice ptolémaïque et romain mesurait 10A mètres de longueur, 69 m. 5 o sans 
la Cour et les Kiosques, et A 3 m. 80 de largeur; il est entouré d une enceinte sacrée 
ayant 172 mètres de longueur. Le temple se place à 53 mètres du mur sud et à 08 
mètres du mur Est de son enceinte. 

II est possible qu’une enceinte spéciale fut établie à l’intérieur de cette grande 

Fouilles de V Institut , t. VI, 1 . ® 


18 F - BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

enceinte, et réservée à l’usage de l’arrière-temple consacré au taureau de Madou 
(supra, p. i 5). 

Ce qui est évident maintenant, c’est que les Ptolémées ont élevé un édifice beau- 
coup plus grand, tout au moins que les rois de la XII e et de la XVIII e dynasties. Non 
seulement les dimensions du temple furent doublées, mais encore l’enceinte sacrée a 
été considérablement étendue, tout au moins vers l’Est. 

On peut se demander si le plan primitif ptolémaïque n’était pas de refaire simple- 
ment le temple dans les proportions et sur l’emplacement de la plate-forme du temple 
de la XVIII e dynastie. En effet il n’y a que l’avant-temple ptolémaïque qui repose sur 
une plate-forme de fondations. L arrière-temple, les côtés des cours latérales de l’a- 
vant-temple qui conduisent à l’arrière- temple, les kiosques et les constructions sur 
les côtes de la grande cour ont des fondations séparées par des espaces recouverts 
d un dallage simplement posé sur de la terre, et pour les constructions ptolémaïques 
placées en dehors de la plate-forme antérieure de fondations, la profondeur des 
substructions varie : on est amené à penser soit que toutes les parties du temple pto- 
lémaïque ne sont pas de la même époque, soit que le plan a été modifié au cours des 
travaux, et que l’on ait voulu construire un temple plus grand que celui qui avait été 
primitivement conçu. Mais pour arriver sur ce point à quelque précision, il faudrait 
une étude plus approfondie; car s’il est évident que i’avant-temple forme un tout ho- 
mogène et constitue la partie la plus ancienne du temple ptolémaïque, il faut apporter 
quelque prudence à déterminer l’époque du Portique et des Cours latérales; le style 
des colonnes engagées semble être du * ptolémaïque ancien « , bien que dans ces parties 
du temple certaines inscriptions soient des derniers Ptolémées. Mais il ne faut jamais 
oublier qu’une inscription et qu’un relief ne datent pas forcément une partie de mo- 
nument : la décoration des parois, étant toujours faite après la construction, peut lui 
être très postérieure. Ce qui date le mieux une partie de monument c’est d’abord 
letude des fondations, ensuite celle du raccord des murs et enfin le style des sup- 
ports, c’est-à-dire les colonnes. Or, les colonnes engagées papyriformes ne me parais- 
sent pas être des derniers Ptolémées, mais cette opinion n’est pas sûrement démontrée 
et, pour déterminer la date des différentes constructions dans le temple ptolémaïque 
et romain, particulièrement celle du Portique et des Cours latérales, nous en sommes 
réduits aux conjectures. 


5. TRACES D’HABITATIONS COPTO-BYZANTINES 
EN BORDURE DES MURS D’ENCEINTES ET DANS UNE PORTION AU SUD DU TEMPLE. 

Nous avons signalé, les deux premières années, des installations coptes d’époque 
byzantine dans le temple exploité probablement en carrière dès cette époque. Ces 
installations ne furent pas, comme ailleurs (Esnéh, Dendéra, Edfou etMédinet-Habou), 


19 


FOUILLES DE MËDAMOUD (1928). 

une sorte de linceul protecteur pour le temple mais la principale cause de sa des- 
truction, de même qu’à Taoud. 

Ce qui caractérisait ces installations c’est qu’elles avaient été établies au niveau 
du sol du temple (contrairement à Esnéh et de même qu’à Taoud) et quelles sem- 
blaient se réserver exclusivement certaines parties du temple alors que d’autres étaient 
en voie de démolition (par exemple l’église copte contient des tambours de colonnes 
pris dans une partie du temple). 11 a dû en être à peu près de même à Taoud. H est 
probable que les temples païens sur ces deux sites furent spécialement exploités en 
carrières à l’époque byzantine. 

L’an dernier, en dégageant les dépendances du temple nous avons rencontré, dans 
une portion assez étendue de la partie sud de l’enceinte sacrée, les restes du village 
copto-byzantin. Ce qui semblait caractériser ce village c’est l’état dispersé des maisons. 

11 devait avoir l’apparence du hameau actuel de Médamoud, avec ses groupes de 
maisons, et sans doute de familles séparées, isolées les uns des autres par des espaces 
vides de constructions habitables et garnies de ruines antiques (le puits, le lac et 
le bloc des greniers). 

Les ruines des maisons coptes d’époque byzantine nous ont donné, pendant ces 
trois années de fouilles, non seulement des objets usagés provenant de ces habitations 
mais encore de nombreuses pierres décorées tirées du temple, et utilisées dans les 
fondations de ces maisons construites en matériaux hétéroclites. 

Cette année, en dégageant des grandes portions de murs d’enceintes nous avons 
également trouvé des restes d’habitations coptes de la même époque byzantine exclu- 
sivement, le site parait donc avoir été à peu près complètement abandonné à l’épo- 
que arabe. 

Presque toutes ces traces d’habitations sont situées à l’extérieur du mur de l’en- 
ceinte antérieure à l’époque ptolémaïque et leurs fondations ne nous livrent que fort 
peu de pierres. 

Dans ces maisons, on est particulièrement frappé, dans les fouilles de cette année, 
de trouver des restes si médiocres de murs. C’est uu fait que l’on ne peut s’expliquer, 
sur ce site abandonné dès le vu e siècle, que par l’emploi de matériaux incapables 
de résister à l’action des inondations annuelles. La plupart de ces maisons devaient 
être à peu près entièrement construites en terre qui s’est mêlée au remblai; la brique 
cuite pourtant était alors en usage et la pierre se trouvait en abondance sur le site. 

Nous désignons cette année ces restes de maisons par des lettres majuscules et 
nous commençons la description par le nord pour finir au sud (pl. I). 

La face extérieure du mur nord de l’enceinte antérieure à l’époque ptolémaïque 
nous donne les lettres À, B, C et I). 

Les abords du mur Est de cette même enceinte nous donnent les restes de cons- 
tructions E, F et G. 

Les parties fouillées cette année au sud du temple nous donnent les habitations H et 1. 

3. 


20 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


TRACES D’UNE HABITATION EN A ET B. 

Dans la partie extrême ouest fouillée au nord du mur septentrional de l’enceinte 
antérieure à l’époque ptolémaïque, nous avons, à deux niveaux différents, des restes 
que je considère comme faisant partie d’une même maison. Je désigne ces ruines 
comme maison de l’avare par suite de trois dépôts de monnaies qui y furent trouvés, 
inv. 3383, 338g et 33go (fig. 10 ). 



Installations copto-ryzantines A et B al nord du mur nord 

DE L ENCEINTE ANTERIEURE A l’ÉDOQUE TTOLEMAÏQUE, VUES DU SU1). 

En A nous avons un zir en place, au niveau -1 m. 60 , avec un pan de mur en 
briques cuites, dont une partie est tracée en courbe. Ce mur n’a pû être suivi vers 
le nord par suite de la présence d’un champ cultivé. La poterie qui y fut trouvée, 
inv. 3626 , est nettement d’époque byzantine. 

En B nous avons un dallage de chambre en briques cuites, au niveau — 0 m. 20 . 
La poterie qui y fut trouvée, inv. 33g 1 , est du même type qu’en A. Les objets divers, 
inv. 3384 à 3388 qui y furent trouvés, se composent : de trois débris en bronze, 
un pied de statuette, inv. 3384, un crochet, inv. 3385 et un sommet d’uræus, inv. 
3386; d’une tête de cheval, reste d’un jouet, inv. 3 38 7 et d’une lampe avec croix, 
inv. 3388, en terre cuite. 


21 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Les trois dépôts de monnaies se trouvaient enterrés entre ces deux restes de cons- 
tructions, enfouis dans la terre. Les effigies sont entièrement rongées. 

Le premier dépôt se composait de 453 monnaies en bronze, d’un diamètre de 
0 m. o3 4, inv. 3383 et se trouvait au niveau —1 mètre, à 0 m. 5o au nord du mur 
d’enceinte et à 2 m. 5o à l’Est du dallage en briques cuites. 

Le second dépôt se composait d’un agglomérat de monnaies en bronze, d’un dia- 
mètre de 0 m. 027 , inv. 338g qui se trouvait dans une poterie. 

Ce second dépôt se plaçait au même niveau que le précédent, à 2 mètres au nord 
du mur d’enceinte et à la même distance de 2 m. 5o à l’Est du dallage en briques 
cuites. 

Le troisième dépôt consistait en 5 o petites médailles en bronze ayant comme dia- 
mètre : soit 0 m. 02 , soit 0 m. 018 , soit 0 m. 01 5. 11 fut trouvé au même niveau 
que les deux précédents, à 8 mètres au nord du mur d’enceinte, sur la même ligne 
sud-nord que les autres. 


TRACES D’UNE HABITATION EN C ET D. 

Dans la partie Est fouillée au nord du mur nord de l’enceinte antérieure à l’épo- 
que ptolémaïque nous avons également deux niveaux différents de restes de construc- 
tions en briques cuites ayant donné des objets de même époque. 

En C nous avons un morceau de dallage en briques cuites, au niveau +1 mètre 
(fig. 11 ). Gomme objets trouvés dans cette couche supérieure nous avons : un petit 
mortier et son pilon, en granit noir, inv. 3343 et 3344; des morceaux d’un bord de 
grand vase de type grec, inv. 3345 et des morceaux de poteries coptes décorées, inv. 
3346 ainsi qu’un petit vase en bronze, inv. 3358; une partie supérieure d’une lampe 
décorée, inv. 335 g , en terre cuite; un vase à une anse en terre cuite vernissée rouge, 
inv. 3363; un morceau de lampe grenouille, inv. 3377 et une autre lampe décorée, 
inv. 3378 . 

En D nous avons au niveau —0 m. 70 : d’une part, un morceau de mur en bri- 
ques cuites non entièrement dégagé et d’autre part, un reste de dallage en gypse. 

Ce dallage en gypse n’est pas forcément d’époque copte. 

Comme objets trouvés dans cette couche supérieure nous avons : une ampoule à 
eau bénite, avec stries circulaires, en terre cuite, inv. 3352; un bracelet en bronze, 
inv. 3355; une moitié de lampe décorée de quadrupèdes fantastiques en relief, inv. 
3366 et une lampe, forme haute, inv. 3367 , en terre cuite; un bracelet en bronze, 
inv. 3373 et des morceaux de poteries décorées, inv. 3376 , de même type que celles, 
inv. 3346, trouvées à la couche supérieure. 

Ces deux groupes avec deux niveaux sont, d’après la poterie, de même époque. 

Entre ces deux groupes se trouve un reste de mur en pierres, au niveau 0 m. 00 , 
qui s’appuie d’un côté sur la partie supérieure subsistante du mur d’enceinte (fig. 1 1 ). 



22 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

A ce niveau moyen, dans les parages de ce reste de mur furent trouvés : une lampe 
de forme allongée, décorée de croix, traitées en roses, en relief, inv. 334g et un 
support de vases, à trois trous, inv. 335 o du type inv. 2454 ter ( Médamoud, 1937, 
p. 5 9 et fig. 4 i). 



Fig. 11. — Installations copto-bvzantines : C au premier plan et B au dernier plan, vues de l’est. 


A 1 Est du temple nous pouvions espérer trouver, sur la ligne d’une conduite d’eau 
traversant le mur du temple et se dirigeant vers l’intérieur ( Médamoud , 1926, p. 97), 
des restes de cette conduite et nous aurions pu chercher son point d’origine. Notre 
attente a été déçue. 


TRACE D’UNE CONSTRUCTION E. 

Seul de ce côté du temple, contre son mur, fut trouvé uu reste d’une assise de 
briques cuites, au niveau o m. 00, ayant o m. 5o de largeur et 3 m. 80 de longueur 
subsistantes, en position perpendiculaire par rapport au mur du temple. Cette assise 
de briques, soit un reste de mur, soit plutôt un reste de dallage, se place à 2 m. 70 
au nord de l'axe du temple. Aucun objet ne fut trouvé auprès. 


TRACES D’HABITATIONS EN F. 

Nous avons sur le bord extérieur du mur Est de l’enceinte antérieure à l’cpoque 
ptolémaïque : dune part, des restes en briques cuites, au niveau 0 m. 00, et deux 
zirs en place, au niveau — o m. 5 o, et d autre part, un reste de gros mur en briques 


23 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

crues dont la partie supérieure subsistante est au niveau +0 m. 60. Ce mur repose 
sur la partie supérieure subsistante du mur d’enceinte, au niveau -0 m. 5 o, tout 

en 1g débordant de o ni. 5 o al Kst. ^ 

Ce morceau de mur en briques crues nous pose un problème intéressant. Ce mur 
est-il copte ou de l’époque du temple? EsL-il ded’époque du temple et utilisé à nou- 
veau dans une maison copte? C’est cette dernière hypothèse qui me semble la plus 
vraisemblable : car d’une part, ses briques sont de mêmes dimensions que celles des 
murs d’enceintes et sa partie subsistante donne une épaisseur de mur trop grande 
pour une construction copte; d’autre part, son niveau inférieur correspondant au 
niveau des zirs, qui se trouvent au nord et à l’ouest, semble indiquer que ce mur a 
été utilisé dans la construction copte. 

Avons-nous là une dépendance du temple ptolémaïque et romain? Ceci, qui semble 
probable, nous indiquerait qu’à cette époque loute la partie du mur de 1 enceinte 
supposée de la XVIII e dynastie qui se trouvait sur l’esplanade Est du temple ptolé- 
maïque et romain, était rasée sous le niveau du sol de ce dernier temple. En effet ce 
reste de mur, qui repose en partie sur le mur d enceinte antérieur à 1 époque ptolé 
marque, a sa base au niveau — 0 m. 5o et ce mur d’enceinte ne subsiste dans toute 
cette esplanade Est qu’à un niveau inférieur à celui du sol du temple (pl. 1 ). 

Les restes de briques cuites qui subsistent le long de la face extérieure du mur 
Est de l’enceinte antérieure à l’époque ptolémaïque ne nous donnent aucun mur, au- 
cun dallage certains, mais des murs ou des dallages bouleversés. Ces restes, qui se 
trouvent au niveau o m. 00, ainsi que les abords fouillés au niveau -0 m. 5 o et 
même plus bas en certains points, ne nous livrent aucun tracé de plan de maisons. 

Le groupe d’habitations F nous donne comme objets : de la poterie copto-byzan- 
tine, inv. 3a33; un vase à une anse, inv. 3234 et divers objets en terre cuite, inv. 
3 2 35 à 3237 de même époque; un petit Osiris, inv. 3 a 3 7 bis et deux morceaux de 
plumes amoniennes en bronze provenant probablement d’une statue d Osiris en bois, 
inv. 3238 et 323g; des morceaux de poteries copto-byzantmes, inv. 3260 et deux 

monnaies en bronze, inv. 3 2 A 1, à effigies rongées. 

Nous savons par les fouilles d’Edfou que les petits Osiris en bronze et les Osiris en 
bois persistent longtemps après l’époque romaine. Ces restes d’Osins sont à mon avis 
de même époque que la poterie trouvée. 

A l’ouest de ce groupe F, au niveau entre o m. 00 et -0 m. 45 furent trouvés : 
une lampe avec inscription ABBA A6ANACI0Y en[ICKonOY], inv. 3209; la partie 
supérieure d’une lampe à décoration byzantine, inv. 32 10 et un fragment de 
décoré, inv. 32 11, en terre cuite. 

Au sud-ouest de ce même groupe furent trouvés au niveau -0 m. 45 : des mor- 
ceaux de poteries décorées d’époque copto-byzantine, inv. 3 e 45 et 3 190; une lampe 
grenouille, inv. 3 191, une petite lampe de forme ronde, décorée de traits incises, 
inv. 3 192, un morceau de vase à trois pieds, inv. 3 ig 3 , en terre cuite, un vase 


2 A 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

bronze, in,. 3 i 96 (p. 3 o), une attache de vase, inv. 3. 9 5 et une croix, inv. 3 , 06 
également en bronze. ” ’ 


TRACES D’HABITATIONS EN G. 

J: è : d Vî , parlie S " d de face e, “ érie “ re d » Est de l’enceinte antérieure à 

dix 2 P e T a ‘ qUe <IU ' S 6 C ” “ P 0 ™ 1 au " i,ea " +° ”■ *0’ f “™t trouvés ; 

1 . " p,C f au mv “" m ■ 65 ™ sl qee de la poterie décorée d’épooue 

copto-byzantme, mv. 3 708 à 3723 (fig. h). P ^ 

Un peu au sud de l'emplacement des zirs, furent trouvés : au niveau - 0 n> 55 

■2 ™ ar „ C 8 ea , UX , de p0te ™ S “*• 3 «s 3 » 3697 et 3 ,.. . des objets divers, 

. 0698 3 7 oo, en terre cuite et des monnaies en bronze, inv. 3 7 oa à ,'J-o/, 

ams, qu une coupe à pieds et à anse, en bronze, inv. 3 7 o5 (p. 3 ,); au niveau - , 

bronzeZ 3 7 P „; a "" C,g " e ’ h™ 6 ’ ^ < P ’ 3 °> * “” a —»» » 

Plus au s„d, entre les niveaux +0 m. 60 et-o m. 55 , furent trouvés : des mor- 
ceaux de poteries etde lampes décorées d’époque copte-byzantine, inv. 366 , à 3668 - 
un pion de mat, ere bleu, inv. 366 g; des broyeurs, inv. 36 7 e, une tablette ronde’ 
pour broyer inv. 36 7. et un pilon-polissoir, inv. 36 7 o, eu granité noir; des lampes 
en terre cuite, tnv. 36 7 3 à 368 o; une amulette (?) non déterminée, en terre Je 
peinte en blanc, de 0 m. o 7 de longueur, inv. 368 ,; des vases en partie brisés, dé- 
cores, en terre cuite, ,nv. 368 a à 3686 ; un mortier à pilon, circulaire, à quatre 

bleiT’inv ET* T “î/* ^ fra ‘ tmenlS d ‘«ue en gLnite 

“u g ;, il’, 3688 "" mpe ° ,ée d '° iSCaUX et de neurs ’ “ terra « 

e les mèmesS niveaax, le long de la face intérieure du même mur d’enceinte 

SZ — “ ■ - — - 

TRACES D’UNE HABITATION EN H. 

antéZl7r ie SUtl a , e !' e ” Cei ” te SaC, ' ée ié «“« ée ' à ° nœ à ‘ouest du mur Est 

anteneur a 1 époque ptolemaïque et à trente-deux mètres au nord du mur sud d’épo- 
que ptolémaïque fut trouvé l’angle sud-est d’une maison dont la partie inférieure sub- 
sistante du mur Est est en briques cuites et celle du mur sud en pierres. U porte avec 
seuil subsistant de celte maison se trouve sur le côté sud, au niveau -0 m 80 (pl. 1 

rienr ^ ^ ^ dallage en I,ri( î ues cuites se trouvent en place à l’inté- 

““77 maison tut tronvée une série d’objets de ménage en terre cuite : trois 
verc es de vases, mv. 3 9 a 6 à 3 92 8 ; un vase sans anse à décoration rouge et noir 


25 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

sur fond jaune, haut de o m. i 6, inv. 8929; un vase à une anse avec stries et enduit 
blanc, haut de 0 m. 12, inv. 3 g 3 o; un vase à deux anses, à stries, peint en rouge, 
inv. 3931; un fond d’assiette à dentelures incisées, vernissé rouge clair, inv. 3982; 
trois morceaux se rassemblant d’un vase décoré, à dessin au trait noir avec bandes 
rouges sur fond jaune, inv. 3 g 3 3 ; six morceaux de poteries décorées, inv. 8986; 
quatre lampes, forme haute, de diverses grandeurs, inv. 3 9 3 5 ; deux lampes avec 
roses en relief, inv. 3 g 36 et 3 g 37 ; une lampe avec grenouille entourée d’une guir- 
lande de roses, en relief, inv. 3 9 3 8 ; une lampe avec inscription TOV 960V MerAO- 
NOMA inv. 3989 et une autre lampe avec inscription TOV ATOVAnA «PIBAMOV, inv. 
3960, de forme ronde; une troisième lampe avec inscription effacée, de forme alon- 
gée, inv. 8961 ainsi qu’un cercle en fer, d’uu diamètre de 0 m. o 65 , inv. 89^2. 

A l’Est de cette maison furent trouvés un zir en place et un reste de dallage en bri- 
ques cuites au même niveau —0 m. 80 qui indique soit une seconde maison, soit 
une dépendance de la maison H. Cet emplacement n’a donné aucun objet. 

TRACES D’HABITATIONS EN 1. 

Au sud du temple entre le tableau du taureau et la petite porte du temple con- 
duisant au puits furent trouvés : au nord de la conduite d’eau en calcaire, un reste de 
dallage en briques cuites au niveau —0 m. 20; au sud de cette conduite un reste 
de dallage en pierre et un zir au niveau 0 m. 00 et un autre zir au niveau —0 m. 
3 o (pl. I). 

Près de ces deux zirs furent trouvés un grand nombre de débris de pierres décorées 
provenant du temple ptolémaïque et romain et divers objets coptes d’époque byzan- 
tine, en terre cuite : un vase rouge décoré de bandes jaunes avec traits noirs faisant 
cercles autour, haut de 0 m. 1 2 , inv. 32 64 ; un morceau de dessus de lampe décorée, 
inv. 8265 ; une lampe ronde et haute, inv. 3266 et deux couvercles de vases, inv. 3267. 

Le sondage qui nous a donné un morceau du mur Est de 1 enceinte ptolémaïque 
nous a livré sur le côté Est de ce mur une chambre en briques cuites au niveau -0 
m. to, avec poteries coptes d’époque byzantine (pl. I) et sur le côte ouest des mor- 
ceaux de vases décorés, en terre cuite, au niveau — 0 m. 20; un morceau de bord de 
vase avec oiseau et arbustes peints en noir sur fond rouge, inv. 3429; deux morceaux 
d’un vase avec restes d’oiseaux, peut-être des coqs, parmi des arbustes, peints en noir 
sur fond ronge, inv. 343o ainsi que deux morceaux de vases avec traits et points 
noirs sur fond rouge, inv. 343 1. 

Toutes ces traces d’habitations trouvées cette année sont, d’après les objets, d’épo- 
que copto-byzantine. La première couche de ruines que Ion rencontre jnsqu a main- 
tenant en fouillant sur ce site dans la périphérie du temple donne des restes ante- 
rieurs à l’époque arabe. La chambre en briques cuites trouvée à l’Est de l’enceinte 

Fouilles de V Institut, L Vi, 1 . ^ 


26 


P. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈBE. 


ptolémaïque en est un nouvel exemple qui s’ajoute à toutes les installations posté- 
rieures au temple découvertes sur ce site. 

6. — LES PRINCIPAUX OBJETS TROUVÉS HORS DU TEMPLE. 

La touille de murs d enceintes, laite cette année, n’a pas donné de nombreux 
objets. Par contre la démolition d’une maison indigène nous a fourni des pierres pro- 
venant des constructions fartes sur ce site à diverses époques. 

Cette maison a été démolie au nord du magasin pour pouvoir construire à cet em- 
placement un hangar, destiné à abriter du soleil et de l’inondation annuelle, les blocs 
du Moyen Empire. 

Cette maison, qui ne datait pas de plus de 80 ans, nous a donné un joli petit 
autel, inv. 3 i 5 g et dans ses fondations furent trouvées de nombreuses pierres déco- 
rées, inv. 3 i 54 à 3 i 73 et 317b à 3177, provenant de diverses époques : 

Du Moyen Empire nous avons un morceau de pagne d’une statue : 

Inv. 31 70 . Morceau de granité bleu, ayant o m, 35 X 0 m. 3 i x 0 m. 18. 

Du Nouvel Empire nous avons un morceau de bande de texte d’un Thotmès, un 
morceau de colonne cannelée, un fragment de paroi représentant une suite de chars 
avec soldats et un éclat provenant de Ramsès 11 : 

Jnv. 3168 . — Un morceau de bande hori zontale d’nn texte gravé avec le cartouche 
d’un Thotmès, en grès :(—)... Vf . . 

Cette pierre a 0 m. 90 de hauteur, 0 m. 67 de longueur et 0 m. 3 o d’épaisseur. 
Elle paraît avoir ete retaillée à lépocjue romaine. 

Inv. 3169 . — Un morceau de colonne cannelée, en calcaire, ayant o m. 35 x 
0 m. 35 X 0 m, 1 7, avec cannelure de o m. 07 5 . 

Inv. 3171 . Un fragment de paroi gravée sur calcaire, donnant un personnage 
sur un char dont il reste la tête et le buste avec, devant la tête donnant aussi 
le museau d’un cheval indiquant un second char (fig. 12). Cette pierre a o m. h o de 
hauteur, 0 m. 4 5 de largeur et 0 m. 20 d’épaisseur subsistantes. 

Inv. o!67. Un morceau de sommet de bande horizontale d’un texte gravé sur 
giès, avec le haut d un ^ qui par ses dimensions et sa facture semble indiquer l’é- 
poque de Ramsès H. 

Cette pierre a 0 m. Ao de hauteur, 0 m. 3 a de largeur et o m. 2 5 d’épaisseur 
subsistantes. 

De l’époque saïte nous avons un morceau de statuette : 

Inv. 3165 . Un morceau de statuette de prêtre assis, en calcaire, brisée au cou 
et sur le côté gauche, ayant o m. 2 A de hauteur, o m. 1 2 de largeur et 0 m. io d’é- 
paisseur subsistantes. 


27 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 




M 




:a 

JM* 


1 


De l’époque ptolémaïque et romaine nous avons de nombreux éclats décorés, un 
morceau de stèle et un morceau de corniche du mur 
d’enceinte du temple : 

Inv. 3172 . — Le haut d’une stèle cintrée, en grès, 
avec un relief très ronge qui semble nous donnei Bcie- 
nice 11 et Ptolémée III devant Montou à tête de faucon, 
avec plumes amoniennes comme coiffure : 

Ce sommet de stèle à o m. 3 o de hauteur subsistante, 

0 m. Aa de largeur maximum et 0 ra. 08 d’épaisseur. 


1 \ 

U 



Fig. ta . — Morceau de paroi du Nouvel Empire, en calcaire (inv. 3171). 


Inv. 3158 . — Un fragment de la corniche d’époque romaine du 
temple, avec le titre d’Autocrator et le nom d’Amon-Ra, roi des 
dieux, dans deux cartouches gravés, en grès : 

Ce fragment a o m. 3a de hauteur, o m. 67 de largeur et o m. 

20 d’épaisseur subsistantes. 


mur d’enceinte du 



ù. 


28 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


A ces débris de monuments s’ajoutent une stèle grecque, inv. 3i54 et 3 1 5 5 
(qui sera publiée par M. Jouguet dans le Bulletin I. F. A. O.) et un fragment de 
conque copte : 

Inv. 3156. — Un fragment de conque copte, en calcaire, ayant o m. 20 de hau- 
teur, o m. 32 de largeur et 0 m. 08 d’épaisseur subsistantes. 



Fig. i3. — Une des quatre faces décorées d’u» petit autel en calcaire (inv. 3i53). 


Le petit autel trouvé dans cette maison démolie a un cachet tout particulier : 

Inv. 3153. — Un petit autel en calcaire, décoré sur ses quatre faces verticales, 
ayant 0 m. îh au carré et 0 m. 175 de hauteur subsistante. La partie inférieure est 
détruite. Le sommet et les angles sont ébréchés. Au sommet se trouve un creux rond 
ayant 0 m. 076 de diamètre. 

Les quatre faces décorées nous donnent quatre types différents de portes avec 
chapiteaux à palmes d’un type corinthien et chapiteaux hatoriens, avec les motifs de 
la grecque double et de la vigne (fig. i 3 ). 

Ces motifs de décoration placent ce petit monument curieux aux premiers siècles 
de notre ère. 


29 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Les principaux âges de prospérité du site sont représentés par les pierres que nous 
donne la démolition d'une maison du hameau actuel de Medamoud. 


La fouille de murs d’enceintes, bien que n’ayant donné relativement que fort peu 
d’objets, nous fournit aussi des pierres de ces différentes époqnes : 


lm 3231. - Un éclat avec le cartouche de nom d’nsoui bail d’Usirtasen 111, en 
relief sur calcaire , ayant o m. no de hauteur, o m. de largeur et o m. o3 depa.s- 

Se "e7“ trouvé au niveau -o m. 45 à l’Est de la partie sud du mur Est du 
temple. 

Inv 3393 Un fragment du même cartouche de ce même roi, en relief, sur 

un éclafde „ m. „ de hauteur, o m. o 9 de largeur et o m. 06 d'épaisseur subsis- 

Cet éclat fut trouvé au niveau -1 métré, au nord du mur nord de 1 enceinte an 
terieure à l’époque ptolémaique et à l’Est de l’installation copto-bysantine B. 


Inv. 3274. - Un éclat avec le cartouche gravé du nom d’imonl bail d'un Thotmès 
(_) ||, en calcaire ayant o m. 09 de hauteur, o m. 1 7 de largeur et 0 m. 1 2 

niveau o m. 00 entre le mur nord du temple et le mnr 
d’enceinte antérieure à l’époque ptolémaique. 


Inv 3244 — Trois morceaux de poteries peintes en blanc avec décoration 101 g 
bleue et brune, du type de la XV III- dynastie, trouvés an niveau ™ 

la face extérieure du mnr Est de l’enceinte antérieure a 1 époque ptolemaiq , 
peu au sud d’une ligne prolongeant le mur sud du temple. 


Inv. 3689. — Un fragment de poterie du même type, trouvé au niveau 1 m. 
3 o, contre la même face du même mur, à 20 mètres 
plus au sud. 1 


H 

1 


aTIII 
O I 


Inv. 3205. — Un fragment de stèle calcaire gra- 
vée, du Nouvel Empire, d’un Doyen du temple nommé 
Nés- A mon, dont il reste la tête et les deux mains, 

faisant adoration à Amon-Ba : 

Ce fragment a 0 m. 10 de hauteur, 0 m. 12 de 

'T.:*™: :! 2 T" « - >•* — 

du temple. 




U, 


H 


K 


30 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Inv. 34 * 21 . — Un morceau d’angle, en grès, avec un côté en relief et l’autre en 
méplat, donnant les jambes en relief de deux femmes avec jupes transparentes ren- 
dues en méplat, de style d’Aménophis IV. Cette pierre a o m. 22 de hauteur, 0 m. 
45 de largeur et 0 m. 21 d’épaisseur subsistante. Elle fut trouvée à l’extérieur du 
mui nord de 1 enceinte antérieure à l’cpoque ptolémaïque, au niveau —0 ni. 20, 
entre les installations copto-byzantines B et C. 


Inv. 3206 . — Un fragment de 


stèle calcaire de Basse Époque 


'im 


*1 

ifi 



1 . Taureau de sa mère, qui préside 

3. a son champ, le large de pas qui préside 

3. a son saucluaire, qui réside à Héliopolis. 


Ce fragment a o m. 16 de hauteur, 0 m. i4 de largeur et 0 m. 06 d’épaisseur 
subsistantes. Il fut trouvé au niveau -0 m. 45 , dans le prolongement Est de l’an<de 
sud-est du temple. d 

Inv. 3253 . Un éclat provenant d’une colonne polygonale en grès, avec hiéro- 
glyphes gravés (voir Médamoud, 192b, p. 54). 

Cet éclat a o ni. 06 de hauteur, 0 m. 29 de largeur et o m. i 3 d’épaisseur. Il fut 
trouvé au niveau o m. 00, au sud du temple, dans l’installation copto-byzantine I. 

Je donne à la figure 1 4 un choix de petits objets en bronze : 

Inv. 2818 . — Voir Médamoud, 1927, p. 57. 

Inv. 3706 . — Une lampe à cou de cygne formant anse, ayant o 111. 08 de lon- 
gueur et 0 m. o 5 de hauteur. Elle fut trouvée au niveau -1 m. 10, contre la face 
extérieure du mur Est de 1 enceinte antérieure à l’époque ptolémaïque, au nord de 
l’installation copto-byzantine G. 

Inv. 2501 . • — Voir Médamoud, 1927, p. 28. 

Inv. 3196 . — Une croix copte, ayant 0 m. o 45 de hauteur. Elle fut trouvée au 
niveau —0 m. 45 , un peu au sud du prolongement. Est du mur snd du temple, au- 
dessus de la partie supérieure subsistante du mur Est de l’enceinte antérieure à l’é- 
poque ptolémaïque (p. 24). 

Inv. 3194 . — Un vase ayant 0 m. o 7 5 de hauteur dont 0 m. 02 pour le col, 0 m. 
o 5 de diamètre au sommet, 0 m. 08 de diamètre au renflement qui se place à o m. 
o 4 de hauteur, et o m. o 4 de diamètre à la base. 

Il fut trouve au meme emplacement qu’inv. 3 196. 


' 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 31 

Inv. 3705 . — Une coupe à pieds et à anse, ayant 0 m. o 5 de hauteur et o m. o 65 
de diamètre. Elle fut trouvée au niveau -0 m. 5 o, à l’extérieur du mur Est de 
l’enceinte antérieure à l’époque ptolémaïque, au nord de l’installation copto-byzan- 

tine G. 



— Objets en bronze : inv. a8i8, 3706, a 5 oi, 8196, 3i9^ 


8705, 3358 , 3^99 bis, a 523 , 2540 . 


Inv. 3358 . — Un vase ayant o m. o 9 5 de hauteur, o m. 025 de diamètre au 
sommet, o m. o35 de diamètre à la base et o m. 06 de diamètre maximum à a 
partie renflée. 11 fut trouvé au niveau + i mètre dans l’installation copto-byzantine 
C qui se place à l’extérieur du mur nord de l’enceinte antérieure a 1 époque plo e 

maïque. 




32 


P. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


iriTr 0 m ' 085 de ,o “ sueur - Elle fui trouï& à d - 

trouvé ^ tuet,e • ■»-* » 7- ° 65 * <««..». « 

la statue d'Amou, iuv. » 54 7 (Méiamoud, lg .,“' ^ lem P la “ me ”« * 

La poterie trouvée sera étudiée par M. Ét. Drioton 

du„\„« r tralf; 1 édiÔc re 1, T e " an n de 13 foUi " e dC mUr8 d ' enCei ” l “ sont 

'::îï:;:r nom aïons ^ 


DEUXIÈME PARTIE. 


LES BLOCS DU MOYEN EMPIRE SORTIS DES FONDATIONS DU TEMPLE. 


GÉNÉRALITÉS. 

Dès la première année de fouilles du temple, une porte d llsirtasen III, de nom- 
breux éclats du Moyen Empire et des restes d’une plate-forme de fondations en 
calcaire nous ont établi l’existence d'un temple d’Usirtasen 111 et des constructions 
poursuivies après la XII e dynastie par des rois se plaçant avant la XVII e dynastie. 

L’existence d’un temple d’Aménopbis II et de constructions de différents rois de la 
XVIII e dynastie nous étaient également révélés par la porte de ce roi et par les éclats 
trouvés en déblayant le temple ptolémaïque et romain. 

Ces deux temples antérieurs au dernier temple construit, dont nous avons retrouvé 
le plan, semblaient d’orientation inverse d’après une porte de l’un et une porte de 
l’autre, conservées comme témoins lors de la reconstruction du temple à 1 époque 
ptolémaïque : 

Le temple d’Usirtasen III orienté du nord au sud avec entrée au nord et le temple 
d’Aménopbis II orienté de l’ouest à l’Est avec entrée à l’ouest. 

Les fouilles faites pendant quatre années, en partie dans les fondations du temple 
ptolémaïque et romain, nous permettent maintenant de conjecturer les limites de ces 
deux temples antérieurs, d’après les plates-lormes de fondations reconnues : 

Le temple d’Usirtasen 111 se limiterait à l’emplacement de 1 arrière-temple, et le 
temple d’Aménopbis II se limiterait à l’emplacement de l’avant-temple ptolémaïque 
et romain. 

En effet, nous savons maintenant que la plate-forme de fondations d Usirtasen II l 
ne pouvait s’étendre hors de l’enceinte de barrière-temple et que la plate-forme de 
fondations d’Aménopbis II ne semble pas dépasser les limites de 1 avant-temple. 

La première de ces plates-formes étudiée dans les rapports antérieurs, offre des 
restes de l’assise inférieure avec, en deux points, une seconde assise près des angles 
sud-est et sud-ouest (pi. 11). 

La seconde de ces plates-formes se dessine maintenant que nous fouillons les fon- 
dations de l’avant-temple ptolémaïque. 

On trouve là trois assises, dont les deux inférieures sont évidemment antérieuies 
à l’époque ptolémaïque. 

Dans ces deux assises inférieures se trouvent des pierres provenant des construc- 
tions du Moyen Empire. Nous avons maintenant la limite nord et la limite Est de ces 

r 

Fouilles de l’Institut , t. VI, 1* 


U 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


lâ ntr -A T n P S0US le mur Dord de l’avant- temple, à l’Est de 

mitl r n ° P " S ' S .° US '° Ut ' e m " r Est ’ LCS f “" dali »" s d ° «• <b« «.«. se 
... ïan °. etem ' nl SU , r ; ,ne f '8 ne - a “ »o«I, débordant don mètre le mur nord de 
avant-temple et sur la l.gue, à l’Est, du mur Est de l’avanl-temple. Nous pouvons 
supposer que la ligne sud passait également sous le mur sud de l’avant-temple Quant 

‘ T,r St ' n0 “ eMore reconn “ e ’ elle ne peut aller au delà de l’ouest du Por- 

„ n .o I e “ rT , l>8S i, ' e “ Porti<,Ue : C ' esl “ 1“ "“""-e" 1 et 'es fou illes 

dans le i r'' î P T C ° Ur d " Uî, "I ,,e ct '“‘“'e des trous existant 

dans le dallage du Portique et de la Salle hypostyle II (pi. 11). 



Ilg. 10. Le TEMPLE ET LE LAC SACBÉ à l’aURIÈRB-1'LAN, À GAUCHE, SUBMERGÉS EN SEPTEMBRE, 
AU RETOUR DES EAUX DE L’INONDATION ANNUELLE VERS LE LIT DU NlL. 


Les fouilles dans les fondations sont forcément lentes et un peu difficiles. Ces fon- 
da ions sont entièrement submergées par infiltration au moment du retrait des eaux 
, J ' ,J "; elle6 I" 1 tient les terres de cultures pour revenir au Nil ni.. ,5) 

Cette eau déposé du salpêtre qui fendille le calcaire, ronge le granité et réduit le 
gies a letat de sable Le retrait des eaux se fait lentement et l’on ne peut efficace- 
ment fia, mile dans les fondations qu’à la (in de décembre. Il faut éviter dans les 
fondations ouvertes 1 action directe du sel et pour cela j’ai employé une méthode de 
oi une consistant a protéger les parties ouvertes par un mur on gros blocs et un rem- 
plissage en cailloutis. Lorsque le travail peut reprendre dans les fondations, ce matelas 
de protection est enlevé. L’effet reconnu cette année a été asses satisfaisant. Ensuite iï 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 35 

faut procéder à la sortie des blocs des assises inférieures de façon que ce qui reste 
des parties en superstruction soit ou conservé, ou démonté si le remontage parait 



Fig. 16. — Fouilles dans les fondations à l’est du sanctuaire dont on voit langi-e sud-est au second plan a gauche. 
Au premier plan , les pierres du dallage sont numérotées avant d être enlevées. 

Au troisième plan, le bloc n° 54 donne le niveau de la seconde assise de fondations. 

Les ouvriers commencent à démonter la troisième et dernière assise de ces fondations. 


aisé. Les difficultés de remontage viennent soit de l’état des pierres décorées, soit de 
la difficulté à replacer exactement les angles et à retrouver une ligne de mur. 


1 



Z 


3 


* 


S 


e 



Fig. 17. — Les différentes phases du travail en sous-oeuvre à la partie subsistante 

EN SUPERSTRUGT10N DU MUR NORD DE L’AVANT-TEMPLE. 


Quand nous avons commencé, en 1927, à extraire les blocs des fondations, nous 
avons d’abord visité les trous pratiqués par les Coptes dans le dallage et, en bordure 
de ces trous, nous avons retiré les blocs aisés à extraire sans entamer ce qui reste 
du temple ptolémaïque. 


5 . 


36 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Cette seconde année, 1928, munis dun matériel à peu près suffisant nous avons 

r: ,a - — ■ - * ^ ^ .r~; 

inta L cte d rtt°l 8 L d “ f'-f ^ d ” fa «° n 1” e «H-e *>»« enlevée 

--tr s ,6) et le d< — da — 



Flfî ' ‘^aJT T “ ,0,N SÜ “ SISrANT ““ MUR N0R,> ,,E avec ses lois assises de fondations • 

.assise SUPERIEURE EN ORES EX EES DEUX AUTRES EN PARTIE EN CALCAIRE , EN PART, EN . Z ' 


Un plan a grande échelle fui dressé, donnant toutes les pierres du dallage et des 
! de -P-^ct,on numérotées en sens unique. Les pierres enlevées furent 
amenées sur une plate-forme établie dans la partie Est de J’arrière-temple à un 
n.veau à l’abri de l’inondation. P ’ 3 Un 

fdfvJrt tra,ai |. en S0US ' œil,r ': nous avons employé des poutrelles en fer. La figure ■ 7 
lait von la marche de ce travail. ^ 

Nous avons ainsi terminé cette année la fouille des abords du trou copte du fond 
j a,a„t-temple a I Est du sanctuaire V ainsi que do la partie au sud de ce sanctu- 

trurfo" 81 ^ 6 Cl,ambre j S "! ,Si f" t danS la l>orlion VH, lu partie subsistante en supers- 

nctuaire (r'""' 1 (k- <8 et , 9 ) et tout le mur Est du 

sanctuaire (6g. ») a, ns, que son angle nord-est furent fouillés en sous-œuvre 


37 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Les murs nord des chambres IX et XI furent démontés ainsi que tout le dallage 
du groupe XIII et de la partie X. 

A chaque assise les observations et le relevé furent établis. 

Parmi ces observations il est à remarquer que le plan de la chambre sud du groupe 
XI 1 1 semble, d’après les tracés retrouvés au niveau du dallage sous son mur sud 
démonté, avoir subi trois transformations (fig. 20 bis). 



Fig. 19. — Le témoin du mur nord de l’avant-templf,, dégagé de ses deux assises inférieures de fondations 

DANS LESQUELLES SE TROUVAIENT DES PIERRES DECOREES PROVENANT DU TEMPLE DU TVIoVEN EMPIRE, 


Toutes les pierres devant être remises en place sont mises à l’abri de l’inondation 
et numérotées suivant le plan établi. 

Tous les blocs décorés, sortis des fondations sont inventoriés, photographiés et le 
lieu de trouvaille reporté sur un plan (pl. 111 ). Sur ce plan les blocs trouvés en as- 
sise médiane ou seconde assise sont indiqués par des numéros soulignés, tandis que 
les numéros simples indiquent les blocs trouvés en assise inférieure ou troisième 
assise. En un point, près de l'angle nord-est du sanctuaire V, les fondations étant 
établies avec des pierres moins liantes donnent exceptionnellement quatre assises et 
la troisième assise ayant fourni quelques pierres décorées, remployées, les numéros 
de ces pierres sont deux fois soulignés sur le plan. 

M. Clère a eu l’obligeance de m’aider pour loute cette partie de la fouille. 

Nous avons extrait déjà 120 blocs du Moyen Empire. Ces blocs sont à l’abri de 
l’inondation et du soleil dans un hangar construit par nos soins. 

La qualité de conservation des blocs d’Usirtasen 111 esL très supérieure à celle des 


38 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


blocs de la période qui a suivi la XII* dynastie, ce qui me fait considérer ces derniers 
comme étant souvent de remploi avec taille nouvelle pour la face décorée. Alors que 



Fig. 20. — La fouille en sols-oeuvre dans le mur est du sanctuaire. 



1 


& 








£ 

£2 


les blocs d’Usirtasen III sortent intacts, ceux de la période qui a suivi la XII' dynastie 
sont trouvés avec fissures et beaucoup ne peuvent être extraits qu'en morceaux. 

Beaucoup de ces blocs ont subi 
des dommages dès leur placement 
dans les fondations. Certains furent 
en partie brisés pour être ajustés 
les uns aux autres. 

La décoration fut placée suivant 
la commodité : soit placée en des- 
sous, soit placée en position verti- 
cale (fig. ai), soit, plus rarement, 
placée au-dessus (fig. Ci). 

Certaines pierres provenant d’un même monument se trouvent parfois groupées 
(bg. ai, les blocs n os 64 , 8o et 8t); mais de même que pour la position de la face 
décorée, aucun usage constant n’a été observé, pour le remploi dans les fondations, 
des pierres provenant des superstructions en ruines du temple du Moyen Empire. 

5 Nous aIlons maintenant énumérer ces blocs en les classant autant que possible : et 
d’après les noms royaux qu’ils portent et d’après les monuments dont ils proviennent. 


Fig. 20 bis . — Stades successifs de traces des murs 

DE LA CHAMBRE SUD DU CROUPE XIÏI DU TEMPLE, 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


39 


I. — BLOCS D’USIRTASEN III. 

De ce roi nous avons des éléments d’une porte à assises et d un porche de lete s ed 
ainsi que des fragments d’un autel. 



Vier . ai. — Blocs du Moyen Empire dans l’assise inférieure de fondations à l’est du sanctuaire 

DONT ON VOIT UNE PARTIE DE SUPERSTRUCT10N AU-DESSUS ET À l’aRRIERE DU ELOC N 6 - 1 . 


Porte à assises. 

Le bloc n° 2, trouvé en 1927, et les blocs n 05 52 , 62 , 63 , 64 , 69 bu, B 0, 81 et 
82, trouvés cette année, proviennent des deux montants d’une porte à assises. 

Cette porte était ornée sur la face extérieure de trois colonnes verticales et sur la 
face intérieure d’une colonne verticale de textes se répétant lace à face, avec des 
hiéroglyphes gravés, dont les creux étaient remplis de plâtre recouvert de couleur 

jaune. 

Les textes nous permettent de reconstituer ces deux montants. 

De la face extérieure du montant droit nous avons les cinq premières assises (blocs 
n os 82, 69 bis, 62, 80 et 64) et l’assise supérieure qui forme septième assise (bloc 

n° 62). 


40 F. B1SSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

De la face intérieure de ce même montant nous avons les deux premières assises 
ainsi que la quatrième et la cinquième, les autres pierres sont incomplètes comme 
épaisseur. 

Des deux faces du montant gauche nous avons la troisième, la quatrième et la 
sixième assise (blocs n os 63 , 2 et 81). Cette dernière assise donne ce qui manque au 
montant droit. 



Ces pierres ont une hauteur variable entre o m. 62 et o m. 66 et donnent com- 
me hauteur à la porte 3 m. 68 dont 1 m. 10 de partie inférieure des montants non 
décorée. 

La base de ces montants a 1 m. 7 5 d’épaisseur, o m. 80 de largeur sur la face 
extérieure et 0 m. 66 de largeur sur la face intérieure. 

Cette porte avait un seul battant, d’après un creux pour l’emboîtement de la ser- 
rure existant sur le bloc n° 63 ou troisième assise du montant gauche. 

Les saillants d’appui du battant de porte se placent à o m. 60 en retrait de la 
face extérieure. Le saillant du montant gauche où se trouve la serrure a o m. i 3 et 
le saillant du montant droit où devait pivoter le battant a 0 m. 26, c’est-à-dire juste 
le double de son pendant. 

Nous n avons pas le linteau de cette porte, ce qui nous empêche d’en déterminer 
la largeur d’ouverture. 

Le fruit des montants est de 0 m. 186, soit 1 pour 20. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 
Le texte des deux montants de la face extérieure donne : 


41 





Fig. 23. — Blog n° 64 , face externe. 


Le texte des deux montants de la face intérieure donne : 




Les blocs de ces deux montants proviennent d’emplacements divers. Ils sont sortis 
intacts et sont d’un calcaire très solide, les brisures et les échancrures sont de l’époque 
du remploi. 

Je les énumère ci-après en partant du sommet des montants. 


Montant droit : 

Bloc n° 52 (inv. 3638 bis). — Ce bloc nous donne la face extérieure de l’assise su- 
périeure ou septième assise (fig. 22). 11 a 0 m. 63 de hauteur et subsiste sur 0 m. 67 
de largeur et 0 m. 56 d’épaisseur. Il fut trouvé à l’assise inférieure de l’extrémité Est 
subsistante des fondations du mur nord de l’avant-temple. 

Bloc n° 66 (inv. 3826). — Ce bloc nous donne les deux faces de la cinquième as- 
sise (fig. 2 3 et 26). Il a o m. 68 de hanteur. Il fut trouvé à l’assise inférienre des 
fondations de la Portion XIII. 


Fouilles de l’Institut, t. VI, 1. 


6 


r 


42 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Bloc n° 8o (inv. 3863 ). — Ce bloc nous donne les deux faces de la quatrième 
assise (fig. 2 h et 27). H a 0 m. 65 de hauteur. 11 fut trouvé à l’assise inférieure des 
fondations de la Portion XIII, à côté et au sud du n° 6ù. 



Fig. a à. — Bloc n° 8o, face externe. 


Bloc n° G 2 (inv. 3827). — Ce bloc nous donne la face extérieure de la troi- 
sième assise (fig. 26). 11 a 0 m. 5 o de hauteur et subsiste sur 0 m. 83 de largeur 



Fig. û 5 . — Bloc n° 62. 




FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 43 

et o m. 33 d’épaisseur. 11 fut trouvé à l’assise inférieure des fondations de la Por- 
tion XIII. 



Bloc n° 69 bis (inv. 383 o). — Ce bloc nous donne la deuxième assise avec la fin 
des derniers signes des colonnes de texte. 11 a 0 m. 6/1 de hauteur. Il fut trouvé à 
l’assise inférieure des fondations de la 
partie subsistante Est du mur nord de 
l’avant-temple. 

Bloc n° 82 (inv. 38 fi 5 ). — Ce bloc 
peut être considéré comme la première 
assise non décorée. 11 a 0 m. 67 de hau- 
teur. Il fut trouvé à l’assise inférieure des 
fondations de la portion XIII, au sud du 
n° 80. 

Montant gauche : 

Bloc n° 81 (inv. 38 fifi). — Ce bloe 
nous donne les deux faces de la sixième 
assise (fig* 2 8 et 3 i). 11 a o m. 5 1 5 de 
hauteur. Il lut trouvé a 1 assise înleneure 
des fondations de la Portion XIII, à lEst 
du n° 82. 



Bloc n° 2 (inv. 2829). — Ce bloc nous donne les deux faces de la quatrième as 
sise (fig. 29). H a 0 m. 62 de hauteur. Il fut trouvé l’année précédente (Médamoud, 

1927, p. 8i). 


6 . 


44 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Bloc n° 63 (inv. 38 2 5). — Ce bloc nous donne les deux faces de la troisième as- 
sise (fig. 3 0 et 3s). Il a 0 m. 53 de hauteur. H fut tronvé à l’assise inférieure des 
fondations de la Portion XIII, à côte et au nord du n° 6 k. 



Fijr, a 8. — Bloc n° 8i, face externe. 


Ce bloc porte l’encoche pour une serrure (fig. 33 et 3 k). Cette encoche se compose 
d’un trou de 0 m. ik de profondeur, de forme ovale, ayant 0 m. i 5 X 0 m. ik, 
dans un rectangle de 0 m. 09 de profondeur, ayant, o m. 2 5 X 0 m. 3 s dont 0 m. 



Fig. 39. — Bloc n° a, face externe. 


o 5 creusé dans le saillant du montant. Sur ce saillant qui est de 0 m. i 3 , correspon- 
dant à la partie supérieure du trou, se trouve une encoche de 0 m. 0 5 de profondeur, 
ayant 0 m. i 3 X 0 m. 17 avec rétrécissement vers l’arête du sadlant sur 0 m. 10. 
Une petite pierre est emboîtée dans la partie de cette dernière encoche. Elle a 0 m. 
1 3 X 0 m. 07 et donne le niveau du saillant. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


45 


PORCHE DE FÊTE SED. 

Je désigne ainsi un type de monument dont nous avons des éléments de deux exem- 
plaires : l’un, dont il s’agit ici, d’Usirtasen 111 et l’autre, dont il sera parlé plus loin, 



d’Amenemhal Sebekhotep. Ce monument consiste en une entrée composée d’un enca- 
drement de porte avec linteau et d’un couloir probablement couvert, formant un en- 
semble qui donne en plan le type du troisième portail du temple de Plah Ris-Anbou-f 



à Karnak (Legrain, Annales S. A. É., t. III). Ce troisième portail est construit par 
Chabaka. 11 conduit au sanctuaire qui est de Thotmès III. La suite de portails de 
ce temple peut être considérée aussi bien comme une reconstruction ou une imita- 
tion de ce qui existait sous Thotmès 111 que comme une nouveauté. En faveur d une 



46 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

imitation on reconstruction d’un type ancien on peut rappeler le principe ancien de 
l’enfilade de portes qui existait sous la XII e dynastie (L. Borchardt, Zur bangeschic/ite 
des Amonstempels von Karnak, planche), maintenu évidemment au début de la XVIII e 
dynastie et se transformant à partir de celte époque en enfilade de pylônes. 

Le monument trouvé à Médamoud, tout en se conformant à un principe courant de 
constructions égyptiennes, nous offre un type non encore étudié dans les manuels 
d’archéologie. L’ensemble est construit en assises de calcaire et forme un rectangle 
d’environ 3 m. 70 de largeur et 5 mètres de longueur, avec porte suivie d’un couloir. 



Fig. 33. * — Bloc n° 63, côté intérieur avec encoche tour une serrure. 


L’encadrement de la porte, comprenant les deux montants de sept assises de pierres 
et le linteau, donne une façade d’environ 5 m. Ô8 de hauteur et 3 rn. 70 de largeur 
dont 0 m. 925 de largeur de montant à la hase, avec une ouverture d’environ h m. 1 1 
de hauteur et de 1 m. 85 de largeur. Cette ouverture a une profondeur de 0 m. 60 
devant le battant de porte. Après ce seuil nous avons : à droite un rentrant de 0 m. 36 
et à gauche un rentrant de o m. 18, c’est-à-dire juste la moitié du rentrant opposé. 

À la suite de ces deux rentrants le monument se continue en couloir sur une lon- 
gueur d’environ 3 m. 5o et sur une largeur de 2 m. US , sans saillants à son extrémité 
vers l’endroit où conduit le monument. 

La façade est décorée sur ses montants et sur son linteau. Le couloir a sur le côté 
gauche deux tableaux, l’un à la suite de l’autre, sur deux registres et sur le cote droit 
uu tableau sur deux registres, après un espace resté sans décoration où devait se ra- 
battre le battant de porte placé contre les deux rentrants avec pivot à droite. La face 
dite intérieure, opposée à 1 entrée avec porLe, avait deux montants décores. 

La décoration des montants et du linteau de face extérieure et des montants de face 
intérieure est gravée. La décoration des parois du couloir est en relief. Ceci semble 
nous indiquer que ce couloir était couvert. Je crois que ce porche devait, de meme 
que les portes du temple de Ptah à Karnak, être une entrée établie dans une enceinte 
en briques crues et qu’il faut supposer les côtés emboîtés dans un mur en briques. En 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 47 

effet. les montants .tonnent au* angles opposés à la porte de légers rentrants d'emboî- 
tement et les [aces des côtés ne sont pas ravalées. 

Tonte cette reconstitntion du monument semble probable, d apres les quelques 
pierres trouvées jusqu'à maintenant et du porche d’Usirtasen 111 et de celui dAmen 
emhal Sebekhotep, mais les dimensions ne peuvent être que provisoires, car je les 
établis avec trop de lacunes 



DOIO 0, 5 0 ^ m 

I - -1 * 1 £ 1 

Fig. 3/ lr __ Emplacement dune serrure sur le côté intérieur du bloc n° 63. 


La décoration de la façade est en relation avec la fête sed. 11 nous manque jusqu a 
maintenant le linteau du porche d’Usirtasen 111 , mais nous avons celui du porche 
d’Amenemhat Sebekhotep. Ce monument d’Amenemhat Sebekhotep, d’après les pier- 
res d’assises similaires qui nous restent de ces deux porches, est évidemment la copie 
de celui d’Usirtasen 111 et nous pouvons donc, pour reconstituer ce dernier, nous ser- 
vir du linteau d’Amenemhat Sebekhotep. 

Au-dessus de l’entrée le roi est figuré assis en Osiris dans le double naos de tete 
sed nO, avec la couronne blanche à droite et la couronne rouge à gauche' 2 . Il Dent 
des deux mains la palme des années f qui lui est présentée par deux supports mu- 
nis de bras humains, l’un à gauche d’ ^ figuré en faucon ^ el rautre a dr0,te de 

rasnl^ figuré en animal sétien . 

Sur les deux côtés du linteau et sur les montants se trouve une ligne verlica e < e 
texte mentionnant de nombreuses fêles sed (p. Go), établie entre deux palmes dan- 
nées qui reposent en bas sur une tête humaine. Derrière cette colonne ce texte son 

111 Comme dimension certaine nous avons ia hauteur des personnages dans les tableaux des p 

loir nui est de i m, 16 sans couronne. . . ,i /n,. 

Ceci indiquerait que l’entrée de ces porches aurait été placée soit face a 1 ouest, soi ac - 
ressy Sur le naos de Senusert I" trouvé à Karnak, dans la Revue de l'Egypte ancienne, t. , p. so5), q 
contraire à l'orientation de la porte en granité rouge d’Usirtasen III qui est face au nord. 



48 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

placés des tableaux les uns au-dessus des autres (fig. 48 , bloc n° 79). Ces tableaux 
donnent dans le haut le signe du ciel qui sert d’encadrement à la représentation d’une 
divinité ayant son nom et parfois sa résidence mentionnés. Sa résidence est toujours 
figurée derrière le personnage par une chapelle | sur le montant gauche et Q sur le 
montant droit ( Médamoud, 1927, p. 110). Cette divinité présente sur la corbeille 
: la vie ^ et la puissance \ et donne la vie — au roi non figuré mais dont les deux 
cartouches sont inscrits alternativement. 



Fig. 35. — Bloc k° 7 û , le côté externe. 


La décoration des parois du couloir représente sur les quatre tableaux de gauche 
et sur les deux tableaux de droite le roi en face d’une divinité. 

La décoration des montants de la face donnant vers l’intérieur du temple se com- 
pose simplement de deux lignes verticales d’un texte mentionnant la fondation de la 
porte * | (bloc n° 70 d’Usirtasen 111) en pierre de calcaire fin (blocs n os 1 6 et 1 7 d’Amen- 
emhat Sebekhotep). Ces trois blocs sont tout ce que nous possédons pour le mo- 
ment de ces montants de face intérieure. 

Tout en étant mieux fourni pour les autres parties dn monument nous avons dans 
l’un et l’autre porche bien des vides qui ne nous permettent pas une reconstitution 
complète. 

J énumere ci-apres les blocs trouvés jusqu’à maintenant en essayant d’en indiquer 
l’emplacement. 

Montant gauche : 

Bloc n° 7/1 (inv. 3835 ), partie. — Cette partie du bloc nous donne la sixième 
assise. 11 porte comme portion de texte de ligne verticale (—). . .t(2PlX)lX) * ... et 


49 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

comme figuration un dieu (— *) | à tête humaine, ayant pour titre devant le 
nom de fils de Ra du roi (fig. 35 ). 

Ce bloc a 0 m. 53 de hauteur. 11 fut trouvé à l’assise inférieure des fondations de 
la Salle X. 



Fig. 36 . — Blog n q 71, le côté externe. 

Bloc n° 71 (inv. 3836), partie. — Cette partie du bloc nous donne la quatrième 
assise. H porte comme portion de texte de ligne verticale (— -). . • ^ ^ 



Fig. 37. — Bloc n° 78. 

comme figurations le bas d’un tableau avec les jambes d’une déesse (•— ►) devant le 
nom de fils de Ra du roi ainsi que le haut d’un autre tableau avec la tête de croco- 
dile (— ►) de ZÜt! a P nt P our titre M (fig. 36 ). 

Fouilles de r Institut, t. VI* 1. 


7 


50 F. B1SSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

Ce bloc a o m. 53 de hauteur. Il fut trouvé à l’Est et légèrement à gauche du bloc 
précédent. 

Bloc n° 78 (inv. 385 g). — Ce bloc nous donne la troisième assise. 11 porte com- 
me partie du texte de ligne verticale (~) - - . — ^ 1 f 1 — P "T et comme % uralions ,e 
bas du tableau représentant le dieu à tète de crocodile (— ►) devant le nom dnsoul haït 
du l'oi ainsi que le haut d’un tableau avec un dieu Anubis, à tète de chacal (*— ) ^ J , 
ayant pour titre M (fig. 37). 

Ce bloc a 0 m. 58 de hauteur. 11 fut trouvé au sud du précédent. 



Fig. 38. — Bloc n w 


Montant droit : 

Bloc n° 24 (inv. 285o). — Ce bloc nous donne la première assise soit de ce mon- 
tant, soit de celui du porche d’Amenemhat Sebekhotep. 11 porte la fin du texte de ligne 
verticale (-— ) . . . et le bas du dernier tableau ainsi que la tète sur laquelle repose 
la palme placée à droite de la ligne verticale de texte (fig. 38 ainsi que : Médamoud, 
1927, fig. 81). 

11 a o m. 70 de hauteur (Médamoud, 1927, p. 93). 

Bloc n° 73 (inv. 383 g). — Ce bloc nous donne la seconde assise. Il porte comme 
portion de texte de ligne verticale (<— ) + et comme figurations un 

dieu (*— .) dont la tête et le nom manquent, ayant pour titre [Pj], devant le nom de 
fils de Ra du roi ainsi que la partie supérieure d’un autre tableau où 1 on voit le nom 

de la divinité (— • ) j"= “U A Ÿ- • • ( fi g- 3 9). 

H a 0 m. 53 de hauteur. Il fut trouvé à l’Est et à droite du bloc n° 7 1. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


51 


Bloc n° 28 (inv. 
1927, p. g 5 et fig. 


2 gg8). — Ce bloc nous donne la cinquième assise ( Médamoud , 
70). 



Fig. 39. — Bloc n° 73. 


Paroi gauche du couloir : 

Bloc n° 74 (inv. 3835 ), partie. — Celte autre face décorée de ce bloc nous donne 
la tête et le buste des personnages du tableau de gauche du registre supérieur. Le 



Ftg. ho. — Bloc w 0 le côté gauche pu couloir. 


dieu (~) a la tête de faucon. Entre lui et le roi (— ) nous avons la portion d’un 

texte vertical qui fait face au dieu (— * ) ( f, 8- M* 

Ce bloc a une longueur de 2 m. 37. 



52 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 



Bloc n° 77 (inv. 3899). — Ce bloc nous donne la jambe gauche et le pied gau- 
che des deux personnages du tableau ci-devant mentionné, avec le dernier signe du 

texte vertical (»-*) ^ (fig. 4 i). 

11 a 0 m. 63 de hauteur. Il formait l’assise d’angle nord- 
ouest de la crypte de la Chambre IX. 11 a été scié à nou- 
veau, probablement à l’époque ptolémaïque. 


Bloc n° 3 i ( Médamoud , 1927, p. 96 et pl. XII). — Ce 
bloc se place au-dessus de la partie droite du bloc n° 69 et 
contre le côlé droit du bloc n° 77. 

Il donne avec le morceau inv. 2434 le bas du dieu du 

tableau gauche et le bas des per- 
sonnages du tableau droit du re- 
gistre supérieur. 

Bloc n° 7 1 (inv. 3836 ), partie. 
— Celte autre face décorée de ce 
bloc nous donne la tête du roi (— ) 
du tableau de gauche du registre 
inférieur avec : devant, son nom à'nsout bail et derrière, sous le signe du ciel étoilé, 



(— -) 4 * - f H 'V, (Gg* ^ S ) ; aveft ensu 't c I e nom à’Horus du roi sur le bloc n° 98 
(fig. 43 ). Ce bloc a une longueur de 1 m. 91. 


53 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Inv. 3458 bis. — Un éclat donnant un morceau de l’aile gauche de l’oiseau pro- 
tecteur du roi qui s’adapte sur l’extrémité droite du bloc n° 71. Cet éclat lut trouvé 
contre le côlé Est du bloc n° 73. 


Inv. 2758. — Une pièce rap- 
portée se plaçant entre les blocs 
n os 71 et 98 . 


Bloc n° 98 (inv. 3876). — 
Ce bloc nous donne le buste du 
roi (_) dont nous avons la tête 
sur le bloc n° 7 t , avec derrière 


lui son nom (YHorus 

sur une enseigne et 
une portion de texte (—• ) • • - 
~ ... faisant face au 

III! V ■ ~ 


m 

|j 

evant 

ui 



roi (fig. 43 ). 

Cette pierre a été taillée à nouveau pour former 1 assise d angle nord-est de la 
crypte de la Chambre IX. Elle a 0 m. 62 de hauteur et 1 m. o 5 de longueur déco- 
rées avec 0 m, 58 d’épaisseur. 



Fig. h h. — Bloc n° 69. 


Bloc n° 69 (inv. 3838). — Ce bloc se raccorde à la partie droite du bloc n° 71 
(fig. 42 ) et nous donne le haut de la suite du tableau de gauche du registre inférieur 
ainsi que l’extrémité gauche du tableau de droite du même registre (fig. 44). 

Nous avons ici le nom de l’oiseau protecteur du roi(— * )^~“|t et (î *~)1 
© . . . ainsi que le nom du dieu (•— ) de ce tableau de gauche (J— )fjj| \ ^ \ ® 



54 


F. B1SS0N DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


ainsi que le haut de cinq lignes verticales de texte placé entre le dien et le roi, fai- 


sant face au roi : 

Ce bloc nous indique que les deux 
tableaux des deux registres de la paroi 
ganche du couloir étaient encadrés au 
sommet d’un ciel étoile' unique et séparés 
simplement par un trait. 

11 a o m. 78 de hauteur et 1 m. 57 de 
longueur décorées avec 0 ni. 58 d’épais- 
seur. Il fut trouvé à l’Est du bloc n° 71. 


(— ) 


in 


n 

PT 


iti 


h 

A 




1 1 1 

o i 


in 




n 




Paroi droite du couloir : 

Le bloc n° 70 ne se rattache à aucune autre pierre de ce monument, mais les noms 
du roi, le type et le style de la décoration ainsi que son emplacement dans les fon- 
dations font très probable l’opinion que nous avons en lui une pierre du même 
monument. 

Il a deux faces décorées : l’une en relief sur un des longs cotés, l’autre en gravure 
sur un des petits côtés. Sur le long côté nous avons le bas d’un tableau et le haut 
d’un autre tableau, l’un et l’autre encadrés sur les côtés d’un ornement nous indi- 
quant une décoration isolée. 



Fig. 45 . — Bloc n° 70, le coté droit du couloir. 


Je considère que nous avons là une des pierres de l’angle formé par l’un des mon- 
tants de la face intérieure et la paroi droite du couloir du porche en question. Sur 
la paroi cette pierre se place à l’intersection des deux registres. A droite de ses 
registres, d’après l’arrêt des tableaux, devaient se trouver des assises de pierres 
non décorées où venait buter le battant de la porte. 

Bloc n° 70 (inv. 385 o), partie. — Celte face décorée du bloc nous donne le bas 
du registre supérieur et le haut du registre inférieur des deux tableaux de la partie 
gauche de la paroi droite du couloir (fig. Ô 5 ). 


ÎB 

ÎB 

fl 

9 

n 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (192 8). 55 

Du registre supérieur nous n’avons que les pieds du roi (*— )> avec, derrière lui 
Vy, devant probablement la base d’un trône. 

Du registre inférieur nous avons sous le ciel étoilé le laucon Horus (<— *) — , 

protégeant le roi (<— ) dont nous avons le début du nom d 'Horus \ [T*. . . suivi 
1î A# Ty 

de («_— ) ^ | 'l • Le roi est devant le dieu Monlou (j-Os-j; \ V 

• • • 

Entre les deux personnages se trouve le début de deux lignes verticales faisant face 

au roi : , , 

Derrière le dieu se trouve l’introduction d’un discours du \ y ) 

,oi (Hîï\ZX®*- • • c 

Cette pierre a 2 m. où de longueur et 0 m. 60 de hauteur 
décorées avec o m. 81 d’épaisseur. Elle fut trouvée à 1 Est du 
bloc n° 73. 

Bloc n° 72 (inv. 3833 ), partie. — Ce bloc forme un angle avec une des faces en 
relief et l’autre ayant deux fragments de lignes verticales de texte gravé. Celte por- 
tion d’inscription peut se placer après un espace qui nous manque, sous celle de la 
face intérieure du bloc n° 70 (ci-après). Le type des pagnes de la face en relief est 
le même que sur le bloc n° 3 i (Médamoud, 1927, pl. Vil). 11 semble que nous 
ayons un bloc d’Usirtasen III se situant sous une assise intermédiaire manquante qui 
se serait trouvée sous le bloc n° 70. 

La face en relief du bloc n° 72 nous donne, de l’angle ou de la gauche vers la 
droite : une portion de ligne verticale (*—). . -*Ÿl*^* ' ,, ^ e P a 3 ne à écailles et 
le haut des jambes d’un dieu (— -»), une portion d’une autre ligne verticale (— *) • • • 
ÜH Æ> - Â ï 1 0 î' . . et une partie du pagne garni d’un tablier de perles ainsi que 
lès jambes du roi («—). Ces personnages se placent dans la position indiquée sur le 

bloc n° 70 . 

Ce bloc n° 72 était extrêmement fendu et il fut sorti en nombreux éclats. H a 0 
m. Ô5 de hauteur, 1 m. 55 de longueur et 0 m. 90 d’épaisseur. 11 fut trouvé à l’as- 
sise médiane des fondations de la salle X. 

Montant droit de la face intérieure. 

Bloc n° 70 , partie. — L’autre face décorée de ce bloc nous offre un fragment de 
deux lignes verticales du texte gravé qui décorait les montants de la face intérieure 

(fig. 46) : 


(— ) 


1 


fil 


56 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Bloc n° 72 , partie. — Le second côte décoré de ce bloc offre un fragment de deux 
lignes verticales gravées : 

Inv. 3459 bis. — Un éclat donnant (•— •) trouvé à l’Est 

du bloc n° 73, peut faire partie de ce meme montant. 

Ce porche d’Usirtasen III est bien incomplet, mais nous 
avons des éléments de presque toutes ces parties et surtout 
nous pouvons espérer que la suite de la fouille dans les fondations nous donnera des 
compléments. A part les blocs n os ai, 28 et 3 i, tous les autres furent trouvés à 
peu près groupés dans l’assise médiane des salles IX et X. La fouille en sous-œuvre 


■ . 1 



1 • 1 • 1 


1 • 1 • 1 



du mur sud du sanctuaire V et du mur sud de l’avant-temple peuvent en particulier 
nous fournir de quoi reconstituer, tout au moins sur le papier et meme peut-ctre 
réellement (car ces pierres sont en parfait état), ce monument unique jusqu’à ce jour. 

FRAGMENTS D’UNE TABLE DE CULTE. 

Je considère qu’il y a lieu de distinguer parmi les tables que l’on tî^uve en assez 
grand nombre dans les chapelles des tombes et qui étaient d’usage dans les temples : 
les tables de culte et les tables d’offrandes. 

Les tables de culte servaient aux prêtres à poser les objets sacrés en usage lors des 
cérémouies, alors que les tables d’offrandes étaient garnies des dons faits par les fidèles. 

Les tables de culte existaient aussi bien dans les tombes (G. Maspero, Guide du 
visiteur au Musée du Caire, éd. franc. 1912, p. Ao et suivantes ainsi que le n° 81, 
p. 37 et le n° 1 y 3 , p. 68) que dans les temples. 


57 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Ges tables se caractérisent par des cavités destinées à recevoir les vases et sans 
doute les autres ustensiles dont les prêtres avaient besoin dans les cérémonies. Les 
petites tables pour les ustensiles de la cérémonie de l’ouverture de la bouche sont pro- 
bablement des réductions de celles que les temples devaient posséder. 



Fig. ùr] m Fbahmrnts de la cornictie d’une table de culte l’Usirtasen III (inv. 39G8). 


C’est une table de ce genre que les fondations du temple de Médamoud semble 
nous promettre, mais je n’en ai reconnu jusqu’à maintenant que l’un des bords avec 
sa corniche brisée dont nous avons retrouvé des morceaux avec bande horizontale 
d’inscription. 

Celte table est restée engagée en sa position réelle, dans la face nord des fondations 
du mur sud de l’avant-temple, sous la porte percée par les Coptes entre l’église et la 
Chambre IX, à l’assise inférieure. Elle est en calcaire et forme un bloc rectangulaire 

avec sur les bords supérieurs une corniche. 

Cette corniche a été brisée pour supprimer le saillant gênant dans un massif de 
fondations. Des morceaux de cette corniche ont été trouvés dans le sable de remblai 

entre la face nord de cette table et une pierre en grès : 

( 

Inv. 3868. — Quatre groupes provenant de la corniche d’une table de culte 

Fouilles de V Institut, t. VI, 1 . 


8 




58 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


d’Usirtasen III, possédant un texte frise sur une bande de o m. 07 de hauteur 

(fig. 4 7 ) : 

a. Un angle dont nous avons sur un des côtés de o m. 28 de longueur : 
et sur l’autre côté une longueur subsistante de 0 m. 1 2 : 

(HFIS--- 


b. Un groupe ayant 0 m. 4 a de longueur subsistante : 


(-)^g~ (TFn zg--- 


c. Un autre groupe ayant 0 m. 5 o de longueur subsistante : 

(~) • • - • • 

d. Un dernier groupe ayant 0 m. 70 de longueur subsistante : 

(-) • • -szCUJImi-f - if • ■ 


L’an prochain nous aurons le bloc entier et nous pouvons espérer trouver le com- 
plément de la corniche. Ce sera là un nouveau monument à ranger dans une catégo- 
rie dont nous avons déjà cinq variétés différentes : 

Un autel romain ( Médamoud , 1926, p. 78 ainsi que fig. 45 et 46 ); 

Un autel d’holocauste de Ptolémée III [inédit); 

Une table votive d’offrandes de la fille de Psammétique H [Médamoud, 1925, p. 47 
ainsi que fig. 32); 

Un reposoir de Kaï-Amenemhat [Médamoud, 1927, p. 83 et fig. 6 1 et 62). 


2. — BLOCS D’AMENEMHAT SEBEKHOTEP. 

De ce roi nous n’avions jusqu’à maintenant que des fragments de monuments non 
complètement caractérisés [Médamoud, 1927^. 117). 

Cette année 1928 nous a donné des pierres d’un porche de fête sed et le linteau 
d’une porte de ce roi en calcaire. 

PORCHE DE FÊTE SED. 4 

Cette année, un linteau, cinq morceaux provenant de montants de face extérieure 
et trois blocs semblant provenir du couloir d’un même monument s’ajoutent à des 
éléments trouvés l’an dernier pour nous permettre de classer le tout comme prove- 
nant d’un porche de fête sed du même type que celui d’Usirlasen III. 


59 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Les éléments trouvés en 1927 comprennent : la pierre de la sixième assise du 
montant gauche de la face extérieure, un groupe d’éclats raccordés par M. Clère, 
bloc n° 34 bis (inv. 3 i 52 bis), deux blocs en raccord du montant droit de la face in- 
térieure et un bloc n° 32 se raccordant au bloc n° 18 sorti cette année. 

Ces morceaux sont classés comme provenant d’un même monument : soit par suite 
de raccords évidents, soit par suite de recoupements probables entre les éléments 
trouvés du porcbe d’Usirtasen III et de ce porche d’Amenemhat Sebekhotep. 

Il est évident que ce porche d’Amenemhat Sebekhotep est une copie du porche 
d’ilsirtasen lll, auquel, si on remarque la figure du roi en Osiris (fig. 48 ), il est 
inférieur par le style. 



Bloc n° 79 (inv. 3854 ). — Linteau trouvé fendu, à l’assise des fondations à che- 
val sur les Chambres IX et X. La fente se trouvait sous le mur mitoyen de ces deux 
chambres. 

Ce linteau a 1 m. 87 de hauteur, 3 m. 70 de longueur et 0 m. 33 d’épaisseur. 
Une assise existait au-dessus. Il nous ollre un tableau central place au-dessus de 1 ou- 
verture de la porte, avec sur ses côtés le début de la décoration des montants (fig. 48 ). 

Le tableau central comprend le disque solaire ailé d j protégeant le double 
naos de la fête sed, dans les deux compartiments duquel est figure le roi assis en 
Osiris, du côté gauche avec la couronne rouge et du côté droit 
la couronne blanche (fig. 49). Devant le roi est inscrit des deux 
côtés : 

Le roi tient des deux mains la palme des années que lui pré- 
sente de chaque côté une enseigne munie de bras, dont le bras 
gauche allongé tient la palme et le bras droit replié tient au 
coude et à la main des godets suspendus par des cordons. Sous le godet du coude 
est inscrit verticalement sur l’enseigne de gauche se trouve le faucon 

8 . 




60 


F. B1SSON DE LA ROQUE ET J. J. GUÈRE. 


et sur l'enseigne de droite l’animal sétien de rasn Sous le double naos est 
figurée une frise d’objets dont les deux flèches au centre et le personnage à genoux 
supportant sur la tête la palme des anne'es. Derrière ce personnage se trouve à gauche 
jjjjjjJJJ et à droite JJ j. 



Fig. £9. — La partie centrale du bloc n° 79. 


De chaque côté de la représentation centrale commence la décoration des mon- 
tants qui comprend une ligne verticale de texte entre deux palmes des années repo- 
sant sur des têtes humaines et une suite de tableaux faisant face à l’axe de la porte. 

Je donne ici une reconstitution de l’ensemble de la ligne verticale de texte d’après 
les éléments des diverses assises que nous possédons de l’un ou de l’autre porche : 


La suite de tableaux commence de chaque côté par un oiseau à bras humains sur 
un support. Derrière est une chapelle. 

La tète et le nom de l’oiseau manquent. Cet oiseau donne la vie au roi non figuré 
mais désigné par son nom de fils de Ra. 

Ensuite se trouve à gauche le tableau d’^“® représenté avec une tète humaine. 


61 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Son litre, débutant après son nom, se continue derrière lui, au-dessus de sa chapelle 
s — — | ^ _ ]1 présente sur la corbeille les signes ^ ‘J et donne la vie ^ ^ au 

roi désigné par son nom d'nsout baït. 

A droite se trouve en pendant g® \ f Z* avec a,, -dessus de sa chapelle 
\®. Montou porte tète de faucon avec couronne composée du disque solaire et des 
plumes amoniennes. U fait le même don que celui du tableau ci-devant au nom 

d’nsout bail du roi. . ^ 

11 est à remarquer que le Montou qui «réside à Madou r> est Seigneur de et 

que l’Amon-Ra qui lui fait face est Seigneur des f “ — • 



Fig. 5 o. — Bloc n° 76. 


Montant gauche. 

Bloc n° 76 (inv. 3852 ). — Ce bloc nous donne la septième assise sur laquelle 
repose le linteau, c’est ce que montre la ligne verticale du texte placé entre les deux 
palmes des années. H est fortement endommagé mais semble nous donner un dieu à 
tète de faucon dont le nom commence par un hiéroglyphe oiseau. Nous avons sans 
doute ici un Horus devant le nom de fils de Ra du roi (fig. 5 o). 

Ce bloc a o m. 38 de hauteur. 11 fut trouvé à l’assise médiane des fondations de 

la Salle X, au nord du bloc n° 7/1. 

Bloc n° 19 (inv. 2 805). — Ce bloc se place, d’après la ligne verticale de texte 
situé entre les deux palmes des années, sous le précédent et nous donne donc la 
sixième assise. 11 contient le dieu \ ^ (Médamoud, 1927, p. 90 et fig. 66). 

Nous avons la même assise du montant correspondant pour le porche d Usirtasen 
111 où nous trouvons également ce dieu, ce qui semble indiquer que les tableaux du 
porche d’Amenemhat Sebekhotep reproduisaient dans le même ordre ceux du porche 
d’Usirtasen 111. 


62 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Bloc n° 109. — Ce bloc est resté engagé dans l’assise médiane des fondations de 
la partie Est du mur sud du sanctuaire V, avec son côté décoré face au nord (fig. 5 i). 

Il nous donne la cinquième assise. 11 a 0 m. 66 de hauteur subsistante. La tète et 
le nom du dieu sont détruits. Ce dieu est devant le nom d q fils de Ba du roi. 



Fig. 5i. — Bloc n° 109, kestk engagé dans les fondations. 


Bloc n° SU bis (inv. 3 r 5 a bis). — Ce bloc est formé d’un assemblage d’éclats qui 
donne un ensemble similaire au bloc n° 71 (p. 69 et fig. 36 ). Il se place à la qua- 
trième assise. Nous avons les jambes d’une déesse devant le nom d'nsout-bàü du roi et 
en dessous le tableau du dieu à tète de crocodile I ~ devant le nom de 
fils de Ba du roi. 

Les éclats qui le forment sont : inv. 2709, 2720 (Médamoud, 1927, p. 100), 
2768, 2782 (id., p. too), 2796, 2797, 2927 ( id p. 100 et fig. 85 ), 2927 (id., 
p. 101 et fig. 7 h) et 329b. 

Nous avons donc pour ce montant gauche l’ensemble des quatre assises supérieures 
avec, il est vrai, quelques brisures. 

Montant droit. 

F>loc n° 76 (inv. 385 1). — Ce bloc nous offre la sixième assise avec deux parties 
de tableaux : le bas d un tableau donnant le corps d’un dieu, dont il manque la tête 


63 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


Bloc n° 43 (inv. 3855 ). — Ce 
bloc n’est que fragmentaire. Il nous 
donne une partie de la cinquième 
assise où l’on voit les jambes d’un 
dieu devant le nom de fils de Ba du 
roi (fig. 53). Il a 0 m. h 1 de hau- 
teur subsistante. Il fut trouvé à l’as- 
sise médiane des fondations au sud 
de l’angle nord-est du sanctuaire V. 



et le nom, devant le nom d’nsowt haït du roi et le haut d’un autre tableau avec la tete 

humaine d’ T TJ>- (Ber- 54 
Ce bloc a 0 m. 70 de hauteur. 

11 fut trouvé à l’assise médiane des 
fondations sous le mur mitoyen 
entre les Salles IX et X, au sud 
du bloc n° 'jb. 


Fijj. 5 s. — Bloc tt° 75. 


Bloc n° 44 (inv. 3442). — - Ce bloc est incomplet et fortement endommage. 11 
nous donne une partie de la quatrième assise où l’on voit un dieu a tète humaine, 







dont le nom détruit commençait par un signe ayant deux jambes. Le dieu est devant 
le nom de fils de Ba du roi (fig. 54 ). 

Ce bloc a o m. 36 de hautenr subsistante. Il fut trouvé à côté du précédent. 

Paroi gauche du couloir. 

Blocs n 05 i5 et 23, avec les éclats inv. 2684, 2704, 2734 et 2893 ( Médamoud , 
1927, pi. IV, p. 88 et i34). — Ce groupe semble nous fournir une portion de la 



64 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

partie centrale de la paroi gauche du couloir, avec une partie du bas du registre supé- 
rieur et une portion de toute la hauteur du registre inférieur. 



Fig. 56 . — Blog n° 66. 


Bloc n° 106 (inv. 3 g 7 3 ) . — - La partie gauche de ce bloc paraît se raccorder au 
sommet subsistant du groupe précédent. Il semble donc nous donner une portion de 
la partie centrale du registre supérieur de la paroi gauche du couloir. 



Nous y avons (tig. 55) à gauche le pagne d’un dieu (— •) qui sur le groupe précédent 
a devant lui des bovidés sacrifiés. Ceci fait partie du tableau de gauche de ce registre 
supérieur. 

Nous y avons ensuite vers la droite une portion du tableau de droite de ce môme 
registre supérieur avec d’abord un fragment de ligne verticale de texte (—.). . j 


65 


FOUILLES DE HÉDAMOUD (1928). 


qui se continue et se termine sur le bloc n° i5 par ©2 P u * s P a g ne 
r 0 W_,) devant un dieu («—) dont on ne voit qu’une main tenant un sceptre. Entre 
ces personnages taisant face au dieu, se lit un fragment de ligne verticale de texte 


(~) • • TVl J# - • - • . 

Ce bloc a o m. ht 2 de hauteur, 1 m. hz de longueur et o m. 82 d épaisseur. Il fut 
trouvé à l’assise médiane des fondations du sanctuaire V, dans la partie sud-est. 



Fig. 56. — Bloc 108, resté engagé dans les fondations. 


Bloc n° io8. — Ce bloc semble nous fournir une pierre d’un tableau de droite 
d’un des deux registres du côté gauche du couloir. Il nous donne à gauche les car- 
touches du roi qui devaient se trouver au-dessus de son image et à droite la couronne 


du dieu Montou (•*— «) avec, entre deux 

(fig- 56) : 


n 

% 

JW 

E® 



A 

vk 


£ 


) 

a 


, des portions de lignes verticales de texte 



Cette décoration est à rapprocher de celle du bloc n° 69 du porche d’Usirtasen 111 

Ce bloc a 0 m. 43 de hauteur, 1 m. 33 de longueur et o m. 70 d épaisseur. 11 
est resté engagé dans l’assise médiane des fondations du mur sud du sanctuaire V, 
sur la face nord. 


Fouilles de l’Institut, t. VI, t . 


9 



66 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GUÈRE. 


Paroi droite du couloir. 

Bloc n° 18 (inv. 28ÔÔ). — Ce bloc s’adapte sur le bloc n° 3 a ( Médamoud , 1927, 
fig. 86). Les blocs n os 18 et 3 a semblent former la portion droite du bas de la partie 
décorée du côté droit du couloir. 



Fig. 67. — Blog n* 18. 


Le bloc n° 18 donne les pieds du roi du registre supérieur et la tête du roi du 

1 - JJ 

registre inférieur (fig. 57) avec derrière, sous le ciel étoilé, ~ qui introduit 

îiffl? 

le nom iïHorus du roi. 

Le début de ce nom d 'Homs et le corps du roi se trouvent sur le bloc n° 3 a. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). b7 

Le bloc n° 18 a i m. 3 s de hauteur, o m. 8. de largeur et o m. 71 d'épaisseur. 
Il fut trouvé à l'assise inférieure des fondations de 1 angle de la ehambie de la ot 
lion Vil, à côté et au nord du bloc n° 3 a. 



Bloc n° i 7 (inv. a 8 ô 3 ), partie. — Ce bloc a deux côtés décorés d’un angle : l’un 
deux en relief nous donne le bas des jambes d’un dieu (-*) et semble se placer con- 
tre le haut du côté gauche du bloc n° 18. Derrière les jambes se trouve la fin d une 

ligne verticale (•— ) . • • (^8* ^)* 



p; 5- 5g. _ Bloc n° 17. — Fack iktebsk, côté droit du mokoment. 


Montant droit de la face intérieure. 

Bu.cs V .7, partie, et ,6 (inv. 08(10). — Ces deux blocs, qui s'adaptent l’un 
sur l'autre, nous donnent une autre portion des deux mêmes lignes verticales ( ) 

(Médammd, 19117., p. 89) du texte qui ornait les montants de la face intérieure « u 

porche (fig. 69 et 60). 



68 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Ce porche d’Amenemhat Sebekhotep est pour le moment très incomplet, mais il 
semble bien que nous ayons conservé des éléments de toutes ses faces décorées. 




Fig. 60. — Bloc n" iG. 


LINTEAU D’UNEÏPORTE. 

Nous venons de traiter d’un type de monument important parce que complexe et 
peu connu : le porche, c’est ainsi que j’ai cru devoir designer cet ensemble, parce 
qu’il se composait et d’une porte et d’un couloir ayant pour but de livrer un passage 
de culte. 

Dans la reconstitution que nous venons de tenter il y a, certes, bien des lacunes. 
Le classement des éléments trouvés et leur interprétation doivent jusqu’à maintenant 
être considérés comme provisoires. 

Avec le linteau dont nous allons parler nous venons à un type simple et connu. 

Ce linteau fut brisé en deux, soit par une chute, soit quand on l’a remployé pour 
garnir des vides dans la plate-forme des fondations du temple du début de la XVIII e 

Les deux morceaux furent trouvés dans l’assise médiane de la plate-forme de fon- 
dations, à 2 m. 5 o d’intervalle, sous le groupe des chapelles de la Portion XIII : l’un, 
le bloc n° 5 A, avec la partie décorée placée en haut (fi g. 6t), l’autre le bloc n° /i5 



69 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

(fig. 62), avec la partie décorée placée en bas. Ces deux blocs (inv. 3 ifi 3 9 ) sont d’un 
calcaire fortement attaqué par le salpêtre et je n’ai pu les sortir qu’en morceaux, qui 
furent ensuite raccordés (fig. 63 ). 



Fig. 61. — Bloc n° 54. 

Nous avons ainsi un linteau rectangulaire, mesurant o m. 78 de hauteur et 1 ni. 
65 de longueur décorée, avec en outre, sur les cotés verticaux, des rentrants en 
partie détruits, qui ont du mesurer au moins 0 m. o 5 . Son épaisseur est de 0 m. 35 
de la base à 0 m. 32 de sa hauteur et à partir de cette hauteur de 0 m. 18. 

Ce linteau provient d’une porte simple sans tores, ayant une ouverture moyenne, 
moins grande que le porche et la porte à assises d’Usirtasen III et plus grande que 
les portes du type en usage au temps de Sckhcmré-Ouadjkhaou Sebekemsaf et d’un 
autre roi inconnu, et qui furent usurpées par Sekhemré-Souadjtaoui Sebekhotep 
( Médamoud , 1927, p. A 3 et 119). 

Il nous donne un ensemble hiéroglyphique gravé, avec les deux cartouches du roi 
sans autres noms de sa titulature ( Médamoud , 1957, p. 117). 

Le haut du linteau est gravé du disque ailé d’ v "^~^"| } ’f f, au centre est placé le nom 
à’nsout bail. Aux extrémités gauche et droite est répété le nom de fis de Ra. Nous avons 
entre ces deux noms la figuration du Vautour sur le lotus du sud et de l’Uræus sur 



70 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


gMW 

A i.'; V. - L -V" 

* à?*? ■ . > . ^ 


le lotus du nord, ainsi que la mention de la ville de la déesse Vautour}^], El-Kab 
et de la déesse Uræus Bouto. 

De même que le premier linteau de porte d Usirtasen III, trouvé sur ce site 
(Médamoud, 1 qs 5 , Gg. 20 ), nous n avons pas ici 1 indication de la porte dont il faisait 

partie. Nous pouvons espérer trouver un des 
montants ou tout au moins un morceau de 
1 un d eux, qui nous donnera peut-être l’in- 
dication de cette entrée ( Médamoud , 1927 , 
Gg. 78 ). 

Le porche et ce linteau de porte simple 
d Amenemhat Sebekhotep ne nous appren- 
nent rien de nouveau sur ce roi encore in- 
sufGsamment connu; mais, d’une part le style 
conGrme la place qui lui est généralement 
assignée dans le temps, à une époque très 
voisine de la chute de la XII e dynastie, et, 
d autre part, la présence de deux monuments 
élevés par lui à Médamoud nous laisse sup- 
poser que son règne ne fut pas éphémère. 

Une des pierres, qui nous semblent pro- 
venir d’un porche de ce roi, nous donne en 
relief un proGl (pl. Y) assez nettement in- 
dividualisé pour qu’on le considère comme 
le portrait du souverain. 

La physionomie est tout à fait différente 
de celle d’Usirtasen III (pi. IY). Le nez est 
plus empâté; la bouche plus fendue et aux 
extrémités relevées lui donne un aspect 
moins dur et moins sévère que le proGl d’Usirtasen III. La facture au temps d’Amen- 
emhat Sebekhotep semble plus molle qu’au temps d’Usirtasen III. Le contour des 
yeux est le même. Les oreilles sont traitées un peu différemment. Dans ce que l’on 
appelle te barbe postiche» l’arrangement est entièrement différent : alors que sur le 
relief d Usirtasen III le bas du menton est pris dans une gaine qui se rattache à la 
chevelure par un ensemble en relief recouvrant tout le cou, chez Amenemhat Sebek- 
hotep la gaine se rattache aux pattes de la coiffure, devant les oreilles , par une étroite 
bande. 

Entre ce relief d Amenemhat Sebekhotep (pl. Y) et celui d’un roi non déterminé 
(pi. Y) dont nous parlerons plus loin il y a également une différence de physionomie 
et de facture. Le proGl de ce roi non déterminé présente un nez moins empâté, des 
lèvres plus proéminentes avec les extrémités abaissées. L’oreille et la gaine de la 



Fig. 6a. — Bloc n° 45. 





Fig. 63. — Linteau d’Amknemhat Sebekhotep 
(blocs n°* 45 et 54). 



72 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


rr barbe postiche d y sont traitées suivant les mêmes principes que dans le profil d’U- 
sutasen III, tien que pour ce roi inconnu, la gaine tombe plus droite et son extrémité 
est plus étroite. 

Si, comme il est probable, nous avons réellement ici le profil d’Amenemhat Sebek- 
hotep, on avouera que cette pierre de Médamoud est du plus grand intérêt. 


3. UN PILIER ÉLEVÉ PAR UN ROI DU MOYEN EMPIRE NON DÉTERMINÉ. 

Nous avions trouvé l’an dernier deux morceaux, inv. 2q3a et 2 9 33 ( Médamoud , 
1 9 2 7 » P- 101 a i ns i que fig. 7 5 et 76) que j’ai considérés par erreur comme prove- 
nant de deux piliers et qui font partie dun même pilier dont nous avons maintenant 
deux blocs n os 65 et 66 (inv. 3832 et 383 1). 



C’était un pilier d’un mètre au carré, à assises en calcaire, aux quatre faces décorées 
en relief, et portant chacune une divinité embrassant le roi. 

Bien que ces quatre faces soient très fragmentaires, nous avons la chance d’avoir 
une partie de l’image des divinités et leurs noms : Amon-Ra, Montou, Anubis et la 
déesse Tanen. 

Les quatre tableaux se composent des éléments suivants : 

Le tableau d’Amon-Ra comprend: inv. 2932, côté droit (Médamoud, 1927, fig. 7 5), 
bloc n° 65 (fig. 6ù) et bloc n° 66 (fig. 65 ) où le dieu est à tête humaine. 

Le tableau de Montou comprend : inv. 2932, côté gauche (id., 1927, fig. 75), 

inv. 2933 , coté droit (id., 1 9 2 7 ’ 6 g- 7 ®) bloc n ° 66 (fig- 66 ) où le dieu est à tête 
de faucon. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 73 

Le tableau d’Anubis comprend : inv. 2 9 33 , côté gauche (id., 1927, fig. 76), bloc 
n° 65 (fig. 67) et bloc n° 66 (fig. 68) où le dieu est à tête de chacal. 

Le tableau de Tanen comprend : bloc n° 65 (fig. 69) et bloc n° 66 (fig. 70) où la 
divinité a une robe de femme. Malheureusement la tête manque. 



La tête du roi de ce dernier tableau est un morceau (inv. 3357) qui a été trouvé 
séparément du bloc n° 65 , dans l’assis'e médiane des fondations, en bordure du mur 
Est de l’avant-temple , un peu au sud de l’axe du temple. 

Les blocs n os 65 et 66 furent trouvés, l’un à côté de l’autre, dans l’assise inférieure 
des fondations de la Portion XIII, un peu au sud de l’axe du temple. 

De ce pilier nous avons l’assise supérieure brisée, avec le bloc n° 65 et les mor- 
ceaux inv. 2982 et 2933, ainsi que la troisième assise en partant du sommet. Cette 
assise a 0 m. 65 de hauteur. Elle donne la tête, le buste et la ceinture de la divinité 
et du roi (fig. 68). L’assise au-dessus de celle-ci qui devait avoir les coiffures des per- 
sonnages nous manque pour le moment. L’assise supérieure comprenait une frise de 
khakerou 6) avec, au-dessous, le signe du ciel encadrant le sommet du tableau, qui 

(1) Gomme morceaux isolés de frise de khakerou nous avons le bloc n° 12 ( Médamoud , 1927, p. 87) et le 
bloc n° 89 (inv. 3867) ayant 0 m. 4o de hauteur, o m. 88 de longueur et 0 m. 24 d’épaisseur subsistantes. 

Fouilles de l’Institut, t. VI, 1. 


10 


7 4 P. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

offrait dans le haut, alternativement, le faucon et le vautour aux ailes en équerre 
avec son nom au-dessus et le nom du dieu en face (Médamoud, 1Q27, fig- 7 **)• 

Le vautour ou le faucon était placé au-dessus du roi et le nom de la divinité au- 

dessus de son image. 



66. Blog n° 66. — Une portion de l’une des faces d’une assise d’un pilier. 


La déesse Vautour est désignée par . . et donne h viejt la puissance 

APM (**•» 1 9 2 7’ %• 7 5 )- Le dieu faucon est désigné par ^©1 1 et donne la 
vie et la puissance ^ f \ sur la même figure 75, alors que sur la figure 67 nous 

avons .. .‘lî'ZwŸl- A . . , 

Les dieux Anubis et Montou sont placés contre un meme angle et les images du 

roi des tableaux d’Amon-Ra et de Tanen sont placées contre un même angle. Nous 

avons ainsi un vautour et un faucon faisant face au même angle ainsi qu un vautour 

et un faucon tournant le dos au même angle. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD ( 1928 ). 75 

Pour les noms du roi, qui étaient inscrits sous l’aile horizontale d’une des divinités, 
oiseaux protecteurs du roi, nous avons le dispositif suivant : 


faucon 

(~) 

■ a mm -i | 

v *• 

1 0 


(fig. 64 et Méda- 
moud, 1927, fig* 
7 5 , côté droit) 


vautour 

\L ICI 

• r\ mzïX# 1 . 1 


r\ g " . ■ i Kî 

m £ ÎMé 


(%• 6 9 ) 


faucon 

(~) 

ir 1 u 

= T V 


vautour 

(-) 

" IK- It 

ît 


(fig. 67 et Méda- I ( Médamoud , 1927, 

moud, 1927, fig. fig- 7 6 ’ côté 

76, côté gau- 1 droit et fig. 7^ s 

che) ! côté g auche ) 


assises de têtes : 
fig. 65 . 


fig. 70. 


fig. 68. 


fig. 66. 


I 


Nous remarquons que sur chaque tableau il y avait le nom d'- « ^ £ 
IJ— accompagné soit, sur les deux tableaux au faucon, du nom AHorus so.t, 



l’un des deux tableaux au 


vautour, du nom à’Horus d’or et sur l’autre du 


nom 


de 


nebti. 


10. 



76 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Nous pouvons affirmer, d’après ce qui reste de ces différents noms, que pour ïe 
roi dont il s’agit ici , le nom d 'Horus commence par et le premier cadrat du nom 



Fig. 68. — Bloc n° 66. — Une des quatre faces d’une assise d’un pilier. 


de nebti se termine par Ce fragment de nom de nebti nous a été donné cette année 
(%• 69 )* H nous oblige à retirer la conjecture proposée l’an dernier ( Médamoud , 



Fig. 69. — Bloc n° 65 . — Une des faces d’une assise d’un pilier. 


1 9 2 7’ P* 121 ) : d après le début du nom d 'Horus nous avions cru reconnaître 
Sekbemré-Ouadjkhou Sebekemsaf; mais le nom de nebti de ce roi est ™ ! jjg \ ! 


77 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

(R. Weill, La fin du Moyen Empire, p. 83 1 ) et il est impossible de voir dans le haut 
du signe conservé (fig. 69 ) un . — > qui devrait avoir ses traits bien verticaux et qui 
ne peut tenir toute la largeur réservée. 



Fig, 70. — Bloc n° 66. — Une des faces d’une assise d’un pilier. 


L’identification du roi qui a élevé ce pilier est, à mon avis, pour le moment, pré- 
maturée. 

Avec ces éléments de pilier, nous retrouvons un monument du type courant égyp- 
tien; mais pour le Moyen Empire, c’est une pièce d’un grand intérêt artistique. 

I 

4. — UNE SALLE À COLONNES PAPYRIFORMES EN GRÈS, 

DE SEKHEMRÉ-OUADJKHAOU SEBEKEMSAF. 

Si le pilier que nous venons d’étudier ne peut être attribué à Sekhemré-Ouadj- 
khaou Sebekemsaf, nous croyons pourtant que par son style il se place à une date peu 
éloignée d’Amenemhat Sebekhotep (pl. Y). 11 est antérieur aux restes de monuments 
que nous allons maintenant présenter, tout au moins, si l’on considère la date où ils 
ont reçu leur destination dernière. Nous entrons en effet dans la série des monuments 
usurpés, parmi lesquels il faut ranger les éléments d’une salle à colonnes papyri- 
formes en grès, ayant appartenu peut-être au même monument, une salle élevée par 
Sekhemré-Ouadjkhaou Sebekemsaf et usurpée en dernier lieu par Sekhemré-Souadj- 
taouï Sebekhotep. 


78 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

De cette salle nous avons quatre colonnes papyriformes fasciculées, un abaque et 
deux architraves. 

Une des deux architraves (bloc n° 1), l’abaque et un morceau de colonne (blocs 
n os 7 et 7 bis ) ont été trouvés en 1927 ( Médamoud , 1927, p. 80 et 8û). 

L’architrave nous donnait le cartouche de fils de Ra d’un Sebekemsaf. Les deux 
autres blocs nous donnaient le chapiteau d’une colonne avec son abaque de o m. 53 
au carré, s’adaptant parfaitement sous la partie de l’architrave traitée au ciseau sur 
o m. 25 . 

Cette année une seconde architrave (bloc n° 61), trois colonnes complètes (blocs 
n 05 99, 100 et 101) et un morceau de colonne (bloc n° 110) s’adaptant fort pro- 
bablement sous le bloc n° 7, semblent former un même groupe. La seconde archi- 
trave nous donne un cartouche d'nsout bait portant le nom de Sekhemré-Ouadjkhaou, 
ce qui, en admettant que les deux architraves en question (blocs n os 1 et 61) sont du 
même monument, nous permet d’identifier le Sebekemsaf. 

Les trois colonnes et le complément de la quatrième nous donnent chacune, sous 
le faisceau de tiges d’entre les lobes qui garnit le bas du chapiteau, un rectangle à 
encadrement au trait gravé. Ce rectangle a 0 m. 48 de 
hauteur, débute à 2 m. 37 de la base du fût et en lar- 
geur il garnit un lobe et deux demi-lobes (fig. 73). 

Dans ce rectangle, sur les quatre colonnes, se trouve 
gravée la même inscription : 

La seule variante que nous remarquons est pour le 
titre d'nsout bait qui est remplacé sur deux des colonnes 
par “|J. 

Ceci peut nous servir à considérer de chaque côté du 
carré formé par ces quatre colonnes : une colonne avec et une colonne avec “| J. 

Dans les parties en creux de ce rectangle il reste de la couleur jaune. Sur certaines 
parties de ces colonnes il reste un stuc blanc. Nous pouvons avancer que ces colonnes 
étaient peintes et que l’inscription avait des hiéroglyphes jaunes, probablement sur 
fond blanc. 

L’intérieur des encadrements des trois noms a été rabattu et, sauf pour o du nom 
d'nsout bait, tous les hiéroglyphes formant ces noms ont été gravés à nouveau pour 
remplacer d’anciens noms effacés. 

Les rectangles ont donc été usurpés par Sekhemré-Souadjtaoui Sebekhotep. 

Les colonnes s’adaptent sous des architraves portant les noms de Sekhemré-Ou- 
adjkhaou Sebekemsaf. Les rectangles inscrits ont-ils été établis par ce Sebekemsaf? 
Je ne le crois pas pour plusieurs raisons : 

D’abord le du début du nom de fils de Ra et le f du nom d'nsout bait auraient 
pu être aussi bien conservés dans cette usurpation que le o du nom d'nsout bait. Or 
ces signes, de même que les autres, sont nouvellement gravés sur la partie rabattue. 


Y ig 

J3 L\S a a 


O 

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1* 


h 

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tïïïïl 


79 


FOUJLLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Ensuite il semble y avoir une différence de nature entre le stuc de l’ensemble de 

la colonne et celui de l’intérieur des rectangles. 

Enfin, et c’est la principale raison qui me porte à considérer ces rectangles com- 
me ajoutés par un roi successeur du Sebekemsaf des architraves, la gravure de ces 
rectangles s’accorde mal avec l’aspect général de la décoration de ces colonnes. 



Nous aurions donc une salle en grès à colonnes papyriformes fasciculées, élevée 
par Sekhemré-Ouadjkhaoui Sebekemsaf et usurpée par un de ses successeurs. Celui-ci 
aurait ajouté ses noms sur les fûts des colonnes; à son tour Sekhemré-Souadjtaoui 
Sebekhotep se serait approprié le monument, mais il se serait contente d usurper es 
noms des rectangles, faisant ainsi, sans doute, l’économie d’un échafaudage plus eleve 
nécessaire pour modifier les noms gravés sur les architraves. 



Fig. 72 . — Blog n° 61 , architrave en grès. 


Les colonnes ont 4 m. 2 3 de hauteur. L’abaque a 0 m. 20 de hauteur. Les deux 
architraves trouvées ont o m. 4 o de hauteur et 2 m. 10 de longueur. 

On peut donc reconstituer dès maintenant un carré d’environ 2 mètres avec les 
quatre colonnes donnant, sur des bases à imaginer, une hauteur de salle d’environ 

5 mètres. . _ 

Ce serait là le premier monument en grès connu pour le Moyen Empire. Et ce 

monument établirait que Sekhemré-Souadjtaoui Sebekhotep est à placer apres 
Sekhemré-Ouadjkhaoui Sebekemsaf. Mais ces conclusions peuvent être modifiées par 


80 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 



des découvertes nouvelles et pour rester dans le domaine des certitudes, il est pru- 
dent de s’en tenir provisoirement à l’énumération suivante des éléments : 

Bloc i (voir Médamoud, 1927 , p. 80 ). — Ce bloc nous donne une architrave 
en grès au nom d’un Sebekemsaf (fig. 71). 



Fig. 73. — Les parties inscrites de trois colonnes en grès dans la position de la trouvaille 

dIocs n°‘ 99 , 100 et 101). 


81 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Bloc 61 (inv. 3828). — Ce bloc nous donne une architrave en grès avec le nom 
d 'nsout baït : Sekhemré-Ouadjkhaou (fig. 72). Cette architrave a 2 m. 10 de lon- 
gueur, 0 m. 4o de hauteur et 0 m. 54 d’épaisseur. 

Les hiéroglyphes de l’inscription ont été esquissés en rouge, puis gravés et, sans 
doute, peints en bleu sur un stuc blanc qui devait recouvrir 1 ensemble de la façade 



Fig. 7 h. — Tbois colonnes en grès (blocs n 0 ’ 99, îoo el 101) formant dne partie de l’assise infèriedbe 

de la Portion X du temple. 

Le linteau d’Amenemhat Sebekhotep (bloc n° 79) se trouvait en arrière de ces colonnes, a l’assise au-dessus. 

Une partie de sable de jointure se voit encore sur cette vue. 

de l’architrave. Le stuc n’a laissé aucune trace, alors que les couleurs rouge et bleu ont 
pénétré le grès. En passant de l’eau sur la pierre ces couleurs se révèlent. 
L’inscription est la suivante : 

Cette architrave fut trouvée à l’assise inférieure de fondations de la partie sud-est 
de la Portion XIII. 

Bloc n° 7 bis (voir Médamoud , 1927, p. 84 ). — Un abaque en grès pouvant 
s’adapter sous une architrave du type décrit ci-dessus et sur une colonne du type décrit 
ci-après. 

Fouilles de l’Institut, t. VI, 1. 11 



82 


P. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


Bloc n° 99 (inv. 3877). — Une colonne papyriforme fasciculée, à huit lobes, en 
grès, ayant 4 m. 2 3 de hauteur, un diamètre inférieur de 0 m. 45 et comme dimen- 
sions du chapiteau celles données pour le bloc n° 7 ( Médamoud , 1927, p. 84 ). Cette 
colonne devait être entièrement recouverte de stuc blanc avec décoration rouge et 
bleue au-dessus : dans le bas et sur le chapiteau ainsi que le laissent supposer des 
restes encore visibles dans les parties creuses du bas et du haut de la colonne. 



Fig. 75. — Les fondations en paetie vidées ad sdd et à l’est DD sanctdaiee dont on aperçoit à droite l’angle sed-est conservé. 

Au PREMIER PLAN, i GAUCHE, SE TOIT L’ANGLE INTERIEUR SUD-OUEST DE LA CHAMBRE XI. 

Les colonnes en grès sont encore en place. 


À 2 m. 27 de hauteur se trouve une inscription (p. 78 et fig. 73) placée dans un 
rectangle ayant o m. 48 de hauteur et garnissant en largeur un lobe et deux demi- 
lobes. Ce rectangle semble avoir eu un stuc moins épais que celui du reste de la 
colonne. Les hiéroglyphes gravés devaient, d’après de très légères traces subsistantes, 
être peints en jaune au-dessus de la gravure en partie bouchée avec du stuc. L’intérieur 
des deux cartouches et 1 encadrement du nom d’Horus est rabattu avec des noms re- 
gravés. 

Cette colonne a été trouvée fendue dans l’épaisseur, mais formant un tout à l’assise 
inférieure des fondations de la Portion X, à l’Est de deux autres colonnes semblables 
(fig. 7 4 et 75). La colonne du milieu se trouve en sens inversé des deux autres pour 
réduire 1 effet du débordement des parties inférieures des chapiteaux. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 83 

Bloc n° ioo (inv. 3878). — Une colonne de type identique, trouvée sans fente, 
à côté de la précédente. 

Bloc n° loi (inv. 3879). — Une colonne semblable et également entière, trouvée 
à côté des deux autres (fig. 7/1). 



Fig. 76. — Une extrémité d’une colonne restée engagée lans les fondations du mur sud du sanctuaire (bloc n° 110), 
La cassure du haut s’adapte au bloc n° 7 qui nous donne le chapiteau. 


Blocs n os 7 et 1 10. — Ces deux blocs semblent former une quatrième colonne de 
type identique. Le bloc n° 7 ( Médamoud , 1927, p. 84 ) nous donne le chapiteau. Le 
bloc n° 110, resté pour le moment engagé à l’assise inférieure des fondations du mur 
sud du sanctuaire, a une extrémité débordante reconnue (fig. 76) sur la face nord de 
ce mur non encore fouillé en sous-œuvre. II est à remarquer que cette colonne trouvée 
sans doute brisée lors du remploi a eu ces deux morceaux placés à des endroits diffé- 
rents. 


5. — PORTES USURPÉES PAR SEKHEMRÉ-SOUADJTAOUI SEBEKHOTEP. 

Nous abordons maintenant des débris de portes de deux types, et de petites di- 
mensions. Elles forment un encadrement en calcaire qui devait se trouver dans un 
mur en briques crues. 

Le premier type de ces portes fut trouvé sur ce site dès le sondage de Daninos 
pacha en 1914 et exposé en dernier lieu dans Médamoud , 1927, p. 43 à 47. 

L’autre type apparaît cette année 1928. 



84 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

Nous n’avons pas encore une porte entière, mais des éléments suffisants pour 
ébaucher des classements. 

Les portes du premier type sont des portes simples composées de deux montants et 
d’un linteau avec inscriptions gravées, sans tores et sans corniche (fig. 77, a). 



Fig. 77. — Deux types de portes usurpées par Sekhemré Souadjtaouï Sebekhotep : 

PORTE SIMPLE ET PORTE AVEC TORES ET CORNICHES. 


Celles du second sont des portes à tores bordant les deux montants et le linteau, 
qui ont des inscriptions en relief et auxquels s’ajoute une corniche (fig. 77, b). 

Dès 1927 nous pouvions distinguer deux séries dans les portes du premier type : 
une série de portes de Sekhemré-Ouadjkhaou Sebekemsaf et une série usurpée par 
Sekhemré-Souadjtaouï Sebekhotep. Dans les deux groupes la hauteur est la même, 
environ 2 m. 5o ( Médamoud , 1927, p. h']); ils diffèrent par le procédé employé pour 
graver les inscriptions ( Médamoud , 1927^. 119). 


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II-- - Jfc 




FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 85 

De la série usurpée par Sekhemré-Souadjtaoui Sebekhotep nous avons trouvé en 
1 928 un morceau de linteau, inv. 392B (p. 96) et un ensemble comprenant : un mon- 
tant entier et un linteau complet, blocs n os 1 h et US (ci-après). 

Le second type apparaît en 1928 avec des éléments de portes 
à tores portant des inscriptions en relief, usurpées elles aussi par 
ce même Sebekhotep (p. 86). La hauteur est d’environ 3 m. 20. 

Du premier type nous avons cette année des éléments d’au 
moins neuf portes, dont tout au plus deux de Sebekhemré-Ouadj- 
khaou Sebekemsaf; toutes les autres sont usurpées par Sekhemré- 
Souadjtaouï Sebekhotep. 

Du second type nous avons des éléments d’au moins trois portes 
usurpées par le même Sebekhotep. 

Les portes du premier type, d’après leurs petites dimensions et 
l’absence de corniche, semblent avoir été encastrées dans un mur 
en briques, et avoir donné accès soit à des magasins, soit à une 
habitation. 

Les portes du second type, avec leur corniche, peuvent avoir 
fait partie du temple. 

Énumérons les blocs trouvés cette année, en indiquant, à l’occa- 
sion, comment ils ont pu être groupés pour former des ensembles. 

UNE PORTE SIMPLE 

USURPÉE PAR SEKHEMRÉ-SOUADJTAOUÏ SEREKHOTEP. 


De cette porte nous avons le linteau et le montant gauche avec 
décoration gravée, garnie de peinture jaune assez bien conservée. 
Cette porte nous offre une façade décorée ayant 2 m. 58 de hau- 
teur et 1 m. 27 de largeur avec une ouverture ayant 0 m. 85 de 
largeur et 2 m. 10 de hauteur. L’unique battant se rabattait sur 
le côté droit et l’emplacement de sa serrure était, dans le rentrant 
de 0 m. 1 1 du montant gauche, à 1 m. 17 de hauteur. La déco- 
ration des montants débute au sixième de la hauteur. 

Bloc n° 1 h (inv. 28Ô0). — Montant monolithe gauche de porte 
en calcaire, avec ligne verticale de texte en relief dans le creux : 
Les hiéroglyphes sont peints en jaune : 



Fig. 78. 

Blog n° i U , 

MONTANT DE PORTE. 


L’emplacement des lettres formant les noms (VII or us, d ’Horus d’or et de Jils de Ra 
est rabattu et les noms de Sekhemré-Souadjtaouï Sebekhotep sont gravés à nouveau 
(fig. 78). 


86 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Le montant usurpé a 2 m. 10 de hauteur, o m. 21 de largeur et 0 m. 60 depais- 
seur, avec sur le côté droit, à 0 m. 16 5 , un rentrant de 0 m. 11. Dans ce rentrant, 
à 1 m. 17 de hauteur, se trouve un trou pour la serrure. 

II fut trouvé à l’assise inférieure de la partie nord des fondations de la Portion XII. 



Bloc n° k 8 (inv. 366 o). — Linteau en calcaire, trouvé fendu en deux, avec déco- 
ration en relief dans le creux, peinte en jaune et comprenant deux bandes horizon- 
tales. Sur la bande supérieure se voit le soleil ailé avec aux deux extrémités 
Sur l’autre bande se lit : 


£ŸQ2DirŸU(®ÏÏDfâ 


Dans le cartouche d'nsout baït la partie qui suit o est rabattue et le nom de 
Sekhemre-Souadjtaouï Sebekhotep est gravé à nouveau (fig. 79)- 

Ce linteau usurpé s’adapte sur le montant précédent. H a 0 m. 68 de hauteur, 
1 m. 63 de longueur dont 1 m. 27 de face polie et 0 m. 16 d’épaisseur. 

II fut trouvé à l’assise médiane des fondations de la partie se plaçant sur l’axe de 
la Portion XIII. 

UNE PREMIERE PORTE À TORES, USURPÉE PAR SEKHEMRÉ-SOUÀDJTÀOUÏ SEBEKHOTEP. 

De cette porte nous pouvons considérer que nous avons la corniche, le linteau, le 
montant droit trouvé séparé en deux et le montant gauche dont il manque le som- 
met. Le raccord de ces divers éléments est de convention, car nous avons plusieurs 
portes de ce type ayant les mêmes dimensions. 

Cette porte nous offre une façade en calcaire ayant 3 m. 20 de hauteur et une 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 87 

largeur de 1 m. 73 à la base et de 1 m. 78 au sommet de la corniche avec une ou- 
verture ayant 1 m. 02 de largeur et 2 m. 35 de hauteur. 

Bloc n° 67 (inv. 3652 ). — Corniche en calcaire, trouvée fendue en cinq mor- 
ceaux (fig. 80). Cette corniche de type courant a une hauteur de 0 m. 66, une Ion- 



Fig. 80. — Bloc n° 67, corniche. 


gueur de 1 m. 78 au sommet et de 1 m. 73 à la base, une épaisseur de 0 m. 66 
au sommet et de 0 m. 28 à la base, avec la bande plate du haut ayant 0 m. 07. 

Elle fut trouvée à l’assise inférieure des fondations de la partie de la Portion XIII 
située sur l’axe du temple. 



Fig. 81. — Bloc n° 5i, linteau. 


Blog n° 5 i (inv. 3438 ). — Linteau en calcaire, trouvé fendu en trois morceaux 
et son tore en partie détruit (fig. 81). La décoration est en relief et se compose du 
disque solaire avec aux extrémités J. Ce linteau a o m. 4 1 de hauteur, 1 m. y 3 
de longueur et o m. 27 d’épaisseur, plus un tore formant un saillant de 0 m. 06. 

Il fut trouve a 1 assise inferieure des fondations de la partie nord de la Portion XII. 

Bloc n° 4 s (inv. 345 o). — Partie supérieure de montant droit en calcaire, trouvé 
fendu en plusieurs morceaux (fig. 82). Elle nous donne le début d’une ligne verticale 
de texte en relief qui se continue sur le bloc suivant. 




88 


F. B1SS0N DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Ce bloc a o m. 795 de hauteur, o m. 3 4 de largeur et o m. 99 d’épaisseur sub- 
sistante. 11 fut trouvé à l’assise médiane de fondations de la partie de la Portion XII 
située sur l’axe du temple. 


Fig. 82. — Bloc n° 4 a, partie supérieure 
d’un montant droit de porte 
(s’adapte sur la figure suivante).' 


Fig. 83. — Bloc n° 37 , 

COMPLÉMENT d’üN MONTANT DE PORTE 

(voir figure précédente). 




Bloc n° 37 (inv. 3834 ). — Complément du même montant droit, trouvé fendu 
en deux morceaux avec la partie gauche détruite (fig. 83 ). 



Le début subsistant jusqu’au titre d'nsout bail et le car- 
touche de ce nom sont gravés dans deux portions rabattues 
alors que le reste de l’inscription est en relief. 

Nous pouvons ainsi considérer comme le nom de 

nebti de Sekhemré-Souadjtaouï Sebekhotep; ce nom nous 
était inconnu jusqu’à maintenant. 

Ce bloc a a m. i 3 de hauteur, 0 m. 37 de largeur et 
o m. 75 d’épaisseur subsistante. Dans cette épaisseur nous 
avons à 0 m. 36 de la façade du montant, sur la face in- 
térieure, un rentrant de 0 m. 11. 

Il fut trouvé à l’assise inférieure de fondations de la Por- 
tion VII. 

Le tore des deux montants est brisé, mais quelques res- 
tes d’amorce en subsistent. 


AUTRES PORTES À TORES, 

USURPÉES PAR SEKHEMRÉ-SOUADJTAOUÏ SEBEKHOTEP. 


Fig. 84 . — Bloc n° 97, mor- 
ceaux DE MONTANT GAUCHE 
DE PORTE, AVEC LA PARTIE 
INFÉRIEURE. 


De ce même type de porte nous avons des éléments de 
deux ou trois portes que je vais énumérer suivant l’empla- 
cement des pierres : 

Bloc n° 11. — Une corniche ( Médamoud , 1927, p. 86) du même type que le 
bloc n° 47 (p. 87). 

Fouilles de V Institut, t. VI, i. 12 


(H • • • 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 89 

La ligne verticale de texte nous donne avec le bloc précédent : 

L’intérieur des encadrements de noms d’Horus et de fis de Ra est rabattu et ces 
noms de Sekhemré-Souadjtaouï Sebekhotep sont gravés 
alors que l’ensemble est en relief. 

Le bloc n° 37 a 1 m. 5 i de hauteur avec 0 m. 2 5 de lar- 
geur subsistante et 1 m. 1 3 d’épaisseur. Il fut trouvé à l’assise 
médiane de fondations de la partie nord de la Portion XIII. 

Bloc n° 27 (inv. 2898). — Partie inférieure de montant 
gauche en calcaire, trouvée fendue en plusieurs morceaux 
(fig. 84 ). Cette partie de montant peut être considérée 
comme faisant pendant au montant précédent. Elle porte 
comme texte : 


H)fc 




90 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

Bloc n° 39 (inv. 3453 ). — Un linteau en calcaire incomplet (Gg. 85 ) du même 
type que le bloc n° 5 i (p. 87), ayant 0 m. 62 de hauteur, 0 m. 28 d’épaisseur et 
1 m. 08 de longueur subsistante. Il fut trouvé à l’assise médiane des fondations de 
la partie nord de la Portion XIII. 



Fig. 85. — Bloc n° 39 , morceau de linteau. 


Bloc s° m (inv. 3978). - — La partie droite d’un autre linteau en calcaire de 
même type (Gg. 86), ayant 0 m. 4 o de hauteur, 0 m. 28 d’épaisseur et 0 m. 80 de 
longueur subsistante. Il fut trouvé à l’assise médiane des fondations de la partie de la 
Portion XII située contre la portion sud du mur Est du sanctuaire V. 



Fig. 86. — Bloc n° i 1 i, morceau de linteau. 


Bloc n° 46 (inv. 344 g). — La partie supérieure d’un montant droit en calcaire 
avec H)VT.?Jr-- ayant l’Horus en relief et la suite gravée dans une partie re- 
taillée (Gg. 87). 




FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 91 

Ce bloc a 0 m. 38 de hauteur, 0 m. 37 de largeur et 0 m. 99 d’épaisseur subsis- 
tante, avec à 0 m. 28 un ren- 
trant de 0 m. 1 1 . 

Le sommet de ce montant 
nous donne le type de support 
pour le linteau de ces portes 
(Gg. 88). Ce support a sur sa 
ligne de rentrant une marche 
d’appui de 0 m. 07 de hau- 
teur qui, à mi-largeur, forme 
un rentrant de 0 m. i 5 . 

Ce bloc fut trouvé à l’as- 
sise inférieure des fondations 
de la partie de la Portion XIII 
située près de l’axe du tem- 
ple. 



Fig. 87, — Bloc n° 46 , partie supérieure d’un montant droit de porte. 


Bloc n° 4o (inv. 3448). — 

Un morceau de la partie su- 
périeure d’un autre montant 
droit en calcaire, donnant un fragment du nom à’Horus du roi sur une face dégradée. 

Il a o m. 77 de hauteur, o m. 3 i de largeur et o m. 95 d’épaisseur subsistantes. 
Il fut trouvé à l’assise médiane des fondations de la Portion XIII, en partie au-dessus 
du bloc n° 46 . 




Fig. 88. — Type de support de linteau des portes 

AVEC TORES ET CORNICHE. 


Fig. 89. — Bloc n° 4 i, partie supérieure 
d’un montant gauche de porte. 


92 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Bloc n° 4 i (inv. 345 o bis). - Un morceau de la partie supérieure du montant 
aauche en calcaire (6g. 89) portant le nom d 'Horus du roi, gravé dans linteneur 
retaillé du cadre en relief de ce nom. Ce morceau a 0 m. 5 9 de hauteur 0 m. 
de largeur et 0 m. 87 d’épaisseur subsistantes. 11 fut trouvé à lass,se médiane des 

fondations de la partie centrale de la Portion XIII. 



kv. 3456 bis. — Un éclat avec le sommet d’un ^ devant provenir de la partie 
supérieure d’un autre montant gauche en calcaire. Des traces de couleur jaune su - 


93 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

sistent sur le relief du sigue. Cet éclat a o m. a 8 de hauteur, o u., a . de largeur et 
0 m. 32 d’épaisseur. 11 fut trouvé dans les fondations de la Portion Ail. 

Bloc n° 38 (inv. 3443). — Un morceau de la partie inférieure d’un montant droit 
en calcaire (fig. 9°) portant : 

H) 


f l i ~ y ® ^ m 



Fig. 9 a. — Morceau d’un linteau, inv. 3ga3. 


La partie du cartouche d’nsouf bdü qui suit le 0 est gravée sur une portion retaillée 
et le reste de l’inscription est en relief. 

Ce morceau a i m. 55 de hauteur, o m. 33 de largeur et i m. , a d épaisseur, 
fut trouvé à l’assise médiane des fondations de la partie nord de la Portion XIII. 


Bloc «• 5 (inv. a83a). — La partie inférieure d'un montant gauche en calcaire 
(6g. 9.) d’une autre porte que le bloc précédent étant donné le même cartouche 

inscrit sur l’un et sur \ autre. 


Ce bloc porte : (j-) . • • ° 4 P T — ~1 — ^ 1 ^ ^ \ 

Seule la partie du nom d nsout bdü après le g est gravée dans une portion retaillée 

et l’ensemble de l’inscription est en relief. 

Ce bloc a 1 m. 47 de hauteur, 0 m. 37 de largeur et 1 m. 10 épaisseur a 

rentrant de 0 m. 10 à 0 m. 35 de la façade. 


94 


F. B1SS0N DE LA ROQUE ET J. J. CLÊRE. 

Il fut trouvé à l’assise inférieure des fondations de la partie Est subsistante du mur 
nord de l’avant temple. 

Ainsi que nous l’avons fait remarquer au début du chapitre nous avons parmi les 
pierres trouvées antérieurement à cette année des éléments d un grand nombre au 
très portes du type simple, usurpées par ce même roi, qui ont été énumérés dans 
Médamoud, 1927, p. A 3 . A cette série s’ajoute cette année un morceau de hnteau . 

Ïnv. 3923 . — Un morceau de linteau en calcaire donnant la partie inférieure droite.. 
Ce linteau était du même type que celui de la fig. 80, avec la décoration semblât . e, 
également en relief dans le creux, dont il ne reste de la bande supérieure que le bas 

d’un bout d’aile et le bas de M et de la bande inférieure A f MaiS P 0UI> 

ce linteau l’usurpation n’est pas certaine car la partie où se trouve le cartouche 

à’nsout baït est entièrement rongée (fig. 92). 

Ce morceau a 0 m. 3 o de hauteur, o m. ko de longueur subsistante et 0 m. 10 

d’épaisseur sur toute sa hauteur. Il fut trouvé dans les fondations du sanctuaire V. 


6. — BASES DE COLONNES EN CALCAIRE D’UNE SALLE HYPOSTYLE. 

Nous avons trouvé à l’assise inférieur des fondations, sur quatre lignes nord-sud 
se touchant, ayant comme ligne centrale le dessous du mur Est du sanctuaire V, 
trente-deux bases de colonnes en calcaire; elles étaient retournées et la par îe p a e 

du sommet reposait sur le sable de fondations. 

Çes bases de colonnes ont une partie inférieure qui devait se trouver engagée ans 
le dallage. Cette partie inférieure est irrégulière : tantôt carrée, tantôt rectangu aire, 
avec parois simplement dégrossies. 

La partie supérieure a son sommet poli, avec, parfois, le tracé de deux axes se 
coupant en croix, et les arêtes rabattues sur des hauteurs un peu variables (tig. 98). 

Ces bases peuvent se classer en trois catégories, d’après le diamètre du sommet : 
une catégorie de 9 bases d’un diamètre d’environ 1 mètre, une catégorie de 19 ba- 
ses d’un diamètre de o m. 85 et une troisième catégorie de h bases dun diamètre 

variant entre 0 m. 73 et o m. 80. 

Si nous considérons que les deux premières catégories proviennent dune même 
salle, nous aurions, d’après le nombre trouvé jusqu’à maintenant, une salle yposty e 
d’au moins sept travées formant six rangées de cinq colonnes, les colonnes e a ra- 
yée centrale étant d’un diamètre supérieur à celui des colonnes employées dans tes 
travées latérales ( 0 . Il semble donc que la travée centrale avait des colonnes plus eie- 

(>> Les colonnes de la salle hypostyle du temple d’Amon à Karnak ont des diamètres de 3 m. 57 dans la 
travée centrale et de 2 mètres dans les travées de côtés. 


95 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

vées, qui permettaient la disposition habituelle de fenêtres, placées entre les deux 
niveaux différents de la terrasse du plafond. 

Certaines de ces bases ont été trouvées en très mauvais état et quelques dimensions 
données ci-après sont approximatives. 

Bloc n° 55 (mv. 38 ùo). — Grande base de colonne fendue mais entière, de 0 m. 

52 de hauteur, 1 mètre de diamètre au sommet, et pour la partie inférieure 1 m. i5 
au carré (fig. 9 3). 



Eig- g3. Bloc h° 55. Type des 3a bases le colohnes, en calcaire, 

PROYENANT DU TEMPLE DU Moyen EMPIRE ET TROUVÉES DANS LA PARTIE FOUILLÉE DES FONDATIONS. 


Bloc n° 97 (inv. 38 7 5 ). — Grande base de colonne brisée, de o m. 3 o de hau- 
teur, 1 mètre de diamètre au sommet et pour la partie inférieure 1 m. 20 au carré. 

Bloc n° 1 02 (inv. 3 9 6 9 ). — Grande base de colonne de 0 m. 3 o de hauteur sub- 
sistante, un peu plus de 1 mètre de diamètre au sommet et pour la partie inférieure 
1 m. ko au carré. 

Bloc n° io 3 (mv. 3970). — Grande base de colonne en parfait état, de 0 m. 60 
de hauteur dont 0 m. 35 pour la partie inférieure non polie, 1 m. o 3 de diamètre au 

sommet et pour la partie inférieure 1 m. Ù2 sur deux côtés et 1 m. 10 sur les deux 
autres. 

Bloc n° 10Ù (inv. 3971). — Grande base de colonne brisée, de o m. k de hau- 
teur subsistante, 1 m. où de diamètre au sommet et pour la partie inférieure environ 
1 m . 1 6 au carré. 

Bloc n 116 (inv. 3983). Grande base de colonne assez bien conservée, de 
0 m. 58 de hauteur dont 0 m. 20 de partie polie rabattue, 0 m. 98 de diamètre au 


% F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

sommet, . m. 1 8 de diamètre à la base de la partie polie et pour la partie inférieure 

i m, 1 9 au carré subsistant. 

Bloc n° ii8 (inv. 3 9 85 ). — Grande base de colonne, de o m. ho de hauteur sub- 
sistante dont o m. i8 de partie polie rabattue, i mètre de diamètre au sommet et 
pour la partie inférieure 1 m. 20 au carré subsistant. 

Bloc n° 1 19 (inv. 3 9 86 ). — Grande base incomplète de colonne, de o m. 5 o de 
hauteur subsistante dont 0 m. 22 de partie polie rabattue, 0 m. 98 de diamètre au 
sommet et pour la partie inférieure 1 m. o 5 au carre subsistant. 

Bloc n° i 3 (inv. 2 8 3 9 ). — Grande base de colonne (Médamoud, 1927,?. 87). 


Bloc n ° 57. — Petite base de colonne détruite. 

Bloc n° 58 . — Petite base de colonne détruite. 

Bloc n° 5 9 (inv. 38 Ù 2 ). — Petite base de colonne, de 0 m. 35 de hauteur, o m. 
85 de diamètre au sommet et la partie inférieure endommagée. 

Bloc 83 (inv. 386 1). — Petite base de colonne brisée, de 0 m. 29 de hau- 
teur subsistante, 0 m. 85 de diamètre au sommet et 1 m. 11 au carré dans la partie 


inférieure endommagée. 

Bloc n" 84 (inv. 386 a). — Petite base de colonne brisée, de o m. a 4 de hauteur 
subsistante, o m. 84 de diamètre au sommet et r m. o 5 au carré dans la partie 
inférieure, fortement endommagée. 


Bloc »" 85 (inv, 3863 ). — Petite base de colonne brisée, de o m, 38 de hau- 
teur subsistante, o m. 84 de diamètre au sommet et i m. 10 au carré dans la partie 
inférieure endommagée. 


Bloc <90 (inv. 3868 ). — Petite base de colonne, de o m. b de hauteur, 0 m 
85 de diamètre au sommet où il y a le tracé des axes se coupant en croix, 1 m oh 
de diamètre à la base de la partie polie rabattue et la partie inférieure incomplète 
donnant 1 m. 20 dans sa plus grande dimension subsistante. 


Bloc n° 91 (inv. 386 9 ). — Petite base de colonne brisée, de om. 4 i de hauteur, 
o m. 85 de diamètre au sommet et la partie inférieure carrée subsistante sur 1 m. où. 

Bloc n° 92 (inv 38 7 o). — Petite base de colonne brisée, de 0 m. 29 de hauteur 
subsistante, 0 m. 86 de diamètre au sommet et la partie inférieure carrée, avec 
angles émoussés, subsistanip sur 1 m. o 5 . 

Bloc h» q 3 (inv. 38 7 i). — Petite base de colonne brisée, de 0 m. Ù 3 de hau- 
teur 0 m. 85 de diamètre au sommet et la partie inférieure carrée, subsistante sur 


1 m. 10. 


97 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

Bloc in 0 9Ù. — Petite base de colonne trouvée incomplète et détruite. 

Bloc n° 9 5 (inv. 3873). — Petite base de colonne brisée, de 0 m. 62 de hauteur, 
o m. 85 de diamètre au sommet et 1 m. 10 dans la partie inférieure carrée. 

Bloc n° 96 (inv. 3 8 7 4 ) . — Petite base de colonne brisée, de 0 m. 62 de hauteur, 
0 m. 85 de diamètre au sommet et 1 m. 20 dans la partie inférieure carrée. 

Bloc n° io 5 (inv. 3972). — Morceau de petite base de colonne, de 0 m. 38 de 
hauteur, 0 m. 85 de diamètre au sommet et la partie inférieure carrée subsistante 
sur 1 m. 1 k. 

Bloc n° 107 (inv. 397Ù). — Petite base de colonne brisée qui n’a pas été conser- 
vée, de 0 m. 60 de hauteur, 0 m. 85 de diamètre au sommet et la partie inférieure 
rectangulaire de 1 mètre sur 1 m. 10. 

Bloc n° 1 1 3 (inv. 3980). — Petite base de colonne brisée, de o m. 35 de hau- 
teur subsistante dont 0 m. îù de partie polie rabattue, o m. 83 de diamètre au 
sommet et la partie inférieure subsistante sur 1 mètre au carré. 

Bloc n° 1 15 (inv. 3982). — Morceau de petite base de colonne, de 0 m. ko de 
hauteur dont o m. 17 de partie polie rabattue, 0 m. 85 de diamètre au sommet et 
la partie inférieure subsistante sur 1 m. 10 au carré. 

Bloc n° 1 17 (inv. 3 9 8 6 ) . — Petite base de colonne, de 0 m. 38 de hauteur dont 
0 m. 17 de partie polie rabattue, 0 m. 83 de diamètre au sommet et la partie in- 
férieure subsistante sur 1 mètre au carré. 

Bloc n° 120 (inv. 3987). — Petite base de colonne brisée et incomplète, de o 
m. 3o de hauteur subsistante dont 0 m. 17 de partie polie rabattue, 0 m. 85 de dia- 
mètre au sommet et la partie inférieure subsistante sur 0 m. 9 5 au carré. 

Bloc n° 56 (inv. 38 ùi). — Petite base de colonne, de o m. 35 de hauteur et 0 
m. 80 de diamètre au sommet. 

Bloc n° 67 (inv. 3853 ). — Petite base de colonne, de 0 m. 3 k de hauteur et 0 m. 
73 de diamètre au sommet. 

Bloc n° 1 12 (inv. 3979). — Petite base de colonne brisée, de 0 m. 3o de hau- 
teur subsistante dont o m. 1 0 de partie polie rabattue, 0 m. 76 de diamètre au sommet 
et la partie inférieure rectangulaire, subsistante d’un côté sur 0 m. 80 et de l’autre 
sur o m. 70. 

Bloc n° 1 ik (inv. 3981). — Morceau de petite base de colonne, de o m. 23 de 
hauteur subsistante dont 0 m. ik de partie polie rabattue, o m. 76 de diamètre au 
sommet et la partie inférieure subsistante sur o m. 90 au carré. 

Fouilles de l } ln8titut f t. VI, 1 . i3 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 



Ces bases de colonnes ont pour nous un très grand intérêt : car, provenant certai- 
nement du Moyen Empire, puisqu’elles furent trouvées dans une plate-forme de fon- 
dations établie au début de la XVIII e dynastie avec des pierres du temple antérieur, 

elles nous indiquent que le temple du Moyen 
Empire n’avait pas seulement ses encadrements 
de portes en pierres mais qu’il possédait aussi 
des salles à colonnes en calcaire. 


7. — BLOCS DIVERS NON CLASSÉS. 


Je donne ici la liste de ceux des 120 blocs 
trouvés dans les fondations qui ne sont pas en- 
trés dans le classement provisoire établi aux 
chapitres précédents. 

Bloc n° 4 (inv. 2 83 1). — La partie inférieure 
d’un montant droit de porte calcaire (fig. g 4 ), 
avec en relief dans le creux la lin d’une ligne ver- 
ticale de texte ^ ^ et en-dessous un personnage 
martelé (— ) ayant devantlui (j-) fJ^ÇooTTi* 

Ce bloc signalé l’an dernier (Médamoud, 1927, 
p. 83 ) a 1 m. 0 3 de hauteur, 0 m. 86 d’épais- 
seur subsistante, une largeur de 0 m. 38 comme 
façade et de o m. 4 i avec une partie engagée 
dans un mur en briques. 

Bloc n° 3 (inv. 2 83 o). — Il ne fut sauvé de 
ce bloc calcaire qu’un éclat portant 1 \j., ayant 
0 m. 60 de hauteur, 0 m. 16 de largeur et 
o m. 3 o d’épaisseur subsistantes. 

Ce bloc a été signalé l’an dernier ( Médamoud , 
1927, p. 83 ). Il est possible que nous ayons ici 
un fragment de la partie inférieure du montant 
opposé au bloc n° 4 . 


Fig. 9/1. — Bloc n° h , 

PARTIE INFÉRIEURE d’üN MONTANT DROIT DE PORTE. 


Bloc n° 3 4 (inv. 3 i 52 ). Ce bloc est le dernier numéroté en 1927- H a été laissé 
dans les fondations, au nord du Pronaos, comme point de repaire pour une nouvelle 
tranche de fouilles, prévue mais non encore entamée. Il nous donne, peut-être, la 
partie inférieure du montant de gauche : soit du porche d’Usirtasen III, soit de celui 
d’Amenemhat Sebekhotep. 


<’> L’attache est à l’intérieur et la pièce du bas n’existe pas. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 99 

Bloc h° 35 (inv. 3445 ). — Petit morceau très dégradé de paroi calcaire, avec en 
relief le buste d’un dieu («— •) ayant devant lui le fragment de texte : 
ainsi que des bovidés immolés (•—»■) (voir également Médamoud, 1927, pl. IV). 

Ce morceau a 0 m. 35 de hauteur, 0 m. 89 de largeur et p m. 16 d épais- 
seur. Il fut trouvé dans les fondations sous le dallage au nord de 1 angle 
nord-est du sanctuaire V. 


h 

?! 


Bloc 36 (inv. 345 1). — Petit bloc de grès, décoré sur les deux faces, très pos- 
térieur au Moyen Empire, trouvé au même niveau et à côté du bloc précèdent. 

Bloc n° 49 (inv. 3436 ). — Pierre calcaire sans décoration, avec deux encoches, 
formant, peut-être, un dessus de porte, ayant 1 m. 70 de longueur, 0 m. 4 o 5 de 
largeur et 0 m. 255 d’épaisseur. 

*Cette pierre fut trouvée à l’assise inférieure de fondations de la partie de la Por- 
tion XIII située près de l’axe du 
temple. 

Bloc n° 5o (inv. 3437). — Pierre 
calcaire sans décoration, avec un 
rentrant, trouvée fendue en trois 
morceaux, ayant t m. 74 de lon- 
gueur, 0 m. 2 2 d’épaisseur et o m. 

375 de largeur, avec, à 0 m. 18, 
un rentrant de 0 m. 08. 

Cette pierre fut trouvée à l’assise 
inférieure des fondations de la par- 
tie centrale de la Portion XIII. 

Bloc n° 53 (inv. 3447). — An- 
gle inférieur gauche d’un linteau 
en calcaire (fig. g 5 ), ayant conservé 
le buste d’un personnage, en relief 
dans le creux, tenant du coude droit 
replié le renpit au-dessous duquel se trouve, fort probablement, la grenouille sur le 
signe a et ensuite J. . . gravés; derrière le personnage on voit la fin d’une ligne 

verticale de texte gravé : (J-*-) f '“"'■''P J '™" 0 2 jQ- 

Ce morceau de bloc a o m. 65 de hauteur, 0 m. 63 de largeur maxima et o m. 
29 d’épaisseur. 11 fut trouvé dans les fondations du mur nord de l’avant temple, au 
nord de la Portion VII. 

Bloc n° 60 (inv. 3856 ). — Petite pierre calcaire, en forme de socle, ayant 0 m. 
43 de hauteur, 0 m. 60 de largeur et 0 m. 5 o d’épaisseur. Elle fut trouvée à l’assise 



Fig. .96* — Bloc n° 53 , angle inférieur gauche de linteau. 




100 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


Bloc n° 68 (mv. 3837). — Pierre calcaire, avec tracé d’angle sur le sommet, 
ayant 0 m. 70 de hauteur, 0 m. 78 de largeur et 0 m. Zf 2 d’épaisseur. Elle fut trou- 
vée à l’assise inférieure de la partie centrale de la Portion XII. 

Bloc n° 86 (inv. 3866 ). — Morceau de seuil en calcaire d’une porte, avec crapo- 
dine et rainure de pose de battant de porte. Cette rainure est en partie bouchée avec 

des petites pierres. Cette pierre porte deux lignes tracées 
perpendiculairement à la rainure. Elles sont espacées de 
0 m. 80 (fig. g6). 

La pierre a 0 m. 20 de hauteur, 1 m. Û2 de longueur, 
une largeur de o m. 66 du côté de la crapaudine et de 

0 m. 62 du côté opposé. Elle fut fendue en deux. 

La rainure avec la crapaudine forme une longueur de 

1 métré. Elles ont 0 m. 1 8 de profondeur. La rainure a 
0 m. 10 de largeur et la crapaudine forme un quart de 
cercle de 0 m. 20 de rayon. 

Cette pierre fut trouvée à l’assise inférieure des fondations du mur nord de la 
Chambre XI. 


U 




— — ! 

1 

o t So 

j 1 

i m 


Fig. 96. — Bloc n° 86. 


Bloc n° 87 (inv. 3865 ). — Morceau de seuil en calcaire de porte, avec crapaudine 
sans rainure de pose de battant. La crapaudine a 0 m. 08 de profondeur et forme un 
quart de cercle de o m. 18 de rayon. Elle se place à 0 m. 06 d’un des bords de long 
côté et à o m. 18 d’un des bords de petit côté. 

Cette pierre a 0 m. 17 de hauteur, 1 m. 18 de longueur et 0 m. 55 de largeur. 
Elle fut trouvée à l’assise inférieure des fondations du mur nord de la Chambre XI. 


Bloc n° 88 (inv. 3866 ). — Rainure ayant 0 m. 08 de profondeur, o m. 1 5 de lar- 
geur et 1 m. 36 de longueur dans une pierre calcaire ayant 0 m. 2 4 de hauteur et 0 
m. ko de largeur. 

Cette pierre fut trouvée à 1 assise inférieure des fondations du mur sud de la Cham- 
bre XI. 

Les 120 blocs trouvés (dont 1 1 7 sortis), inventoriés et étudiés représentent à peine 
un tiers de ce que la fouille entière des fondations de l’avant temple ptolémaïque peut 
nous donner. 

J espère pouvoir achever cette fouille en peu d’années; elle nous permettra, je 
pense, de compléter les monuments déjà classés et nous en apportera probablement 
d’autres, également du Moyen Empire. 

Le temple de cette epoque sort ainsi de terre par morceaux. 

A Médamoud, il a dû servir de modèle à celui qui lui a succédé, sous le règne 
d Aménophis IL Ce pharaon en utilisant pour les fondations de son temple, les pierres 
du temple plus ancien, les a conservées, et c’est peut-être à lui que nous devrons de 
posséder encore des parties entières d’un temple du Moyen Empire. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

TABLE DE CONCORDANCE 

POUR LES BLOCS DU MOYEN EMPIRE. 


101 


NUMÉRO DE BLOC. 

NUMÉRO D’INVENTAIRE. 

NUMÉRO 

D’INSCRIPTION. 

RENVOIS 

ànne'e 1928. 

ANNÉE I927. 

1 

9828 

465 

p. 80 et fig. 71. 

p. 80 et fig. 60. 

2 

2829 

Æ22 

p. 43 et fig. 29. 

p. 81. 

3 

283 o 


P . 98. 

p. 83 . 

4 

283 1 

5 1 8 

p. 98 et fig. 9 4 . 

p. 83 . 

5 

2832 

( 454 ) ^ = 520 

p. 93 et fig. 91. 

p. 83 . 

6 

2810 

437 


p. 83 , fig. 61 et 62 , 





pi. III. 

7 

2833 


p. 83 . 

p. 84 . 

Ibis 

2943 


P- 8l. 

p. 84 . 

8 

2834 

462 et 466 


p. 85 , fig. 63 et 64 . 

9 

2835 



p. 86. 

10 

2836 



p. 86. 

11 

2837 


p. 89. 

p. 86. 

12 

2838 


p. 73, note 1. 

p. 87. 

13 

2839 


P . 96. 

p. 87. 

14 

28a 0 

( 455 ) = 53 o 

p. 85 et fig. 78. 

p. 87. 

15 et 23 

268a, 270a , 273a , 





□ 84 i-, 2849 et 





2893. 

447 


p. 88 et pi. IV. 

16 et 17 

2842 et 2843 

( 442 ) = 5 i 4 

p. 67, fig. 58 , 59 





et 60. 

p. 89 et fig. 65 , 

18 

2 844 

5 1 5 

p. 66 et fig. 67. 

p. 90. 

19 

2845 

444 

p. 61. 

p. 90 et fig. 66. 

20 

2846 

47 1 


p. 92, fig. 67, 87. 

21 

2847 



p. 92. 

22 

2848 



p. 93. 

23 (voir : 15 ) 





2a 

2860 

446 

p. 5 o et fig. 38 . 

p. 93 et fig. 81. 

25 

285 1 

* 


P . 9 3 . 

26 

2852 

420 , 1 


Pv 9 4 > %■ 68, 69, 





78, 83 . 

27 

2898 

5 qi 

p. 89 et fig. 84 . 

p. 9 5 . 

28 

399 8 

425 

p. 5 i. 

p. 95, fig. 70, 80. 

29 

3074 

421 


p. 96 , pl. V et VI et 





fig. 78. 

30 

3075 

443 


p. 96. 

31 

3091 et 2934 

43 1 

p. 52 . 

p. 96, fig. 71, pt. 





VII. 1 

32 

. 

3092 

448 

p. 66. 

• 

p. 97, fig. 86. 


(I) Voir P- l3 ° la Table de concordance suivant l’ordre des numéros d’inventaire. 


102 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


NUMÉRO DE BLOC. 

NUMÉRO D’INVENTAIRE. 

NUMÉRO 

D’INSCRIPTION. 

REN 

année 1928 . 

VOIS 

année 1927 . 

33 

3i5i 

420 , 1 1 et 468 


p. 97 , fig. 7 a, 78 , 





84 et pi. VIII. 

34 

3 1 5 2 


p. 98 . 


34 bis 

3i 5 2 bis (1) 


p. 62 . 


35 

3445 


P- 99- 


36 

345 1 





37 

3834 

522 

p. 88 et fig. 83. 


38 

3443 

5 Q 3 

p. 9 3 et fig. 9 o. 


39 

3453 

528 

p. 90 et fig. 85. 


40 

3448 

5q6 

p. 91 . 


41 

34 5 o bis 

5 a 5 

p. 9 a et fig. 89 . 


42 

345o 

522 

p. 87 et fig. 82 . 


43 

3855 

5o 9 

p. 63 et fig. 53. 


44 

344a 

5 10 

— et fig. 54. 


45 et 54 

343 9 

5i 9 

p. 68 , fig. 61 , 62 , 





63. 


46 

344 9 

524 

p. 90 et fig. 87 . 


47 

345a 


p. 87 et fig. 80 . 


48 

344o 

53 1 

p. 86 et fig. 79 . 


49 

3436 


P- 99- 


50 

343 7 




51 

3438 

527 

p. 87 et fig. 81 . 


52 

3838 bis 

4 9 4 

p. 4i et fig. a a. 


53 

3447 

5o4 

p. 99 et fig. 9 5. 


54 (voir : 45) 





55 

384o 


p. 9 5 et fig. 9 3. 


56 

384i 


P- 97- 


57 



p. 96 . 


58 





59 

384a 




60 

3856 


P* 99- 


61 

38a8 

536 

p. 81 et fig. 72 . 


62 

3837 

4 9 5 

p. 42 et fig. 2 5. 


63 

38a5 

492 et 5 o 2 

p. 44, fig. 3o et 32. 


64 

38a6 

4 9 6 et 4 99 

p. 4i, fig. 23 et 26 . 


65 

383a , a 9 3a , a 9 33 

534 

p. 7 a, fig. 64, 67 , 





69 . 

p. toi, fig. 75 , 76 . 

66 

383i 

535 

p. 7 a, fig. 65, 66 , 





68 , 70 . 


67 

3853 


P* 97* 


68 

383 7 


p. 100 . 


69 

3838 

485 

p. 53 et fig. 44. 


69 bis 

383o 

497 et 5oo 

p. 43. 



Inv. ,709, 27,0, 1768, 278a , 2796 et 3797 (année 1927, p. .00) ; 3927 (année 1927, p. ,00 el fig. 85 ); 2727 (année 1937, p. 
100 et fig, 7/5 ) et 3aÿ5. 



FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 103 


NUMÉRO DE BLOC. 

NUMÉRO D’INVENTAIRE. 

NUMÉRO 

D’INSCRIPTION. 

RENVOIS 

ANNÉE 1928. 

70 

385o 

/Ï 90 et 491 

p. 54 , fig. 45 et 46. 

71 

3753 , 3836 et 3458 bis 

48 1 et 486 

p. 53, 44, fig. 36 et 42 . 

72 

3833 

5 1 6 et 517 

p. 55. 

73 

383 9 

484 

p. 5o et fig. 39 . 

74 

3835 

482 et 487 

p. 48, fig. 35 et 4o. 

75 

385 1 

5 1 1 

p. 62 , fig. 52. 

76 

385a 

507 

p. 61 , fig. 5o. 

77 

38a 9 

488 

p. 52, fig. 4i. 

78 

385 9 

483 

p. 5o et fig. 37 . 

79 

3854 

5o6 

p. 59 , fig. 48 et 49 . 

80 

3843 

498 et 5oi 

p. 4 q , fig. 24 et 27 . 

81 

3844 

493 et 5o3 

p. 43, fig. 28 et 3t. 

82 

3845 


— 

83 

386 1 


P- 9 6 - 

84 

386a 


— 

85 

3863 


— 

86 

3864 


p. 100 . 

87 

3865 


— 

88 

3866 


— 

89 

3867 


p. 73 , note 1 . 

90 

3868 


P . 96 . 

91 

386 9 


— 

92 

3870 


\ 

93 

38 7 1 


— 

94 

95 

3873 


P- 97- 

96 

38 7 4 


— 

97 

38 7 5 


p. 9 5. 

98 

38 7 6 

48 9 

p. 53, fig. 43. 

99 

38 77 

533, a 

p. 8a, fig. 73 . 

100 

38 7 8 

533,4 

p. 83, — 

101 

38 79 

533,i 

— — 

102 

39 6 9 


p. 9 5. 

103 

3970 


— 

104 

3 97’ 


— 

105 

397 a 


P- 97- 

106 

3 97 3 

5ia 

p. 64 et fig. 55. 

107 

3974 


P* 97* 

108 

3 97 4 

5i3 

p. 65 et fig. 56. 

109 

3 97 6 

5o8 

p. 62 et fig' 5i. 

110 

3 977 

533,3 

p. 83 et fig. 76 . 

111 

3 97 8 

5a 9 

p. 90 et fig. 86 . 

112 

3 979 


P* 97* 

113 

3980 


— 

114 

398 1 


— 

I 115 

3982 


— 


104 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


NUMERO DE BLOC. 


116 

117 

118 

119 

120 


NUMÉRO D’INVENTAIRE. 


3 9 83 

3 9 84 

3 9 85 

3 9 86 

3 9 8 7 


3456 bis 
3 9 23 


NUMÉRO 

D’INSCRIPTION. 


53a 


RENVOIS 

ANNÉE 1928. 


p. 9 5. 
P- 97- 

p. 9 6. 

P- 97- 


p. 92. 

p. 9 3 et fig. 92. 


TROISIÈME PARTIE. 

LES INSCRIPTIONS DU MOÏEN EMPIRE 11 ’ 

PAR 

J. J. GLÈRE. 


I. — RECUEIL D’INSCRIPTIONS'^. 

1 . — INSCRIPTIONS DE KHÂ-KAOU-RÂ SÉSOSTRIS III. 

A. — PORCHE DÉCORÉ. 

Blocs provenant d’une porte en calcaire décorée sur la face extérieure des mon- 
tants (a et 6), sur les parois latérales du couloir (c et d), et sur la face inferieure des 
montants (e et f)^- 


a. — FACE EXTÉRIEURE. MONTANT GAUCHE '*>. 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. i 4 pour I (de chaque ins- 
cription), 0 m. 08 pour le reste. 


481. Inventaire 3836, bloc n° 7 1 (5) . 

I. — A droite du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. -— ) 

* • ' I '•* Ÿ ^ ^ ^ (f tu [guides tous] les vivants (6) . . . 

IL — Tableau supérieur. Devant une déesse debout face a droite, dont le haut 
du corps manque : (vertic. — — ) 

■ sic 

1 . . . 12 I î A *¥■ H (1) [Pour] Sésostris, ( 2 ) elle donne la vie 17 *. 


(*) Pour les références à la description archéologique et aux figures, voir ci-dessus, p. 101 à io4. 

(*) Pour les inscriptions n“ 1 à 48o, voir les Rapports sur les fouilles de Médamoud des années i 9 25, 

1926 et 1927. r 

(3) Pour a, cf. Médamoud , îg 27, inscription n° 4 a 7; pour b: 425, /126 et 4s8; pour c: 4 3i-434, 43o, 

I et 436; pour / : 435, IL 

( 4 ) A gauche de Taxe longitudinal, en regardant vers le fond du temple. 

( B > Sur ce bloc se trouve également Pinscription n° 486. 

(fl) Cf. inscriptions n os 425, I ( Médamoud , 1 92 7 ) et 5 10, I. 

(7) Les mots 1 1 manquent. Cf. p. 106, note 5. 

Fouilles de V Institut, t. VI, 1. 


106 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

III. — Tableau inférieur. Derrière un dieu à tête de crocodile, debout face à droite 
et offrant Jj : (— ) 

Toute stabilité et prospérité 1*1. 

IV. — Au-dessus du dieu, son nom : (horizont. ^-) 

sic 

ait, ! Le Seigneur de «l’île dans le Fleuve» (2) . 


482. Inventaire 3835, bloc n° nh ^\ 

1 I 

I- A droite du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. * — 

• • ' fêtes [Sed, à toi qui te] lèves (4) . . . 

II. — Devant un dieu à tête humaine, debout face à droite, et offrant H 
(vertic. ^— ) ^ 

î I >our Sésostris, (a) il donne la vie. 

III- — Derrière ce dieu, au-dessus d’un naos | : (<— ) 

f l Toute stabilité et prospérité * 5) . 

IV- Au-dessus du dieu, son nom : (horizont. <— •) 

^ J \ Ipenou t6) . 

483. Inventaire 385g, bloc n° 78. 

I- A droite du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. « — . j 

• • - ! — fl Tl — P“1 - - - 

. . . tous [les vivants], vivant, toute stabilité et prospérité, [toute] force l 7 >. . . 


Suite de 1 inscription n° 483 , II. Cf. note 5 ci-dessous. 

m Ce dleu fl S ure également sur la porte d’Amenemhat-Sebekhotep : cf. inscription n° 445 , IV {Médamoud 
1327). 

(3) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 487. 

1 1 Cf. inscriptions n“‘ 4 a 6 , I; 444 , I {Médamoud , îgaj) et 507, I. 

” , Les % nes H, 1, 2 et III sont à lire dans l’ordre II, a-III-II, t : „II donne toute vie, stabilité et pros- 
pente a sésostris». r 

j ” Ge dieu fi & ure également sur la porte d’Amenemhat-Sebekholep : cf. inscription n» 444 (Médamoud, 
<7) Cf. inscription n° 484 , I. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 107 

11. — Tableau supérieur. Devant un dieu debout face à droite, dont le haut du 
corps manque W : (vertic. <— ) 

^ ‘ AJ (i) [Pour Khâ-]kaou-[râ], ( 2 ) il [donne la vie] (2) . 


III. — Tableau inférieur. Devant un dieu à tête de chacal, debout face à droite, 
et offrant : (vertic. <— ) 

] • • • ( 4 ) P° ur [Sésostris,] . . . 

IV. — Derrière ce dieu, au-dessus d’un naos Q détruit : ( < — ) 

f 1 Toute stabilité et prospérité (3) . 

V. — Au-dessus du dieu, son nom : (horizont. <— ) 

w 


b. — FACE EXTÉRIEURE, MONTANT DROIT. 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture 0 m. iA pour 1 , 0 m. 08 pour le 
reste. 


484. Inventaire 383g, bloc n° 73. 

I. — A gauche du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. — — ) 

. . . !„ [fl f“j -w- ^ H . . . I 5 > ... toute force, toute joie (6) . . . 


II. — Tableau supérieur. Devant un dieu dont la tête manque, debout face à 
gauche, et présentant : (vertic. — ) 


1 1 ( 1 ) Pour’ Sésostris, ( 2 ) il donne la 


vie. 


(l) La tête de ce dieu se trouve sur le bloc n° 71; cf. inscription n° 48 1, III. 

W Les mots | ^ ^ se trouvent sur le bloc n° 7 1, inscription n° 48 i , III. 

W Gf. p. 106, note 5 . 

(4) Gf. (?) ^ 0, épithète d’un chacal représenté dans le cintre d’une stèle, en pendant avec ffijlKSriE- 
gelberg-Portner , Aegypt. Grab. und Denksteine aus süddeutschen Sammlungen , I, pi. III, n° 5 — Moyen 
Empire). 

( 5 ) Les fragments trouvés jusqu’à présent permettent de rétablir la fin de la formule inscrite entre deux 

tiges dentelées : . . . I CD CD (H JL [)■ ’ I V X 1 i * P > f H X î 1 ! 1 - n - s 

o Gf. R. Weill, Les successeurs de la XII e dynastie à Médamoud , dans la Revue de l Egypte 

ancienne , t. II, p. i 5 o. 

w CI. inscription n° 483 , I. 


108 F - BISS0N DE LA ROQUE et J. J. GLÈRE. 

III. — Derrière ce dieu, au-dessus d’un naos Q : (vertic. 

Toute force {1 >. 

IV. — Tableau inférieur. Au-dessus d’un dieu détruit : (vertic. _) 

[lu] rie Se ! S T r d ' Herm ° POliS ’ f" Maf ‘ r 'J <*>. ““H i! paroles divines. (3, [„] d„ n „e 


c. COULOIR. PAROI LATÉRALE GAUCHE ». 
Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 12 à o m. i 4 . 


485. Inventaire 3838 , bloc n° 6p. 

I. — A droite d’un faucon volant vers la droite : (horizont. 

"1 f Celui d’Edfou, le Dieu Grand. 

II. — Au-dessus d’un roi debout face à droite : (vertic. 



1. BaLl'Cte»'": !' SeieneUr deB De “ Pa,S ' le Maflre d " W >' R ” I> Haute et de 
Jll - Au-dessus du dieu Moutou hiéracocéphale debout face à gauche : (vertic. 

iiâiS’Pl-fiT-îïïtSb'S- !ÎJi5à:i 1 ÎÎRS^A* fiât 

(4) formule : .Je W donné' d w! 1 n a f d °“" é des ' (P™emu,t) de moi,. 

■ j * rai d ™” é d “ - - «- w E:r ( ;; - 

IV. — Sous un vautour volant vers la droite : (vertic. ~ ) 

* • • : A "H • • • doué de vie et de prospérité! 

(I> Cf. p. 106, noie 5. 

m Variante : [ -v = 1 f “] 1 j a — i o s 

gaaebe (est), tabtî.u inféZjr). Voir “t? < ‘“ r< ' ) * 'T' 1 ' d ” ™' ^ 

au temple de Ptah de Karnak). Médamoud, uja 7 , p. 112 (= Porte de Chabaka 

” p gaUCh ® de 1>aXe Io °ff itud inal en regardant vers le fond du temple, 
mscnp on se poursuit sur le bloc n° 71, inscription n° 486 , I. 


109 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

V. — Au-dessus d’un nom de ka : (horizont. <— ) 

Le Ka Royal vivant. 

486. Inventaire 3836 , bloc n° 71 M. 

I. — Au-dessus d’un roi debout face à droite : (vertic. *— *) 

l lRH lïMlM 

(1) Khà-kaou-râ < 2) — (qu’il soit) doué de vie, (2) de stabilité et de prospérité ( 3 ) comme le 
soleil! 7 

II. — Dei •rière le roi, au-dessus d’un nom de ka'^ : (1, horizont., 2, vertic. < — •] 

î 4 * î [^.] | • • • (1) Le Ka Royal vivant. (2) L’Horus. . . 

487. Inventaire 3835 , bloc n° nk M. 

Devant un roi debout face à droite : (vertic. *— ) 

+ ! ••• Venue (5) du roi et repos 161 (?du roi) dans le temple (7) . . . 

488. Inventaire 3829, bloc n° 77. 

Devant un roi debout face à droite : (vertic. ~—) 

‘ ’ • B • • • Médamoud (8 b 

489. Inventaire 3876, bloc n° 98. 

I. — Devant un roi debout face à droite : (vertic. «— ) 

••• • • • [frapper] quatre [fois] les morceaux découpés * 9) . . . 


(1) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 48 1. 

(2) Suite de l’inscription n° 485 , IL 

(S) Ce nom de ka se trouve sur le bloc n” 98, inscription n° 48 g, IL Cf. p. no, note 1. 

(4) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 48 a. 

J\ = iwt. 

(Lepsius, Denkm.y III, 56 a — Semneh, XVIII e dynastie); 

+ ••• (I»™, Ibid., III, 85 b - Soleb, XVRI” dynastie); 

* 4 " »—* X H n mM ^ — XI I — n ( Idem , Ibid., III, 286 a — Philæ, XXX' dynastie). 

(7) La fin de cette formule se trouve sur le bloc n° 77, inscription n° 488 . 

{8) Le début de cette formule se trouve sur le bloc n° 74, inscription n° 487. 

(9) Gf. inscription n° 5 18, IL 


HO 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


II. — Derrière le roi, son nom de ha : (vertic. 


■4 — m 


) 



[L’Horus] Neter-kheperou B). 


d. — COULOIR. PAROI LATÉRALE DROITE. 

Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 12 à 0 m. 16. 

490. Inventaire 385o, bloc n° 70^. 

I- — Registre supérieur. Derrière un roi debout face à gauche : (vertic. 

■■ . comme le soleil éternellement. 

II. — Devant un dieu assis face à droite : (vertic. «— .) 

• • * B T • • • vie éternellement. 


III. 


IV. 

*) 


Derrière le dieu : (vertic. ) 

. éternellement. 

Registre inférieur. A gauche d’un faucon volant vers la gauche : (horizont. 

Celui d’Edfou , le Maître du ciel. 


V. — - Sous le faucon : (vertic. ) 

[ À Ÿl 1 • • • Donnant la vie . . . ^ 

VL — Au-dessus d’un roi debout face à gauche : (vertic. — ) 



(1) L’Horus Neter-kheper[ou] . . . (2) le Dieu Bon, le Seigneur des Deux Pays. . . ( 3 ) le Fils 
du Soleil, de son sein. . . ( 4 ) — (qu’il soit) doué de vie, de stabilité, de prospérité. . . ( 5 ) éter- 
nellement! 


(1) Le début de ce nom d’Horus se trouve sur le fragment inventaire 2753 , inscription n° 433 (Médamoud, 
1 g 27), et sur le bloc n° 71, inscription n° 486 , IL 

(2) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 491. 

^ Ou : [II] donne [toute] vie. . .(?). 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 111 

VII. Au-dessus du dieu Montou regardant vers la droite : (vertic. — ) 

i insrfii! î fus [0)1 ï “V ->->*? ; ïii-GEl " ■ 

(i ) Formule : * Je t’ai donné [toute] vie et prospérité. . . n ( 2 ) Formule : * Je t’ai donne [toute] 
force. . . » (3) Montou (A) Seigneur de Médamoud. (5)Formule : «J’ai donné à Khâ-[kaou-]râ . . . » 


e. — FACE INTÉRIEURE (1) 2 . MONTANT GAUCHE 

f 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Ecriture 0 m. 20. 

491 . Inventaire 385 o, bloc n° 70 < 3 >. 

Partie centrale de deux colonnes de texte : (vertic. — -) 

I 

| . . . 

(1) . . .Sésostris. . . (2) . . .la porte «Kha-[kaou-]ra. . . » 

B _ PORTE "SÉSOSTRIS ÉLOIGNE LE MAL DU SEIGNEUR DU NOME THÉBAIN 

QUI RÉSIDE EN MÉDAMOUD». 

Blocs provenant d’une porte en calcaire dont chaque montant était décore de trois 
colonnes de texte sur la face extérieure (a et b), et d’une colonne sur la face inté- 
rieure (c et d) W. 



a. — FACE EXTÉRIEURE. MONTANT GAUCHE (5) . 


Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. 16. Traces docre jaune dans 
les signes : (vertic. — — ) 


492. Inventaire 38â5 2 , bloc n° 63( 6 b 


1 

A *,!■■■ 




(1) ... aimé de qui réside en Médamoud — (quil soit) doue de vie ... (2) ... 

éloigne le mal du Seigneur ... (3) ... le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Khâ-kaou-ra 

doué de vie . . . 


l l ) Rien pour le montant droit (/); cf. p. io 5 , note 2. 

(*) À gauche de l’axe longitudinal, en regardant vers l’entrée du temple. 

( 3 ) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 490. 

ffl Le bloc n° 2, inscription n° 422 , et, peut-être, les fragments invenlaire 2791 et 2922, inscription 
n“ 423 ( Médamoud , 1927), proviennent de cette porte. 

( 5 ) A gauche de l’axe longitudinal, en regardant vers le fond du temple. 

< s ) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 5o2. 


112 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


493. Inventaire 3844, bloc n° 8i( l ). 





><• 4 , 


î ?)X 


(i) [LHorus Neter-kheper]ou, le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Khâ-[kaou-]râ ( 2 ) 
* * • se® monuments pour son père Montou. , . (3) . . . Médamoud, en belle pierre blanche de . . . 


b. — FACE EXTÉRIEURE. MONTANT DROIT. 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture 0 m. 16. Traces d’ocre jaune dans 
les signes : (vertic. •— ) 


494. Inventaire 3438 bis, BLOC N° 52. 


s 

t ü m 


\ s 




(1 ) LHorus [Neter-]kbeper[ou] ... ( 2 ) Il a fait parmi [ses] monuments. . . (3) qui réside en 
Médamoud ... ' ’ 


495. Inventaire 3827, bloc n° 62. 


( 1 ) ... aime de (îud soit) doue de vie éternellement! (3) . . . éloigne le mal du 

Seigneur du nome Tbébain (3) ... . Khâ-kaou-[râ] doué de vie éternellement! 


496. Inventaire 3826, bloc n° 64 ( 2 ). 
111 . 


l£J 






( 1 ) ... [Khâ-]kaou-[ râ aimé de] Moutou. . . ( 2 ) . 
(3) ... calcaire, afin que reste son nom. . . 


i * • * 1 * * * «U 2C • 

. qui réside en Médamoud, la création. 


497. Inventaire 383o, bloc n° 69 bis®. 

i ■••l'ïi 1 ; •■■S'il . 1 ••■•l'V ) 1 

( 1 ) . . . éternellement! (a) . . . nome thébain (3) . . . éternellement! 


(1) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 5o3. 
* * Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 499. 
(3) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n* 5 oo. 


113 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


498. Inventaire 3843, bloc n° 80W. 






. ( 2) 




( 1 ) ... Seigneur du nome Thébain, le Taureau qui réside en Médamoud. . . ( 2 ) ... la porte 
rrSésostris éloigne . . . a (3) ... sur lui pour l’éternité. Que soit, pour lui, le Roi de la Haute et 
de la Basse-Egypte. . . 


C. — FACE INTÉRIEURE. MONTANT GAUCHE (3) . 


r 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Ecriture o m. 21. Traces de vert clair dans 
les signes : (vertic. <— •) 

499. Inventaire 3826, bloc n° 64 W. 

. . . |p u 1 Us [Al : I Khâ-kaou-[râ aimé de] Montou . . . 


500. Inventaibe 383o, bloc n° 69 bis ®. 

. . . H [V(] . . . éternellement! 

501. Inventaire 3843, bloc n° 8 0 ( 6 h 

. aimé de [Mont]ou qui réside en Médamoud, . . 


(1) Sur ce bloc se trouve egalement l’inscription n° 5 oi. 

(2) L’inscriplion de la face extérieure était ainsi conçue : 




( 1 ) L’Horus Neter-kheperou, le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Khâ-kaou-râ aimé de Montou Seigneur du nome 
Thébain, le Taureau qui réside en Médamoud — (qu’il soit) doué de vie éternellement! (ta) 11 a fait, parmi ses monu- 
ments pour son père Montou qui réside en Médamoud, la création [pour lui] de la porte «Sésostris éloigne le mal du 
Seigneur du nome Thébain (3) qui réside en Médamoud», en belle pierre blanche de calcaire, afin que son nom reste 
sur elle pour l’éternité. Que soit , pour lui (c’est-à-dire : pour Montou), le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Khâ-kaou-râ 
doué de vie éternellement! 


{3) A gauche de l’axe longitudinal, en regardant vers l’entrée du temple. 

(4) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 496. 

(5) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 497. 

f6) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 498. 

Fouilles de V Institut, t. VI, 1. i 5 


114 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


d . — FACE INTÉRIEURE. MONTANT DROIT. 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. 21. Traces de vert clair dans 
les signes : (vertic. •— <■) 

502 . Inventaire 382 5 2 , bloc n° 63 M. 


. . . aimé de Médamoud — ( qu’il soit) doué de vie éternellement! 

503 . Inventaire 38 /t/t, bloc n° 81 ( 2 *. 

ie Roi de ia Haute et de la Basse-Égypte Khà-kaou-râ . 


m 1 



- 


(3) 


G. — MONUMENTS DIVERS. 

504 . Inventaire 3/167, BL0C N ° 53 . — Partie inférieure gauche d’un linteau en 
calcaire W. Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture 0 m. 19. Traces de vert 
(ou de bleu?) et d’ocre jaune dans les signes. Derrière un personnage tourné vers 
la droite : (vertic. -— ) 

• ‘ ‘ Ü ° ^ ^ • • • toute stabilité, toute force, comme le soleil éternellement. 


505 . Inventaire 3968 (fig. 67, p. 57. Cf. p'. 56 - 58 ). — - Fragments d’un autel à liba- 
tions en calcaire du type ■». Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture 0 m. o5. 
Bande de texte décorant la gorge : (horizont. -— ) 


I. 




Le Fils du Soleil, de son sein, son aimé, Sésostris, Seigneur de la couronne qui conquiert. . . 


II. 


Æ’ivrnHïuFiî! 


... son cœur soit joyeux sur le trône d’Horus, des vivants, comme le soleil éternellement! Le 
Dieu Bon ... 


(1) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n“ / 192 . 
(2} Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 

(3) L’inscription de la face intérieure était ainsi conçue : 


[if (° u 

Ce fragment provient peut-être du linteau intérieur de la porte trSésostris éloigne le mal du Seigneur 
du nome Thébain qui réside en Médamoud’i. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


115 


... les dieux de le voir, le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Khâ-kaou-râ. Il a fait parmi 
ses monuments [pour] son [pore] . . . 

... de son sein, son aimé, Sésostris aimé de Montou Seigneur du nome Thébain, Roi des 
Deux Pays, qui réside en Médamoud — (qu’il soit) doue de vie! 

2. — INSCRIPTIONS 

de sekhem-rà-khoui-taoui AMENEMHAT-SEBEKHOTEP. 

A. — PORCHE DÉCORÉ. 

Blocs provenant d’une porte en calcaire décorée sur la face extérieure (linteau : 
a; montants : b et c ), sur les parois latérales du couloir ( d et e), et sur la face inté- 
rieure (montants : /etg)W. 

a. — FACE EXTÉRIEURE. LINTEAU. 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. 09 à 0 m. 1 2. 

506. Inventaire 3856, bloc n° 79* 

1. — PARTIE CENTRALE. 

I. A gauche (horizont. — ), et à droite (horizont. — ) d’un disque ailé : 

l ^“l j 1 Celui d’Edfou, le Dieu Grand. 

II. _ Devant un roi assis face à gauche sous un pavillon de fête Sed : (vertic.—) 

~ (,) Sekhem-rà-khoui-taoui ( 2 ) Maître du culte 12 *. 

III. __ Au-dessus d’un faucon posé sur un perchoir en face du roi : (horizont.,—) 

Celui d’Edfou. 

IV. _ Devant un roi assis face à droite sous un pavillon de fête Sed : (vertic. — ) 

( 1 ) Sekhem-rà-khoui-taoui ( 2 ) Maître du culte. 

m Pour b, cf. Médamoud, 1 . 927 , inscriptions n“ 444 et 445; pour c : 446; pour d : 438, 44 7 et 44 9 ; 
pour e : 448, 45o et 45i; pour/: 43 9 -44 2 ; pour g : 438 et 443 et, ci-dessous, nom 

O Sur un fragment de linteau du même type (Musée du Ca.re, J. 4o484. Amenemhat I . Lichl) 
du roi est également écrit eu hiéroglyphes rétrogrades. 

1 5 • 


I0B 





116 . F ‘ BISS0N DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

r J„tZ A ) U " ,eSS “ S d U " a " imai tJ ' Ph °" ie ” P ° S ' SUr “ ^van t le roi : (ho- 

"■"J© L Ombite (1) . 


2. PABTIE GAUCHE (PBOLONGEMENT DU MONTANT GAUCHE). 

VI. - Entre deux tiges dentelées, à droite des tableaux : (vertic. _.) 

I»“>” des [reté, ”] “7 ™ “ Pr ° SPérilé (l >r0,e "™ 1 ) d * et j'établis I» tes anna- 


VII. Tableau supérieur. Devant un faucon posé sur un perchoir : (vertic. -) 

I if (•) Pour Amenemhat-Sebekhotep, (a) il donne U ,i e W. 


VIII. Au-dessus du faucon : (vertic. (?) ^_) 




(1) Sur un fragment de linteau du même type ( Musée d„ I„, P 
ce nom est ainsi orthographié • («_) ■+> i , Vr6 ’ 112 7- “enophis I er . Kom Ombo) 

linteaux (du mAme tvpe le cél aV*' x Tu 7 Z ^ "" ““ fr *S m “' d '“ d « *“ 

(cf. Winlock, A resloratim of the relieffaf t he ” 1 °^ pro ' ,enanl àa iem pl e funéraire d'Amenophis I" 

mschen Necropolis im Neuen Reich , I. Der Grablempel Am ZUr Gesc1llchte und Topographie der theba- 

J. pour ± Cf. faSffinH* pi- m, 3). 

Soleb, XVIII- dynastie). w ^ ** ^ * 1 — * — ~ 1 1 • • • ( L ®*™, Denhm., III, 8 7 b - 

d'aSi *4^*? * a-? “I f ^ ^ ••• (K,rn>i - 

(-—) tableau — Ramsès IVl Dp« ’ P fond. (nord), partie droite (est), i« (î) registre a* 

Egypi. Archmol., IV ( 1917 ), p J. IV- fragments ^1^ TT'vtt ^ " *— « smn-n-(l) (Journal of 

temple de Ptah de Karnak = Legrain’ Annales du & W ï V ’ Py ÔDe de Karnak; P orte de Chabaka au 
" ^ * '"D variantes daJla ^ P- 58, 

d : K arnak; porte de Cbabaka au tempie de ptah de c m u [*z^7 orte d ; rr e 

d Ahmasis à Karnak - cf. Médamoud, )W D nt vi— (P d " Da ° S de Ia cha P eIle 

(»9»7),pi- IV). . 9 ?’ p - 9» note 2);_J n| (Journal of Egypi. Archœol., IV 

2 C “ P “ r,er “ 1 1* «* nombreuses fêtes] Sed. 

^ es mo s n—nont pas été compris dans la décoration de ce tableau Cf n LT \ c 

Sur les fragments des linteaux d’Amenophis I- (Musée du Louvre V o f' ’ 

■V (.0.7), p. ,3 et p,. iv- s „„™„ 8 , L beltL pl „ 1 'f 

f ?*’>’* * Karnak , d, uom d. cet o«a’„ fl „J. T? ‘ ~ h 

i,m ‘- Sr " uh '- “• f- 2 3 '« (*W = VIM -Horus de œ*ikfnp*. "*** 




IX. Tableau inférieur. Devant le dieu Amon debout face à droite, et offrant 
fj : (vertic. — ) 

J w (~o f ^ y | Af (1) Pour Sekhem-râ-khoui-taoui , (2) il donne la vie. 

X. — Derrière Amon, au-dessus d’un naos § : (— ) 

f _1 Toute stabilité et prospérité (1) . 

Au-dessus d Amon, et derrière lui : (1, horizont., 2, vertic. 

I 1 / — t — J î 1 “ (0 Amon-Râ Seigneur (2) des Trônes des Deux Pays. 

3 . PARTIE DROITE (PROLONGEMENT DU MONTANT DROIT). 

XII. — Entre deux tiges dentelées, à gauche des tableaux : (vertic. — ) 

Formule : «Je t’ai donné toute vie et prospérité (provenant) de (moi)( 2 >, et j 'établis M tes anna- 
les w par des [fêtes] Sed ( 5 ) . . . 

XIII. — Tableau supérieur. Devant un héron posé sur un perchoir : (vertic. — ) 

I \ ^ p — a ^ * I A*^ 1 (1) Pour Amenemhat— Sebekbotep, (2)1! donne la vië^, 

XIV. Au-dessus du héron : (vertic. » — *) 

[ i Celui de Djebàt (7) . 

XV. — Tableau médian. Devant le dieu Montou hiéracocéphale debout face à 
gauche et offrant fj : (vertic. — ) 

I ' ‘ (°t — ~) | î Af (1) Pour Sekbem-râ-khoui-taoui, (2) il donne la 

XVI. — Devant ( 1 . 1) et derrière ( 1 . 2) Montou : (vertic. — ) 

îs>r-f - 


vie 


( 6 ) 


(1) Montou, Seigneur du nome thébain (2) qui réside en Médamoud (»>. 

{1) Cf. p. 106, note. 5. 

Cf. p. 116, note 2. 

(3) Cf. p. 116, note 3 . 

(4) Cf. p. 1 16 , note k. 

(B) Cf. p. 116. note 5 . 

(6) Les mots P J— n’ont pas été compris dans la décoration de ce tableau. Cf. p. 106 note 5 

<’) Linteau du temple funéraire d'Amenophis I” : J )- O (Journal of Egypi. ArchæoL, IV (tg.y), p. 12 

et pi. IV = Spiegelberg, Zwei Retirage , pl. IV, 7). v y J r 

< 8 > Sur un des linteaux du temple funéraire d’Amenophis I", le dieu du tableau médian (,• J, montant 


118 


XVII. 


XVIII. 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

Tableau inférieur. Nom de la divinité : (horizont. 

? ? ? V ' 


( 1 ) 


A droite : (vertic. — * ) 

ifTj^I [Toute] force < 2 >. 

face extérieure, montant gauche ft) . 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. o 9 à o m. ,e. 

507. Inventaire 3852, bloc n° 76. 

I. A droite du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. «— ) 

t^il fêtes Sed . . .W 

tic'Ly DeVant UD dieU hiéracocé P ha,e de bout face à droite, et offrant fl : ( ver - 

1 {5) • • ‘ * [Mi Pour Amenfemhat-Sebekhotep , ] (2) [il] donne la vie' 6 '. 

III. — Au-dessus du dieu, son nom : (^) 

Horus. 

508. Inventaire 6976, bloc n° 109. 

I. — A droite du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. <—) 

^ [i ^] | Horus, en tant que Roi de la Haute et de la Basse-Égypte 

(v^^ Un à têtC humaine ( ? ) debout face à droite, et offrant Jj 

' 0 1 — t ^ ^ 1 M (*) Pour Amenemhat-Sebekhotep, (2) il donne la vie 

droit) semble également être Montou; il ne reste que le début du nom • mm W U 1 r r 

r Î T a ’i 19 V 7) ’ P ‘ 13 d PL IV = SplEG “«» Zwei Beitràge, pl. II ’ 9 ) " ' ’ ' ° f SVPL 

Le dieu du tableau inférieur ( 3 S | montant droit 11 / , ,. ! ’ , 

«phis I" es. 4. - © (/Li ofEgHf,. AM !v I"""”' iW 

Beitràge, pl. III, 4). ■ *’ V ’ ' 9*7)’ P- 1 2 et pl. IV = Spieuelbehg, Zwei 

commencement de la formule manque. Cf. p. 106 , note 5 . 

1 ! p f gaUche de l axe lon B itudin al, en regardant vers le fond du temple 
U. inscriptions n” 48a , I, et 5n, I. 

Les mots sont détruits. Cf. p. 106 , note 5. ÿ 1 

m Cf. inscriptions n°” 4a5, I ( Médamoud , i 9 a 7 ) e t 5og, 1. 


( 7 ) 


vie W 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


119 


C. — FACE EXTÉRIEURE. MONTANT DROIT. 

r 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Ecriture om. 09 à o m. 12. 

509 . Inventaire 3855 , bloc n° 43 . 

I. — A gauche du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. •— ) 

. . . J| 1^1 | en tant que Roi de la Haute et de la Basse-Égypte . . . (1 * 

II. — Tableau supérieur. Devant un dieu debout face à gauche dont il ne reste 
que les jambes : (vertic. •— <•) 


[Pour Amenemhat-] Sebekhotep' 2 '. 


III. — Tableau inférieur. A droite : (vertic. — <■) 

(l'Pj'*»'] [Toute] force (3) . 


510. Inventaire 3442, bloc n° 44. 

I. — A gauche du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. — <•) 

...a'ynrtiii- ••• tous les [vivants], vivant . . . 


II. — Devant un dieu à tête humaine debout face à gauche, et offrant : (ver- 
tic. — <-) 

j , — \ Ç I ** V — f || ... ? ^ ( i ) Pour Amenemhat-[Sebekhotep,] (2 ) il donne la vie. 

III. — Derrière ce dieu, au-dessus d’un naos Q : (vertic. — <•) 

. ... ^ Toute [force] l5) . 


IV. — Au-dessus du dieu, son nom : (horizont. — ») 

W Cf. inscription n° 5o8, I. 

La fin de la formule se trouve sur ïe bloc n° y5, inscription n° 5n, IV. Cf. p. 106 , note 5. 
* (3) Le reste de la formule est détruit. Cf. p. 106 , note 5. 

(4) Cf. inscription u° 48 1 , I. 

(5) Cf. p. 106 , note 5. 


120 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


511 . Inventaire 385 1 , bloc n° 7 5 . 

I. — A gauche du bloc, entre deux tiges dentelées : (vertic. — *) 

* . . fêles [Sed] très nombreuses, à toi qui te lèves sur le trône . . . W 


H- — Tableau supérieur. Devant un dieu debout face à gauche, et offrant fl : 
(vertic. — ) 

j (“of ~~ î Af (1) Pour Sekhem-râ-khoui-taoui, (2) ii donne ia vie. 

III. — Derrière ce dieu, au-dessus d’un naos Q : (vertic. — ») 

. . . H Toute [ force ]^ 2) . 

IV. — Tableau inférieur. Derrière un dieu à tête humaine offrant fl : (vertic. — *) 

Toute force (3) . 

V. — Au-dessus de ce dieu, son nom : (horizont. — ») 

sic 

Geiui qui est à Éléphantine ( 4 k 


d. — COULOIR. PAROI LATÉRALE GAUCHE w . 

Hiéroglyphes en relief. Écriture 0 m. 10 à 0 m. 19. 

512 . Inventaire 3973, bloc n° 106. 

I. — Derrière un roi debout face à droite : (vertic. 

. ... tous ies vivants . . . 

II. — Devant le roi : (vertic. «— ) 

. [Faire hommage] du vase (7) 


Gf. inscription n° 444 , I ( Médamoud , 1927). 

(2) Gf. p. 106, note 5. 

Le début de la formule se trouve sur le bloc n° 43 , inscription n° 509 , II. Gf. p. 106, note 5. 

(4) Variantes sur les portes de Karnak : î :tj . y ^ (porte du temple de Ptah,. montant droit, 2 a 

(1) ta ^l eau )’ * ^ I f J 111 "1 î (p orte de Ghapelle d’Ahmasis, montant droit, 2 0 tableau). 

(5) A gauche de Taxe longitudinal, en regardant vers le fond du temple. 

La fin de cette inscription (mj R c dt) se trouve sur le bloc n° 1 5 , inscription n° 44 ^, VII ( Médamoud , 
1927 — lire « Registre supérieure au lieu de «r Registre inférieure). 

(7) Variantes : TîfctCH (Mariette, Fouilles exécutées en Égypte, II, texte, p. 76 — Abydos, 


121 


FOUILLES DE MÉDAMOUD ( 1928 ). 
513 . Inventaire 3975, bloc n° 108b 1 . 


I. — Au-dessus d’un roi (détruit) tourné vers la droite : (vertic. <— ) 

n î = ~ ® - ; i ^ i à m 


(1) Le Dieu Bon, le Seigneur des Deux Pays, le Maître du cuite, (2) le Roi de la Haute et de 
la Basse-Egypte Sekhem-râ-khoui-taoui, ( 3 ) le Fils du Soleil Amenemhal-Sebekhotep ( 4 ) — (qu i! 
soit) doué de vie comme le soleil éternellement! 


^ U UC 00 U 0 UU LllCU 1YJLU11LUU LUUIUtî V Id 


^autiic . ^ vui nu, 


111 t 




'.W 


(1) [Formule : «Je]f[ai donné] toute bonne choses. (2) [Formule : «■ JeJ t’ [ ai donné] toute 
vie et prospérité et toute forcer. ( 3 ) [Formule : «Je]t’[ai donné] toute joien. 


e. — COULOIR. PAROI LATÉRALE DROITE. 

Hiéroglyphes en relief. Écriture 0 m. 11. 

514. Inventaire 2 843, bloc n° 1 7 ( 2 ). 

Derrière un dieu debout face à droite : (vertic. «— .) 

• . • \ f ~ | ... très nombreuses, à toi qui vis (3) . 

515. Inventaire 2844, bloc n° 18. 

1 - — Registre supérieur. Derrière un roi debout face à gauche : (vertic. — ►) 

■ ■ ‘ M f 0 2 • • • [ tous les vivants] comme le soleil. 

H. — Registre inférieur. Au-dessus d’un roi tourné vers la gauche : (vertic. — ►) 

. ••• i Àf ï jD ••• ( 1 ) (qu’il soit) doué de vie (2) éternellement! 

temple de Séti I er , LXXXIX) ; . . . T-LttdJï- . (Daressy, Litanies d y Amon du temple de Louxor, 

dans Rec. de trav., XXXII (1910), p. 62); (Lepsius, Denkm ., III, 67 a — Koummeh, 

XVIII e dynastie). 

(1) Ce bloc est resté en place dans les fondations du temple; sur une face qui n’est pas encore dégagée se 
trouve une partie de l’inscription du montant droit de la face intérieure (g). 

Sur ce bloc se trouve également une partie de l’inscription n° 442 (Médamoud , 1927). 

Ces mots terminent la formule dont une partie se trouve sur le fragment inventaire 2926, inscription 
n° 45 1 ( Médamoud , 1927). 

Fouilles de V Institut, t. VI, 1. 16 


122 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 

Derrière le roi, au-dessus dun nom de kü .* (1-2 , horizon t. , 3, vertic. 

( 1 ) Le Ka Royal ( 2 ) vivant qui est à la tête du Per-douat. (3) L’HorusW. . . 


516 . Inventaire 3833, bloc n° 72^. 

I- — Derrière un dieu debout face à droite : (vertic. — 

? ? 



... Il donne la vie et la prospérité pour ton nez , 6 Dieu Bon ! . . . . 

II. — Entre le dieu et un roi lui faisant face : (vertic. — )( 1 2 3 4 * 6 7 8 ) 

[Adorer dieu] quatre [fois] (afin qu )il soit doué de vie, de stabilité et de prospérité comme 
le soleil . . . 


/. — FACE INTÉRIEURE w . MONTANT GAUCHE ,6) . 

Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture 0 m. 22. 

517 . Inventaire 3833 , bloc n° 7 2 W. 

Partie centrale de deux colonnes de texte : (vertic. <— *) 

( 1 ) . . l’Horus d'Or Ankh-[neterou] < 9 >. . . ( 2 ) . . . nome Thébain, le Taureau . 


(1) Ce nom de ha se trouve sur le bloc n° 32 , inscription n° 448 ( Médamoud , 1527). 

(2) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 617. 

(3 > Le groupe nu et les mots [“] * ©] qui le précédaient sont écrits de gauche à droite (— ). 

(4) Cf. inscription n° 43 1, IV ( Médamoud , îgsj). 

(6} Rien pour le montant droit de la face intérieure (g); cf. p. 1 15 , note 1. 

(6) A gauche de Taxe longitudinal, en regardant vers d’entrée du temple. 

(7) Sur ce bloc se trouve également l’inscription n° 5 16. 

(8) ... tj, la fin d’un des noms d’Amenemhat-Sebekholep encore inconnu, probablement de son nom de 
Nbtj — le signe vertical ne semble pas être 1; c’est peut-être ^ ou f . 

<9) Pour c nh ntrw, cf. F. Bisson de la Roqde et J. J. Clère, Médamoud, îga 7, p. 117; et R. Weill, Les 
successeurs de la XII' dynastie d Médamoud, dans la Revue de l’Égyple Ancienne, t. II, p. i5a et seq. 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


123 


B. — MONUMENTS DIVERS. 

518 . Inventaire 2 83 i, bloc n° 4 . — Partie inférieure d’un montant droit de porte 
en calcaire. Hiéroglyphes en relief dans le creux. Ecriture 0 m. 20 pour I, et 0 m. 
07 pour II. 

I. — Fin d'une colonne de texte : (vertic. •— ) 

. aimé de Médamoud (?). 

II. — Devant un roi (martelé) debout face à gauche : (vertic. •— ) 

| -=» ^ Frapper les morceaux découpés b). 


519 . Inventaire 343q, blocs n os 45 et 54. — Linteau en calcaire. Hiéroglyphes 
en relief dans le creux. Ecriture o m. 10 à o m. 12. 

I. — A gauche (horizont. — ► ), et à droite (horizont. <— ) d’un disque ailé : 

ünm Celui d’Edfou, le Dieu Grand au plumage bigarré. 


II. — Sous le disque ailé, inscription en lignes verticales ainsi disposées 


ri û f§.' 

ri«S3E.=Hi] !V(Sæ] rt-sjiijîHi* 


( 1 ) Le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Sekhem-râ-khoui-taoui ( 2 , 2 ') aimé de Ouadjit de 
Pe et de Dep, [la Régente] des Deux Pays, (3,3') le Fils du Soleil Amenemhat-Sebekhotep (4, 4') 
[aimé de] Nekhabit la Blanche [de Hiérakonpolis], la Maîtresse du ciel. 


III. — Entre les lignes 1 et 2 , et 1 et 2' de l’inscription précédente se trouve une 
uræus ^ placée au-dessus de la plante du Nord [; entre les lignes 3 et 4, et 3' et 4', 
un vautour placé au-dessus de la plante du Sud T. Chaque plante est encadrée 
par : (vertic. <— pour 1-2 et 3 / -4 / ; — >- pour 1-2' et 3-4) 

^ Elle donne la vie et la prospérité. 


16. 


(1) Cf. inscription n“ 48 g , I. 


124 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


3- — INSCRIPTIONS DE SEKHEM-RÂ-SOUADJ-TAOUI SEBEKHOTEP. 

520. — Inventaibe 2832, bloc n° 5 O. — Partie inférieure d’un montant gauche 
de porte en calcaire* 1 2 ). Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 16 . Le cartouche est 
usurpé (hiéroglyphes en relief dans le creux, excepté o). 

Partie inférieure d’une colonne de texte : (vertic. ) 

• * . Sekhem-ra-souadj-taoui aime de Moutou Seigneur du nome Thébain, le Taureau q ui réside 
en Médamoud. 



521. Inventaibe 2898, bloc n° 27. — Partie inférieure d’un montant gauche de 
porte en calcaire. Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 16 . Les signes qui précèdent 
N-sw-bit, et le cartouche sont surchargés. (hiéroglyphes en relief dans le creux, y 
compris o). 

Partie inférieure d’une colonne de texte : (vertic. — ) 

. . . Kha-em-sekhem-ef le Roi de ia Haute et de la Basse-Egypte Sekhem-râ-souadj-laoui 
aimé de Montou Seigneur du nome Thébain, le Taureau qui réside en Médamoud. 




J 


522. Inventaibe 3834, bloc n° 37 ; et 345o, blocn° 42. — Montant droit déporté 
en calcaire. Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 16 . Le nom d’Horus et le cartou- 
che sont usurpés (hiéroglyphes en relief dans le creux). 


Colonne de texte surmontée de « — < : (vertic. — ^) 


1? 


L Horus Khoui-taoui, le Fils du Soleil Sebekhotep aimé de Montou Seigneur du nome Thébain, 
le Taureau qui réside en Médamoud. 


(1) Le début de cette inscription a déjà été publié sous le n° 454 ( Médamoud , *327). 

* Voir p. 77 b, fig. 84 , une reconstitution d’une des portes décorées en bas-relief usurpées par Sekhem- 
râ-souadj-taoui Sebekhotep. 

(5) H * m shn-f, nom de Nblj de Sekhem-râ-souadj-taoui Sebekhotep, le seul des noms de ce roi qui n’était 
pas encore connu. 


125 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


523. Inventaibe 3443, bloc n° 38. — Partie inférieure d’un montant droit de 
porte en calcaire. Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 16 . Le cartouche est usurpé 
(hiéroglyphes en relief dans le creux, excepté o). 










... le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Sekhem-râ-souadj-taoui aimé de Montou Sei- 
gneur du nome Thébain, le Taureau qui réside en Médamoud. 


524. Inventaire 344g, blog n° 46. — Partie supérieure d’un montant droit de 
porte en calcaire. Le signe ^ est en relief; les autres, surchargés, sont en relief 
dans le creux (y compris « n). Ecriture o m. 16 . 


Début d une colonne de texte surmontée de 


(vertic. j 




■ T ii 1 • • • E’Horus d’Or Hetep-her-maât . . . 


525. Inventaibe 345o bis, bloc n° 4i* 2 ’. — Partie supérieure d’un montant gauche 
de porte en calcaire. Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 16 . Le nom d’Horus est 
usurpé (hiéroglyphes en relief dans le creux). 

Début d’ une colonne de texte surmontée de > — ■ : (vertic. — ) 

J . . . L’Horus Khoui- taoui ... , 



526. Inventaibe 3448, bloc n° 4o. — - Partie supérieure d’un montant droit de 
porte en calcaire. Hiéroglyphes en relief. Ecriture o m. 16 . Le nom d’Horus est usurpé 
(hiéroglyphes en relief dans le creux). 


Début d’ une colonne de texte : (vertic. — ) 

j f~ |f • • • [L’Horus] Khoui-taoui . . . 


527. Inventaire 3438, blog n° 5i. — Linteau en calcaire. Hiéroglyphes en relief. 
Ecriture o m. 17 . 

A gauche (horizont. ), et à droite (horizont. — ) d’un disque ailé . 

| Celui d’Edfou, le Dieu Grand. 

* ^ Pour bip hr 1 n, t, cf. F. Bisson de la Roque et J. J. Clere, Médamoud, 3^27, p. 87 et 119, et inscrip- 
tion n 455 ; et R. Weill, Les successeurs de la XII e dynastie à Médamoud, dans la Revue de l’Egypte ancienne, 
t. II, p. 170-171. 

( ^ Ce bloc provient du meme montant que le fragment inventaire 2772 trouvé en 1927 (inscription n° 
45 a). 


126 F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 

528. Inventaire 3453, bloc n° 3g. — Partie gauche d’un linteau en calcaire. Hié— 
roglyphes en relief. Ecriture o m. 1 8 5 . 

A gauche d’un disque ailé : (horizont. *— ) 

{ Celui d’Edfou, le Dieu Grand. 


529. Inventaire 3978 , bloc n° 111. — Partie droite d’un linteau en calcaire. 
Hiéroglyphes en relief. Écriture o m. 1 8 5 . 

A droite d’un disque ailé : (horizont. <— ) 

"*| J Celui d’Edfou, le Dieu Grand. 


530. Inventaire 284o, bloc n° i 4 (l ). — Montant gauche de porte en calcaire (2) . 
Hiéroglyphes en relief dans le creux. Écriture o m. 10 . Ocre jaune dans les signes. 
Les noms royaux sont usurpés. 


Colonne de texte surmontée de • — • : (vertic. ->— ) 


L’Horus Khoui-laoûi, l’Horus d’Or Hetep-her-maât, le Fils du Soleil Sebekhotep aimé de Montou 
Seigneur de Thèbes. 


531. Inventaire 344o, bloc n° 48. — Linteau en calcaire. Hiéroglyphes en relief 
dans le creux. Écriture o m. i4. Ocre jaune dans les signes. Les signes des cartou- 
ches, excepté o, sont surchargés. 

I. — A gauche (•—>■), et à droite («— ) d'un disque ailé : 

Celui d’Edfou. 

II. — Sous le disque ailé : (horizont.) 

Le Dieu Bon Sekhem-râ-souadj-taoui — (qu’il) vive éternellement! 

532. Inventaire 3q 23 ( fig. 92 , p. 93 . Cf. p. 9 ^). — Fragment de linteau en 
calcaire. Hiéroglyphes en relief dans le creux. Ecriture o m. i4. Les signes du car- 
touche, excepté o, sont surchargés. 

I. — A droite d’un disque ailé détruit : (— ) 

JH Celui d’Edfou. 


(1} Le début de cette inscription a déjà été publié sous le n° à 5 5 ( Médamoud , igsj). 

(2) Voir, p. 77 «j, %. 8 â, uue reconstitution d’une des portes décorées en relief dans le creux usurpées 
par Sekhem-râ-souadj-taoui Sebekhotep. 1 


127 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 

IL — En-dessous : (horizont. 

^ ^ ... Sekhem-râ-souadj-taoui — (qu’il soit) doué de vie! 

r 

533. — Quatre colonnes papyriformes en grès. Hiéroglyphes en creux. Ecriture 
0 m. 10 . Traces d’ocre jaune dans les signes. Les noms royaux sont usurpés. 



Le fût de chaque 
posée : 


colonne est orné d’un cadre contenant une inscription ainsi dis— 


4 

1 

2 

3 


3 

2 

1 

h 


5 



pour 1 et 3 ; 



5 



pour 2 et 4. 


1 . — Inventaire 3879, bloc n° 101. 





( 1 ) L’Horus Khoui-taoui, ( 2 ) le Dieu Bon Sekhem-râ-souadj-taoui, (3) le Fils du Soleil Sebek- 
hotep (ù) aimé de Montou Seigneur de Médamoud (5) — (qui! soit) doué de vie, de stabilité et 
de prospérité comme le soleil éternellement! 


3 . — Inventaire 3977, bloc n° 110. 





4. — Inventaire 3878, bloc n° 100. 

, sic 

( 1 ) L’Horus Khoui-taoui, ( 2 ) te Roi de ta Haute et de ta Basse-Égypte Sekhem-ra-souadj-taoui , 
(3) te Fils du Soleil Sebekhotep (A) aimé de Montou Seigneur de Thèbes (5) — (qu’il soi 1 ) doué 
de vie, de stabilité et de prospérité comme le soleil éternellement! 



4. — INSCRIPTIONS DE SEKHEM-RÂ-OU ADJ-KHÂOU SEREKEMSAF. 

534. Inventaire 383a, bloc n° 65 . — Fragment de pilier carré en calcaire. Hié- 
roglyphes en relief. Écriture o m. i 3 à o m. i4. 


128 


F. BISSON DE LA ROQUE ET J. J. CLÈRE. 


1. — PREMIÈRE FACE. 

I. — Sous un faucon volant vers la gauche : (vertic. — ►) 

i va- ni, =,!••• ai-.. 

(1) L'Horus Hetep-[neterou], (2) Je Dieu Bon, Je Seigneur des Deux Pays. . . ( 3 ) — (qu’il soit) 
doué. . . 

2. — SECONDE FACE. 

II. — Sous un vautour volant vers la droite : (vertic. <— ) 

iiittl- îlisi--- f AS--- 

(i) Le Maître des Deux Couronnes A[sha-kheperou] <•>, (2) Je Dieu Bon, le Seigneur. . . ( 3 ) 
— (qu’iJ soit) doué. . . 

III- — Au-dessus du vautour et derrière lui : (horizont., puis vertic. (?) 

... - [ ... 1^1 ... [la Blanche] de Hiérakonpolis . . . prospérité. 

IV. — Devant le vautour : (vertic. — — ) 

3 ° > A wrt vi\ ÿ™: * - 

• • • 1 HmI 


(2) 


3. — TROISIÈME FACE. 

V. — Au-dessus d’un faucon volant vers la droite : (horizont. <— ) 

. . [Je Dieu] Grand, au plumage bigarré, [le Maître] du ciel. U [donne] la vie et Ja prospérité. 

VI. — Sous le faucon : (vertic. <— ») 

• • • î 1S~I • • • î AU • • • 

... (i) Je Dieu Bon, le Seigneur ... (2) — (qu’il soit) doué ... et de prospérité . . . 


535. Inventaire 383 1 , bloc n° 66 . — Fragment de pilier carré en calcaire. Hié- 
roglyphes en relief. Ecriture 0 m. 1 3 à 0 m. 1 k. 

1. — PREMIÈRE FACE. 

Derrière un roi debout face à gauche : (vertic. •— ) 

. . . ï- ^ ... de toute [vie] . . . 

(1) ^ j (Gauthier, Livre des rois, II, p. 72). 

(2) Ptah-Tenen? 


FOUILLES DE MÉDAMOUD (1928). 


129 


2. — SECONDE FACE. 


Derrière un roi debout face à droite : (vertic. ) 



de toute vie [est derrière] lui. 


3. — TROISIÈME FACE. 


Derrière un roi debout face à droite : (vertic. — • ) 



vie est derrière lui. 


536. Inventaire. 3828, bloc n° 61 . — Architrave en grésil Hiéroglyphes en relief 

F 

dans le creux. Ecriture 0 m. 20 . Traces de bleu clair dans les signes : (horizont. «— •) 

Ÿ 

Le Roi de la Haute et de la Basse-Égypte Sekhem-rà-ouadj-khâou, aimé de Montou Seigneur de 
Médamoud — (qu’il soit) doué de vie! 




(,) Cf. bloc n° 1 , inscription n° 465 ( Médamoud , 1 qd y ). 


Fouilles de V Institut , t. VI, l. 


i 7 


II. — TABLE DE CONCORDANCE 

DES NUMÉROS D’INVENTAIRE, DE RLOCS ET D’INSCRIPTIONS (1) . 

N. B. — Les numéros d’inscriptions placés entre parenthèses renvoient au Rapport sur les fouilles de Médamoud de 1937. 


Inventaire. Bloc. Inscription. 

2831 4 * 5 1 8 

2832 5 (454) = 620 

2840 i4 (455)==53o 

2843 17 (442) et 5i 4 

2844 18 5 1 5 

2898 27 621 

3438 5i 627 

3438 bis 62 49 4 

3439 45 et 5 4 619 

3440 48 53 1 

3442 44 5io 

3443 38 523 

3447 53 5o4 

3448 4o 526 

3449 46 5 S 4 

3450 42 522 

3450 bis. 4 i 525 

3453 3 9 528 

3825 2 63 492 et 5 o 2 

3826 64 . 4g6 et 499 

3827.. .; 62 4 9 5 

3828 61 536 

3829 77 488 

3830 . . . . 69 bis 497 et 5oo 

3831 66 535 

3832.< 65 534 


M Voir également, ci-dessus, p. 101 à îoh. 


Inventaire. 

Bloc. 

Inscription. 

3833 


5 1 6 et 517 

3834 


522 

3835 

i u 

482 et ( 487 

3836 

7 1 

48i et 486 

3838 

6 9 

485 

3839 

7 3 

484 

3843 


498 et 5oi 

3844 

81 

493 et 5o3 

3850 

7° 

490 et 491 

3851 

7 5 

5i 1 

3852 

7 6 

507 

3854 

79 

5o6 

3855 

43 

5°9 

3859 

7 8 

483 

3876 

9.8 

48 9 

3877 

99 

533,2 

3878 


533,4 

3879 


533,i 

3923 


532 

3968 


5o5 

3973 


5 1 2 

3975 


5i3 

3976 

1 °9 

5o8 

3977 


533,3 

3978 


529 


TABLE DES MATIÈRES. 


Pages. 

Avant-Propos t 

PREMIÈRE PARTIE. 

Déblaiement de murs d’enceintes sacrées. 

1 . « — Le mur Est de l’enceinte sacrée ptolémaïque . 7 

2. — Le mur d’une enceinte sacrée antérieure à l’époque ptolémaïque 10 

3. — Un mur non déterminé dans l’angle intérieur sud-est de la rencontre des murs d’en- 

ceintes sacrées successives 

4. — Essai de délimitations des temples et des enceintes successifs . , 16 

5. — Traces d’habitations copto-byzantines en bordure des murs d’enceintes et dans une por- 

tion au sud du temple *8 

6 . — Les principaux objets trouvés hors du temple 26 

DEUXIÈME PARTIE. 

Les blocs du Moyen Empire sortis des fondations du temple. 

Généralités ■ 33 

1. — Blocs d’Usirtasen III . 3 g 

Porte à assises 3 g 

Porche de fête sed 45 

Fragments d’une table de culte 56 

2 . — Blocs d’Amenemhat Sebekhotep 58 

Porche de fête sed * 58 

Linteau d’une porte 68 

3. — Un pilier élevé par un roi du Moyen Empire non déterminé 72 

4. Une salle a colonnes papyriformes en grès de Sekhemré Ouadjkhaou Sebekemsaf 77 

5. — Portes usurpées par Sekhemré Souadjtaoui Sebekhotep 83 

Une porte simple 85 

Une porte à tores 86 

Autres portes à tores 89 

6 . — Bases de colonnes en calcaire d’une salle hypostyle 94 

7. — Blocs divers non classés 98 

Table de concordance pour les blocs du Moyen Empire, 


101 


132 


BISSON DE LA ROQUE ET J. J. GLÈRE. 


TROISIÈME PARTIE. 

Les inscriptions du Moyen Empire. 

I. — Recueil d’inscriptions : 

Pages. 

1 . Inscriptions de Khâ-kaou-râ Sésostris III io 5 

A. — Porche décoré io5 

B. — Porte ff Sésostris éloigne le mal du Seigneur du nome Thébain qui réside en 

Médamoud?? 114 

C. — Monuments divers 1 1 4 

2. Inscriptions de Sekhem-râ-khoui-taoui Àmenemhat-Sebekhotep n 5 

A. — Porche décoré 1 4 5 

B. — Monuments divers 12 3 

3 . Inscriptions de Sekhem-râ-souadj-taoui Sebekhotep ia4 

4 . Inscriptions de Sekhem-râ-ouadj-khâou Sebekemsaf 127 

II. — Table de concordance des numéros d'inventaire, de blocs et d’inscriptions i3o 


PLANCHES HORS TEXTE. 


I. — Une portion des enceintes successives- — Région sud-est. 

II. — Les emplacements de la plate-forme de fondations du temple du Moyen Empire et de celui 

du Nouvel Empire, dans le temple ptolémaïque et romain. 

III. — Fouilles dans une partie des fondations du temple. 

IV. — Usirtasen III — bloc n° 71 partie , 

bloc 74 partie . 

V. — Amenemhat Sebkkotep — bloc n° 1 8 partie . 

Un roi du Moyen Empire non déterminé — bloc n° 66 partie . 

VI. ' — Partie Est de l’avant-temple. 


Fouilles de l’Institut français du Caire, t. VI. — Médamoud (1928). Pl. I. 





Une portion des enceintes successives. — Région sud-est. 


Fouilles de l’Institut français du Caire, t. VI. — Médamoud (1928). 


Pl. IL 



Moyen Empire 
Nouvel Empire 
Ptolpmai’que 



Les emplacements de la plate-forme de fondations du temple du Moyen Empire et de celui 
du Nouvel Empire, dans le temple ptolémaïque et romain. 




1 



Fouilles de l’Institut français du Caire, t. VI. — Médamoud (1928). Pl. III. 



Légende : Les chiffres romains indiquent îes divisions du temple plolémaïque.^Les autres chiffres indiquent les numéros des blocs du Moyen Empire trouvés. 
Ceux qui sont soulignés indiquent l’assise médiane et ceux qui le^ont deux fois, l’assise supérieure des fondations. 


« 



Fouilles de l'Institut français du Caire, t. VI. — Médamoud (1928). 






t- ^ 

-î 


« 


1. — Usirtasen III 
partie du bloc n» 71 (voir fig. 42). 



2. — Usirtasen III 
partie du bloc n° 74 (voir fig. 40). 


IMF. CAT V.A rrtHES.PARl* 




i. — Amenemhat Sebekhotep (?) 
partie du bloc n® 18 (voir fig. 57). 


2. — Un roi du Moyen Empire non déterminé 
partie du bloc no 66 (voir fig. 70). 


«P. CATALA frères, ram*. 


I 


Fouilles de l’Institut français du Caire, t. VI. — Médamoud (1928), 


Pl. VI, 





J.J.CLtRE 


COUPE 


HAUTEUR SUBSISTANTE; DE BLOCS EN PARTIE DÉTRUITS: c+0,753 


Partie Est de T avant-temple 

(plan établi par M. Clère. ) 


RECONSTITUTIONS: 

LIGNES DE POSE TRACÉES 
SUR LE DALLACE-. 

TROUS DANS 
LE DALLACE: 


PARTIES CACHÉES PAR LÉS 
MURS OU PAR LA COUCHE 
SUPÉRIEURE DU DALLACE s 

LIGNES DE POSE: 

DALLÉS: 

trous: na 


L 



EN VENTE : 


AU CAIRE : chez les principâux libraires et a PInstitut français d'Archbologie orientale, 
37, Shareh El-Mounirah. , 

A ALEXANDRIE : à la Librairie J. Hazapt, ancienne librairie L. Schuler^ rue* Chérif- 
Pacha , n° 6. 

A PARIS : à la Librairie orientaliste Paul Geuthner, i3, rue Jacob; 

chez Fontemoing et 6 le , E. de Bogcard; successeur, 1, rue de Médicis. 

A LEIPZIG : chez Otto Harrassowitz,